<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759</id><updated>2012-01-28T22:49:51.706+01:00</updated><title type='text'>Bertrand REVILLION,</title><subtitle type='html'>Blog d'un diacre journaliste</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>71</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4150621738857601592</id><published>2012-01-28T22:47:00.001+01:00</published><updated>2012-01-28T22:49:51.710+01:00</updated><title type='text'>Méditation sur l'Evangile du 29 janvier 2012</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"Va vers toi-même&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions peut-être, Frères et Sœurs, braquer notre caméra ce matin sur cet homme étrange que Jésus rencontre à la Synagogue de Capharnaüm. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet homme nous est décrit comme ayant « l’esprit tourmenté par un esprit mauvais ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, c’est littéralement ce qu’on appelle couramment  un « possédé », c’est-à-dire quelqu’un qui n’est plus en possession de lui-même, qui ne s’appartient plus… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un qui est le jouet de forces obscures qui tirent, comme pour une marionnette, les ficelles depuis la coulisse de l’inconscient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un jeu très instructif, lorsque nous lisons un passage d’Evangile, que de prendre un instant de recul et de nous demander à quel personnage, spontanément, nous nous sommes identifié, quelle place nous pourrions tenir dans la scène…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons honnête : évidemment, notre premier réflexe a été de penser que ce marginal, ce « malade », voir ce « fou » ne nous ressemble pas ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh, bien, vous me permettrez de croire que ce n’est pas si sûr ! Que peut-être cet homme nous ressemble plus que nous le pensons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, nous n’allons pas nous mettre à hurler dans cette église, comme cet homme le fait dans la synagogue  de Capharnaüm ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sommes-nous certains que « ça ne crie » pas un peu, voir beaucoup, dans  l’ « église intérieure » de notre cœur, dans ce « temple » profondément enfoui qu’est notre âme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’y a-t-il pas souvent du tourment au fond de notre cœur, écartelé que nous sommes par les soucis matériels, professionnels, familiaux, conjugaux, les désirs contradictoires, les inquiétudes, les ambitions, les rêves, les projets, les déceptions inhérentes à toute vie humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes peut-être un peu à notre manière des « possédés », c’est-à- dire que nous sommes « pris », « préoccupés », « détournés » de nous même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’expression : « nous sommes des possédés »,  nous pouvons l’écrire en un ou deux  mots ! &lt;br /&gt;Nous sommes- en deux mots - des (plus loin) possédés, parce que nous sommes- en un seul mot -  dépossédés de nous-même. Jeté si souvent à la rue de l’auberge de notre âme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre société dite « moderne » nous avons, jour et nuit, à notre disposition tant de moyens sur-puissants pour nous « zapper » nous-même, fuir le secret dialogue avec nous-même. &lt;br /&gt;Tant d’écrans, d’oreillettes, d’images et des sons pour faire taire nos inquiétudes, nos questions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe Pascal évoquait les dangers du « divertissement ». Non pas les loisirs auxquels nous avons bien le droit de nous adonner,  mais cette tentation qui mène à se détourner de soi (le sens étymologique du mot divertissement est « changer de route ». Ne sommes nous pas souvent poussés à fuir les grandes questions de sens : &lt;br /&gt;« Où va ma vie ? » « Qu’en ai-je fait ? » &lt;br /&gt;« Que son devenus mes grands rêves de jeunesse ? » « Me font-ils toujours vivre ou bien y ai-je renoncé pour me contenter d’une vie de petit bourgeois bien rangé ? »&lt;br /&gt;« Suis-je toujours habité de sainte colère ? » « Du désir de me battre pour un monde plus juste, plus solidaire ? »&lt;br /&gt;« Y a-t-il un peu de cohérence entre ma foi et mes actes ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « possédé » de notre évangile va mal parce qu’il y a trop de bruit en lui, trop de cacophonie, trop de tiraillements, trop de tourments. &lt;br /&gt;Peut être aussi trop de « rêves » oubliés auquel il a renoncé…&lt;br /&gt;Au milieu de tout ce « bazar intérieur », il n’y a plus de place pour soi, pour cet être à construire, pour cette personne en devenir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Jésus lui crie « Silence » à tourments intérieurs du « possédé », il emploie le même mot qu’il utilisera quelques semaines plus tard pour intimer l’ordre à la tempête de s’apaiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez-vous, frères et sœurs, je crois qu’il y a peut-être là un message important pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous voulons que notre vie spirituelle se porte mieux, qu’elle soit plus féconde, il faut sans doute que nous laissions le Christ l’apaiser, que nous laissions Jésus crier « silence » à toutes nos « tempêtes intérieures ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre cœur est tellement rempli de tant de contradictions et de tiraillements qu’il n’y a souvent plus de place pour l’Esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mon cœur est sans repos avant qu’il ne te trouve mon Dieu » dit un verset de psaume…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu se sent tellement à l’étroit en notre âme où nous ne lui laissons, la plupart du temps, qu’un strapontin ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus libère le possédé de sa possession en le rendant à lui-même, en lui permettant de reprendre possession de lui-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, en le rendant ainsi à lui-même, il lui permet d’accueillir en lui Dieu le Père. &lt;br /&gt;Autrement dit, en libérant l’homme possédé, Jésus libère en lui de la place pour l’amour de Dieu ! En le « dépossédant », il lui donne soudain accès à la richesse de l’amour de Dieu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très symboliquement Jésus libère cet homme le jour du Sabbat, jour par excellence où l’on fait mémoire de la libération de l’esclavage du peuple hébreu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bibliste et psychanalyste Marie Balmary offre une traduction pénétrante de la fameuse injonction faite par Dieu à Abraham : « Va quitte ton pays, va vers le pays que je t’indiquerai ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle traduit par « Va, vers toi-même ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, l’une des urgences de notre vie spirituelle est de retrouver le chemin vers nous-même, de retrouver la boussole qui nous mènera sur les chemins de l’aventure intérieure…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grandir dans la vie spirituelle, c’est laisser le Christ nous libérer de nos esclavages intérieurs, de tout ce qui nous diverti, nous détourne du lent travail de naissance que nous avons toutes et tous à mener pour devenir nous-même, et ainsi devenir fille et fils de Dieu... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie spirituelle est un patient travail de désencombrement intérieur pour atteindre celui, nous dit Moïse dans notre première lecture, qui se trouve « au milieu de nous » ; au milieu de notre assemblée, au milieu du monde, certes, mais aussi au beau milieu de notre être, au plus profond de nous-même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce qui doit impérativement être sauvé, dit Francine Carrillo, théologienne et pasteur protestantes à Genève, c’est l’ouverture au-dedans, c’est la capacité de nous intérioriser, de travailler à ce que la tradition mystique appelle le cœur profond ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que saint Bernard rappelait déjà il y a plus de 900 ans : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu ne parle pas à ceux qui se tiennent à l’extérieur d’eux-mêmes ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4150621738857601592?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4150621738857601592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4150621738857601592&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4150621738857601592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4150621738857601592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2012/01/meditation-sur-levangile-du-29-janvier.html' title='Méditation sur l&apos;Evangile du 29 janvier 2012'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-598062382545261742</id><published>2011-12-06T18:04:00.002+01:00</published><updated>2011-12-06T18:12:40.495+01:00</updated><title type='text'>Une bien jolie citation que m'offre mon amie Colette Nys-Mazure</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;"Je croyais que mon voyage touchait à sa fin, ayant atteint l’extrême limite de mon pouvoir,- que le sentier devant moi s’arrêtait, que me provisions étaient épuisées et que le temps était venu de prendre retraite dans une silencieuse obscurité.&lt;br /&gt;Mais je découvre que ta volonté ne connaît pas de fin en moi.  Et quand les vieille paroles expirent sur la langue, de nouvelles mélodies jaillissent du cœur ; et là où les vieilles pistes se sont perdues, une nouvelle contrée se découvre avec ses merveilles."&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabindranath Tagore (1861-1941) &lt;br /&gt;L’offrande lyrique &lt;br /&gt;Traduction d’André Gide, Gallimard, 1947&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-598062382545261742?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/598062382545261742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=598062382545261742&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/598062382545261742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/598062382545261742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/12/jolie-citation-que-moffre-mon-amie.html' title='Une bien jolie citation que m&apos;offre mon amie Colette Nys-Mazure'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-576084936770715826</id><published>2011-11-26T11:46:00.005+01:00</published><updated>2011-11-27T16:39:55.734+01:00</updated><title type='text'>L'Eglise n'est pas un "Fast Food" !</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Homélie du 1er dimanche de l’Avent (B&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons, Frères et Sœurs, des temps de frénésies : &lt;br /&gt;Voici que nos heures se font courtes à force d’être gavées d’activités fébriles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Curieux paradoxe d’une époque prétendument « moderne » où la réussite humaine se juge à l’aune de notre indisponibilité chronique et au débordement compulsif de nos agendas… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si le seul moyen de nous sentir exister &lt;br /&gt;consistait à ne pas avoir le temps de vivre ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si nos essoufflements, notre course quotidienne, &lt;br /&gt;notre « zapping » permanent étaient la preuve sociale &lt;br /&gt;de notre compétence ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stress comme une « légion d’honneur » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons – vous le savez bien, Frères et Sœurs – au triste siècle d’Antigone : « je veux tout, et tout de suite, et je ne supporte pas d’attendre… »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêve chimérique de voir se briser au plus vite, entre nos doigts, le goulot de verre du sablier du temps : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;voici qu’il nous faut du « haut débit », des téléphones bientôt greffés directement sur le coeur pour pouvoir répondre tout de suite, « en temps réel » dit une bien curieuse expression, &lt;br /&gt;comme si le temps de l’attente était un temps moins réel, moins vrai ! &lt;br /&gt;Les lectures de ce premier dimanche de l’Avent viennent, salutairement, nous rappeler quelques vérités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait  résumer ces lectures d’une formule choc, un peu iconoclaste : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Eglise n’est pas un « fast-food » » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non !  La vie spirituelle ne peut certainement pas se nourrir aux comptoirs de « restauration rapide » ! Les « super maxi best off » n’existent pas dans le domaine de la vie spirituelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait même dire que la vraie nourriture spirituelle n’est pas celle qui comble notre « faim », mais bien au contraire, celle qui l’attise et la creuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous venons à l’eucharistie, ce n’est pas pour être « repus » mais, paradoxalement, pour repartir avec une faim encore plus grande…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand message de l’Avent, qui vaut pour toute la vie chrétienne, l’évangéliste Marc, nous le rappelle d’un mot : « Veillez » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il nous faut veiller, Frères et Sœurs, c’est à dire, retrouver le sens de l’attente ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, vivre l’Avent, &lt;br /&gt;c’est oser vivre enfin le temps des lentes maturations, des fécondes gestations, &lt;br /&gt;c’est réapprendre à marcher, pas à pas, vers notre humanité, c’est donner enfin de l’air à « l’homme intérieur »,&lt;br /&gt;c’est briser l’enchaînement frénétique du temps trop vide parce que trop plein, &lt;br /&gt;c’est faire, en soi, au plus intime de son mystère d’homme, &lt;br /&gt;de la place à l’avènement de l’Inattendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre l’Avent,&lt;br /&gt;c’est laisser les douces mains du « Dieu potier », qu’évoque si joliment le prophète Isaïe dans notre première lecture, façonner l’argile de nos vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut, pour cela, Frères et Sœurs, laisser du temps à Dieu pour qu’il mette doucement notre cœur sur son tour de potier, pour que, de ses mains de Créateur, il nous façonne l’âme, comme on façonne un vase d’argile pour y mettre un précieux parfum !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, entrer dans l’Avent, c’est veiller à redevenir une  argile souple sous les mains de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette « souplesse » peut et doit se travailler ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes conviés, en ce temps de l’Avent, à une « gymnastique de l’âme » qui comporte au moins deux exercices : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Veiller, c’est d’abord mesurer l’urgence qu’il y a pour nos vies à s’arrêter enfin devant Dieu. L’Avent nous convoque impérieusement à trouver, dans nos agendas, du temps « pour rien », du temps apparemment sans efficacité, du temps enfin « gratuit », « vide », du temps sans « retour sur investissement » prévisible et calculé, un vide que Dieu pourra enfin remplir de sa présence. Veiller, c’est donc d’abord trouver le temps de la prière, le temps de se re-cueillir, de se « cueillir à nouveau », de se re-centrer sur l’essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Veiller, c’est aussi se faire « bien-veillant » aux êtres et au monde qui nous entourent. Veiller, c’est « sur-veiller » la douleur du monde, comme le lait sur le feu, afin qu’elle ne déborde pas…Veiller, c’est « veiller au grain », faire en sorte que celles et ceux que nous croisons ne « crèvent » pas de faim, de solitude, d’injustice, d’oubli, de racisme, d’exclusion sociale, de manque d’amour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi bon la douce lueur de la crèche si, chez nous, nous sommes indisponibles à celles et ceux que nous prétendons aimer, si,  à deux pas de chez nous, les banlieues s’embrasent, les sans abris crèvent de froid et de solitude, si, à des milliers de kilomètres de chez nous, des peuples s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la misère, sous les coup de boutoir aveugles de la Mondialisation.&lt;br /&gt;Veiller, c’est donc aussi réveiller nos cœurs, nos consciences et nos solidarités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Eglise de France lance ces jours-ci une belle initiative, une vaste réflexion intitulé « Diaconia 2013 ». Pour nous rappeler qu’en christianisme, le service, la solidarité ne sont pas matières à option. Qu’il ne sert à rien de s’agenouiller devant l’autel si, du même mouvement, nous ne nous agenouillons pas devant notre frère qui souffre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut, Frères et Sœurs, pour devenir « Sentinelles de Noël », accepter de vivre la féconde tension entre prière et action, intériorité et engagement, lutte et contemplation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Noël n’est pas une sorte de « commémoration du souvenir » ! &lt;br /&gt;Dieu n’est jamais moins Dieu que coincé dans les ornières des pieuses nostalgies : Dieu n’est pas né d’hier, mais de demain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour venir naître sur la terre de notre humanité, Dieu a besoin de nos cœurs et de nos mains pour transformer ce monde, pour que ce monde – à commencer par notre propre cœur ! - devienne la crèche de sa Divine Présence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, l’Avent nous convie à la lutte, au combat, humain et spirituel – en nous et autour de nous – afin de rendre cette terre « divinement habitable » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous n’avons pas de tâche plus urgente que de lutter contre les pesanteurs pour qu’advienne enfin la grâce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre tâche de pèlerins en marche vers la Nativité est d’essayer d’offrir un peu de paille chaude, en nous, à la Promesse, un peu de lueur, autour de nous, à l’Espérance … &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« La Parole de Dieu est venue à nous, et en nous ne se tait pas. »&lt;/span&gt; disait Saint Ambroise de Milan. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chacune et à chacun d’entre nous de savoir tendre l’oreille pour l’écouter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à tous les embrasements  du monde et tous les refroidissements du cœur, &lt;br /&gt;le « Résistant spirituel » est celui qui, &lt;br /&gt;comme l’écrit fort joliment la pianiste Hélène Grimaud, &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« veille à faire du tissu de son âme une matière inflammable ! »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© Bertrand Révillion&lt;br /&gt;Reproduction interdite sauf autorisation&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-576084936770715826?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/576084936770715826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=576084936770715826&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/576084936770715826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/576084936770715826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/11/leglise-nest-pas-un-fast-food.html' title='L&apos;Eglise n&apos;est pas un &quot;Fast Food&quot; !'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-739380963377003520</id><published>2011-11-15T09:06:00.001+01:00</published><updated>2011-11-15T09:07:50.579+01:00</updated><title type='text'>Paroles de feu de Bernanos</title><content type='html'>« Je le dis, je le répète, je ne me lasserai jamais de proclamer que l’état du monde est une honte pour les chrétiens. Le sacrement de baptême leur a-t-il été conféré simplement pour leur permettre de juger de haut, avec mépris, les malheureux incrédules qui, faute de mieux, poursuivent une entreprise absurde, s’efforçant inutilement d’instaurer, par leur propre moyen, un royaume de justice sans justice, une chrétienté sans Christ ? Nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ, c’est nous qui l’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Bernanos – "Français si vous saviez"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-739380963377003520?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/739380963377003520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=739380963377003520&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/739380963377003520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/739380963377003520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/11/paroles-de-feu-de-bernanos.html' title='Paroles de feu de Bernanos'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4691028066595960297</id><published>2011-10-25T18:36:00.005+02:00</published><updated>2011-10-25T19:02:03.414+02:00</updated><title type='text'>Rencontre avec Mireille Dumas</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cher(e)s ami(e)s, une nouvelle aventure éditoriale avec le mensuel Psychologie Magazine&lt;br /&gt;Chaque mois, je dialogue avec une personnalité autour d’un moment de prise de conscience spirituel ou existentiel.&lt;br /&gt;Ce mois-ci (à retrouver dans le N° daté Novembre de Psychologies Magazine), l'amie Mireille Dumas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Soudain, le ciel s’est vidé… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Depuis 1992 avec « Bas les masques », suivi de « La Vie à l’endroit » (1997),  puis de « Vie publique/Vie privée » (2000), Mireille Dumas porte, auprès des célébrités et des inconnus, un questionnement souvent intime. A chaque fois, elle dévoile le mystère d’une vie d’homme ou de femme. Sur France 3, elle nous donne rendez-vous tout au long de cette année pour une série d’émissions « Spéciales » en prime-time, dès le mois de novembre.&lt;a href="www.psychologies.com"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Ma réaction spontanée lorsqu’on me demande si je crois en Dieu, c’est de répondre non. Mais je pondère immédiatement car le mystère que je constate dans l’homme m’amène à envisager une transcendance. Si Dieu existe, c’est en l’homme qu’il habite… »&lt;br /&gt;Mireille Dumas avait ce jour-là confié sa quête spirituelle, son goût pour le recueillement, ses escales dans les églises désertes, presque son désir de croire... Elle l’avait fait avec pudeur, reprochant gentiment à son interloctueur, ses « questions trop intimes », elle, l’intervieweuse passionnée de « Bas les Masques » et de « Vie Publiques/Vie Privée » !&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, sur les canapés rouges de « MD Productions », la conversation se poursuit « Je crois que mon interrogation spirituelle est toujours là, même si une déchirure brutale m’a fait plonger plusieurs années dans un forme massive d’athéisme ».&lt;br /&gt; Les mains enfouies dans ses longs cheveux, elle raconte avec une émotion qu’elle peine à contenir : « C’était il y a un peu plus de cinq ans. Ce jour-là Antoine est mort. Antoine était le fils de mon mari. Un enfant « différent » comme on dit, atteint d’une affection psychique mais un être « solaire », attachant, joyeux, hypersensible que j’ai accompagné comme une seconde mère. A 35 ans, il avait encore la belle candeur d’un enfant. Il est tombé malade, longuement, durement, puis une erreur médicale a précipité la fin ».&lt;br /&gt; Mireille hésite, cherche le mot juste. « Lorsque ce drame est arrivé, comme une véritable déflagration, j’étais dans une attitude spirituelle plutôt ouverte. Si je n’avais pas foi en Dieu, j’avais du goût pour l’intériorité, le recueillement. J’avais interviewé des moniales qui m’avaient raconté comment elles avaient été frappées, un jour, par l’évidence de Dieu, souvent en entrant dans une église. »&lt;br /&gt; C’est en Corse que les obsèques d’Antoine seront célébrées. Tout le village entoure la famille. « Quand je suis entrée dans la petite église avec mon mari et la mère d’Antoine, tous fracassés par le chagrin, j’espérais secrètement que j’allais être aidée, portée par quelque chose ou « quelqu’un », cette force mystérieuse qu’on appelle Dieu. Qu’il allait se produire la même chose que pour les moniales. Et ce fut tout le contraire : les rites ne m’ont pas parlé, les mots du curé m’ont semblé « à côté ». C’était comme si une porte se fermait sur un ciel définitivement vide !»&lt;br /&gt; Dans l’avion du retour, Mireille Dumas songe aux survivants de la Shoa pour qui toute croyance est devenue impossible… Pendant trois ans, c’est comme si c’était Dieu lui-même qu’on avait porté en terre dans ce petit cimetière Corse. &lt;br /&gt; « Et puis imperceptiblement, la vie reprend ses droits, on se surprend à rire. A espérer qu’Antoine est peut-être « quelque part », au-delà que dans notre cœur, à la possibilité d’un amour plus grand que nous. : pourquoi pas Dieu ? » &lt;br /&gt;Sur le palier, en raccompagnant son visiteur, Mireille ajoute : « Si un jour je le rencontre, il va falloir qu’il m’explique ! Pourquoi tant de souffrances ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;© &lt;a href="http://www.psychologies.com/Psychologies-Magazine"&gt;http://www.psychologies.com/Psychologies-Magazine&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4691028066595960297?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.psychologies.com/Psychologies-Magazine' title='Rencontre avec Mireille Dumas'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4691028066595960297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4691028066595960297&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4691028066595960297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4691028066595960297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/10/rencontre-avec-mireille-dumas.html' title='Rencontre avec Mireille Dumas'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7983705400217632732</id><published>2011-10-07T15:09:00.003+02:00</published><updated>2011-10-07T15:12:46.618+02:00</updated><title type='text'>Petit lexique biblique pour temps de crise...</title><content type='html'>A, comme ARGENT : « La richesse est bonne quand elle est sans péché » (Siracide 13, 24)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B, comme BOURSE : « Vous ne me traiterez pas comme un dieu en argent ni comme un dieu en or – vous ne vous en fabriquerez pas. » (Exode 20, 23)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C, comme  COMPTE EN BANQUE : « Pierre répliqua (à Simon) : périsse ton argent, et toi avec lui, pour avoir cru que tu pouvais acheter, avec l’argent, le don gratuit de Dieu. » (Actes 8,20)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D, comme DIVIDENDES : « Qui aime l’argent ne se rassasiera pas d’argent, ni du revenu celui qui aime le luxe. Cela est aussi vanité. » (Qohéleth 5 9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E, comme EMPRUNT : « Le riche domine lses indigents et le débiteur est esclave de son créancier. »  (Proverbes,  22 ,7)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F, comme FONDS DE PLACEMENT : « Le juste donne sans épargner » (Proverbes 21, 26)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G, comme « GOLDEN PARACHUT » : « Car l’or et l’argent sont la cause de leur péché, de leur splendide parure, ils ont fait leur orgueil ». (Ezéchiel 7, 19)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I, comme INFLATION : « Ton argent est devenu de l’écume… » (Isaïe 1, 22)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J, comme JUSTICE SOCIALE : « Votre superflu pourvoie à leur dénuement. »  (2 Corinthiens 8, 14)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;M, comme MONDIALISATION : « Eh bien ! Moi, je vous dis : faites-vous des amis avec l’Argent trompeur… » (Luc 16, 9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O, comme OR : « Mais la sagesse, où la trouver ? Elle ne s’échange pas contre de l’or massif, elle ne s’achète pas au poids de l’argent. » (Job, 28,15)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P, comme PROFIT : « Incline mon cœur vers Tes exigences,  et non vers le profit. » (Psaume 119, 36)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R, comme RENTABILITE : « Sois prêt à perdre de l’argent pour un frère ou un ami, plutôt que de le perdre en le laissant rouiller sous la pierre » (Siracide 29, 9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S, comme « SUBPRIMES » : « Ils ont vendus le juste pour de l’argent, et le pauvre pour une paire de sandales » (Amos 2, 6)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T, comme TAUX D’INTERET : « Que l’argent ne s’ajoute pas l’argent… » (Tobie 5 19)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;V, comme VALEUR : « Le riche et l’indigent se rejoignent, le Seigneur les a fait tous les deux » (Proverbe 22, 1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y, comme …YAHVE : «  Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent ». (Matthieu, 6, 24)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;©Bertrand Révillion&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7983705400217632732?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7983705400217632732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7983705400217632732&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7983705400217632732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7983705400217632732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/10/petit-lexique-biblique-pour-temps-de.html' title='Petit lexique biblique pour temps de crise...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7347423941777774501</id><published>2011-09-07T16:54:00.002+02:00</published><updated>2011-09-07T16:58:27.264+02:00</updated><title type='text'>A quand un véritable accueil des divorcés remariés ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-WKjBHnmjLXU/TmeGboe_JgI/AAAAAAAAAI4/kMHWCQBUf5c/s1600/ForumSpi2010-XG.009.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-WKjBHnmjLXU/TmeGboe_JgI/AAAAAAAAAI4/kMHWCQBUf5c/s400/ForumSpi2010-XG.009.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5649632066841552386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Zollitsch, dans un entretien courageux au journal "Die Zeit" espère une évolution de la position de l'Eglise vis à vis des divorcés remariés.&lt;span style="font-style:italic;"&gt; "C'est une question de miséricorde. Il s'agit de venir en aide à ceux qui souffrent, qui ont connu l'échec."&lt;/span&gt; précise l'archevêque de Fribourg (La Croix-6 septembre).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il serait grand temps, en effet, d'ouvrir enfin le débat sur le refus actuel de permettre l'accès au sacrement de réconciliation aux divorcés remariés et de réfléchir à la manière de les inviter à la table de communion, eux qui, plus que d'autres, ont faim de la tendresse du Père.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J'ai eu l'occasion de poser la question à Albert Rouet, juste avant son départ du diocèse de Poitiers. Voici ce qu'il me répondait (et que j'ai alors publié dans Panorama, non sans quelques "dommages collatéraux"...) :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"- Sur certaines questions de morale, l’Eglise ne doit-elle pas aussi d’urgence bouger ? Le sort réservé aux divorcés, notamment « remariés » est-il tenable ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;"- C’est une question qui est cause de douleurs infinies. Commençons par relire l’Ecriture : il y a cette phrase de Jésus relatée au chapitre 19 de l’Evangile selon Matthieu : « Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » La position actuelle de l’Eglise repose en grande partie sur ce texte. Or, la question posée par les pharisiens à Jésus concerne la répudiation. Et il se prononce clairement contre la répudiation, acte qui consiste à rejeter son conjoint comme une chose pour en choisir un autre. Peut-on totalement assimiler répudiation et divorce ? On utilise ce mot de « divorcé » à la fois pour désigner celui, ou celle qui s’en va pour un ou une autre et pour désigner celle ou celui qui se trouve abandonné, rejeté. Bien sûr, il y a des cas où les torts sont partagés, mais le plus souvent, pas à égalité ! Enfermer toutes les situations dans ce seul mot de « divorcé » ne semble pas juste. La faute n’est pas la même pour celui ou celle qui s’en va et qui laisse l’autre désemparé avec 2 ou 3 enfants à élever… On ne peut pas aborder ces questions difficiles sans avoir un authentique souci pastoral, parce qu’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;on ne peut pas, d’un côté, affirmer que les sacrements font la vie chrétienne et de l’autre continuer à demander aux hommes et aux femmes blessés dans leur amour de vivre leur foi sans sacrement ! Comment un homme ou une femme peut-il être ainsi laissé au cœur d’un péché sans pardon possible ? &lt;/span&gt;Dans la riche tradition de l’Eglise on trouve quelques éléments d’ouverture, y compris au Concile de Trente. Il me semble urgent de se poser la question, sans brader le sacrement de mariage, sans faire l’impasse sur la nécessaire reconnaissance de ses torts, sans oublier le respect dû au premier conjoint…"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7347423941777774501?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7347423941777774501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7347423941777774501&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7347423941777774501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7347423941777774501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/09/quand-un-veritable-accueil-des-divorces.html' title='A quand un véritable accueil des divorcés remariés ?'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-WKjBHnmjLXU/TmeGboe_JgI/AAAAAAAAAI4/kMHWCQBUf5c/s72-c/ForumSpi2010-XG.009.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1492724016827231263</id><published>2011-07-06T12:41:00.003+02:00</published><updated>2011-07-06T12:50:19.497+02:00</updated><title type='text'>Avec le peintre Arcabas</title><content type='html'>J'ai eu le grand bonheur de participer à l'animation du grand forum de Pentecôte organisé au Centre spirituel St Hugues de Biviers (Isère) sous le patronage de Pierre Ganne, avec la participation de nombreux jésuites et du peintre Arcabas. Reportage photo sur ce week-end inoubliable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.st-hugues-de-biviers.org/pentecote2011/en_images.htm"&gt;http://www.st-hugues-de-biviers.org/pentecote2011/en_images.htm&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1492724016827231263?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.st-hugues-de-biviers.org/pentecote2011/en_images.htm' title='Avec le peintre Arcabas'/><link rel='enclosure' type='text/html' href='http://www.st-hugues-de-biviers.org/pentecote2011/en_images.htm' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1492724016827231263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1492724016827231263&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1492724016827231263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1492724016827231263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/07/avec-le-peintre-arcabas.html' title='Avec le peintre Arcabas'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-838848324051474325</id><published>2011-05-07T09:35:00.001+02:00</published><updated>2011-05-07T09:36:57.721+02:00</updated><title type='text'>L'athlète de Dieu</title><content type='html'>La mort de Jean-Paul II suscita un forte émotion internationale bien au-delà du « périmètre » de la seule Eglise catholique. Sa béatification fut, le week-end dernier, aussi un événement de grande ampleur. Rarement un homme aura autant marqué de son empreinte l’époque qu’il a traversé, à grandes enjambées prophétique, tel un « athlète de Dieu ». Le Pape venu de l’Est aura d’abord été un inlassable combattant des droits de l’homme : à tous les points du globe, il n’a jamais hésité à empoigner fermement les micros pour clamer qu’aucun système ne mérite qu’on lui sacrifie l’homme. Ni le communisme qu’il aura affronté avec détermination jusqu’à l’écroulement du mur de Berlin ; ni le consumérisme libéral qui étouffe l’humanité dans les filets de son matérialisme et dont Jean-Paul II aura, jusqu’à la fin, dénoncé la « culture de mort ».&lt;br /&gt;Carol Wojtyla aura ainsi incarné hautement la figure d’un croyant qui, parce qu’il est disciple du Christ, ne se désintéresse pas de la société des hommes mais au contraire en fait le lieu même de la Révélation. Si « croire, c’est agir », Jean-Paul II aura su faire de l’action en faveur de l’homme – au travers de ses voyages, de ses discours, de ses rencontres – une véritable « théophanie ».&lt;br /&gt;Dans l’Eglise, ce Pape aura su également faire souffler un vent spirituel nouveau : face à la montée de l’indifférence religieuse dans les pays occidentaux, au vieillissement des communautés chrétiennes confrontées à la baisse des « vocations », il aura su lancer un vibrant « N’ayez pas peur ! », invitant notamment les laïcs à s’engager. Réaffirmant, contre vents et marrées, le cœur de la foi au Christ, se faisant chaque jour davantage homme de prière, véritable « orant planétaire »... &lt;br /&gt;Jean-Paul II fut aussi certainement le premier « Pape des jeunes ». Il inventera les JMJ : journées mondiales d’une jeunesse heureuse d’incarner une foi « moderne », à l’aise dans les « baskets » de la société contemporaine. &lt;br /&gt;Il  faudra encore du temps pour mesurer l’empreinte de géant qu’aura laisser Jean-Paul II dans le monde et dans le catholicisme. Cette béatification est une étape féconde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-838848324051474325?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/838848324051474325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=838848324051474325&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/838848324051474325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/838848324051474325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/05/lathlete-de-dieu.html' title='L&apos;athlète de Dieu'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7554732162813107109</id><published>2011-04-18T17:49:00.002+02:00</published><updated>2011-04-18T17:53:49.398+02:00</updated><title type='text'>Lueur de Pâques</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Méditation pour une veillée pascale...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici, Frères et Sœurs, à nouveau rassemblés pour cette grande et belle nuit de la divine espérance ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime les ténèbres provisoires de cette nuit du grand passage où retentit à nos oreilles la grande épopée biblique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuit de la Genèse, nuit de la création du monde, &lt;br /&gt;nuit qui, soudain, se fend comme un fruit mûr &lt;br /&gt;au feu bienheureux du Buisson ardent ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuit  qui renonce à toutes ses noirceurs &lt;br /&gt;sous la poigne invincible du Très-Haut &lt;br /&gt;qui agrippe et retient &lt;br /&gt;le bras sacrificateur d’Abraham &lt;br /&gt;et, avec lui, le nôtre, &lt;br /&gt;toujours si prompt à blesser nos amours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuit de la mémoire, nuit qui avive le souvenir d’un peuple fuyant l’esclavage et marchant vers la Terre promise de sa libération. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime, Frères et Sœurs, la marche crépusculaire &lt;br /&gt;des croyants qui croient, &lt;br /&gt;des croyants joyeux et convaincus,&lt;br /&gt;des croyants qui doutent, &lt;br /&gt;des croyants en deuil de leur propre foi, &lt;br /&gt;des croyants en colère contre le ciel, &lt;br /&gt;des croyants qui ne sont pas en règle &lt;br /&gt;avec nos morales si souvent étriquées, &lt;br /&gt;des mal croyants, &lt;br /&gt;de tous les mécréants que nous sommes &lt;br /&gt;et qui forment le peuple bigarré de l’Exode !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime cette nuit pascale où il nous est donné &lt;br /&gt;de croire que l’obscurité n’aura pas le dernier mot, que l’aube de matin de Pâques viendra, &lt;br /&gt;comme un baume, apaiser les blessures de nos vies &lt;br /&gt;et nous faire sortir de tous nos tombeaux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je songe, en vous parlant, à une vieille femme qu’il m’a été donné de rencontrer dans un quartier déshérité de Lille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais venu rencontrer un ami, ancien avocat issu d’une grande famille bourgeoise devenu prêtre, religieux dominicain et aumônier de prison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe a choisi de vivre en plein cœur de la misère, dans un quartier déshérité où résistent encore à l’appétit des promoteurs immobiliers &lt;br /&gt;quelques maisons de pauvres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vie rude et solidaire aux cotés de ces hommes et de ces femmes qu’on désigne souvent comme &lt;br /&gt;le « Quart monde » &lt;br /&gt;comme si ils n’avaient droit qu’à un quart de vie ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions, le Père Philippe et moi, en train de nous réchauffer les doigts autour d’un bol de café noir, lorsque soudain, une main gratta le carreau.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage du vieux prêtre s’illumina et il me dit : Bertrand, je vais te présenter ma « princesse ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vieille femme est entrée, le visage marqué par les rudes coups de l’existence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai su, plus tard, que ses beaux yeux &lt;br /&gt;s’étaient souvent noyés dans les larmes &lt;br /&gt;et les eaux troubles de l’alcool. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour oublier peut-être la rage avec laquelle la vie s’acharne sur certains êtres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Père Philippe m’a présenté sa Princesse qui, très vite, m’a invité à l’accompagner. &lt;br /&gt;Nous avons traversé ensemble ce que les gens du Nord appellent une « courée » et nous sommes entrés dans une sorte de remise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite chapelle envahie par le froid. &lt;br /&gt;Petit havre de chaleur cependant où brûle, &lt;br /&gt;jour et nuit, la fragile flamme d’une Présence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Princesse s’est plantée devant une icône du Christ puis elle s’est tournée vers moi : « tu vois, c’est Lui qui me guérit ! Je lui parle tous les jours et je sais qu’il m’écoute ». &lt;br /&gt;Et puis la vieille femme s’est éclipsée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je venais rencontrer le Père Philippe afin qu’il me dise un peu ce qu’est pour lui le mystère de Pâques et j’avais déjà ma réponse, simple, lumineuse ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une femme blessée, écrasée, toute « cabossée » par la vie venait de me rappeler le cœur du message de Pâques : la Résurrection mène secrètement, mystérieusement parmi nous , en nous, son lent travail d’enfantement et de relevailles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, la grande nouvelle de cette nuit de Pâques est qu’en sortant du tombeau, le Christ va nous tirer, avec lui, vers la lumière, et va nous relever. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui que nous soyons, &lt;br /&gt;et quelques soit les itinéraires chaotiques de nos vies, que notre foi soit brûlante ou tiède, &lt;br /&gt;que nous soyons des croyants pratiquants &lt;br /&gt;ou intermittents, &lt;br /&gt;l’aube du matin de Pâques, &lt;br /&gt;le grand lever de soleil de la résurrection est - n’en doutons pas ! – pour nous, pour chacune et chacun d’entre nous &lt;br /&gt;car Dieu vient nous changer le cœur, &lt;br /&gt;vient nous repeindre l’âme, &lt;br /&gt;vient nous ouvrir enfin à la grande fraternité des filles et des fils du Très-Haut ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écrivain Georges Bernanos à qui l’ont demandait un jour ce qu’est la foi chrétienne eut cette superbe réponse : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La foi ? C’est 24 heures de doute moins une minute d’espérance » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, Frères et Sœurs, Pâques,  c’est cette bienheureuse « minute d’espérance » où il nous est donné de croire que tout est encore possible, &lt;br /&gt;que nos existences, quelles qu’elles soient, peuvent se remettre debout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre le grand passage de Pâques, c’est choisir enfin – comme le peuple hébreu fuyant l’esclavage égyptien -  la liberté, trouver un sens, une direction à notre vie, sortir des tombeaux meurtriers de notre matérialisme, &lt;br /&gt;briser la course au « fric », au pouvoir, à l’écrasement de l’autre, &lt;br /&gt;à l’exploitation de l’homme par l’homme, &lt;br /&gt;arrêter la lente asphyxie de notre indifférence assassine, &lt;br /&gt;rouler enfin la pierre qui pèse sur notre cœur &lt;br /&gt;et l’empêche de battre aux rythmes de l’amour ! &lt;br /&gt;Au rythme même du cœur de Dieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pâques, c’est le temps béni où nous pouvons enfin nous risquer à devenir ce que nous sommes : &lt;br /&gt;des marcheurs, des nomades, des aventuriers de l’âme, &lt;br /&gt;des hommes et des femmes,non pas assis et le cœur rassis comme du pains sec, &lt;br /&gt;mais des filles et des fils du Dieu de la joie et de la tendresse,  &lt;br /&gt;les yeux rivés sur la Terre promise de notre propre Résurrection ! &lt;br /&gt;Le regard tourné vers un monde, une humanité qui, impatiemment, attend qu’on lui indique une Source ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau » &lt;/span&gt;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7554732162813107109?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7554732162813107109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7554732162813107109&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7554732162813107109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7554732162813107109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/04/lueur-de-paques_18.html' title='Lueur de Pâques'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4894434467040068049</id><published>2011-04-06T19:23:00.003+02:00</published><updated>2011-04-24T18:02:11.708+02:00</updated><title type='text'>Citation du jour</title><content type='html'>Ces temps-ci, cette réflexion de l'ancien archevêque de Poitiers me parle particulièrement. Les amis comprendront... Bonne marche vers l'aube du matin de Pâques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Les périodes de rigidités sont toujours des périodes d’insignifiance. »&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;ALBERT ROUET &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(Extrait de "J'aimerai vous dire", un très bon libre paru chez Bayard Editions)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4894434467040068049?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4894434467040068049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4894434467040068049&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4894434467040068049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4894434467040068049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/04/citation-du-jour.html' title='Citation du jour'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1343153321777311221</id><published>2011-03-13T08:25:00.000+01:00</published><updated>2011-03-13T08:26:55.988+01:00</updated><title type='text'>Carême: temps de cendre et de braise...</title><content type='html'>Nous voici, une fois encore, au bord de la cendre...&lt;br /&gt;Le feu a soufflé ses braises. &lt;br /&gt;L’obscurité des jours, soudain nous marque au front.&lt;br /&gt;Le sable du désert est gris et froid comme un tison.&lt;br /&gt;Les marches de nos escaliers, voici qu’elles se creusent sous le poids et l’usure des heures sans aurore..&lt;br /&gt;L’hiver, sans crier « gare ! », s’est attardé. &lt;br /&gt;Un vent glacé qui passe sous le seuil de nos âmes pour mieux les engourdir. &lt;br /&gt;Et l’Eglise qui veut nous réchauffer, n’a rien trouvé de mieux qu’un mince soleil de cendre au-dessus de nos yeux !&lt;br /&gt;Nous qui, aux instants de fragiles espérances, nous prenions pour des filles ou des fils de Roi, nous voici soudain  comme réduit en poussière.&lt;br /&gt;Mais quel est donc ce Dieu qui nous tire vers le haut et qui, du même mouvement, nous rappelle nos tombeaux. ?&lt;br /&gt;La cendre est comme le sang au linteau de l’Exode, comme les miettes éparses d’un  pain sans sel ni levain, comme une herbe amer, un rameau calciné qui déjà nous annoncent notre marche au désert. &lt;br /&gt;Le sable est comme un lac où se mire le « dès-être ».&lt;br /&gt;En lisière du regard la cendre  implacable, nous dévoile tous nos aveuglements.&lt;br /&gt;Brûlure d’un feu éteint, blessure vive au fronton d’un visage si peu transfiguré.&lt;br /&gt;Icône calcinée de l’éternelle Présence, victime de tous nos incendies. &lt;br /&gt;Et le psalmiste implore, et il nous faut l’entendre malgré nos surdités : &lt;br /&gt;« Sur ton serviteur, que s’illumine Ta face ». (1) &lt;br /&gt;Carême ? Saisissante découverte que la demeure est vide, ou si peu habitée. Dieu en nous, mais nous tellement hors de nous !&lt;br /&gt;Carême ? Notre foi qui vacille comme un château de cendres, une croix consumée qui s’abat comme un arbre.&lt;br /&gt;Carême ? Instant de vérité où le désir en nous, soudain, mesure ses fatigues. &lt;br /&gt;Et nous voici, traînant nos pauvres incroyances.&lt;br /&gt;Dieu qui se fait lointain et vers qui, pourtant, il est temps maintenant, sans crainte, de marcher. &lt;br /&gt;Car « quiconque marche dans les ténèbres sans voir aucune lueur, qu’il se confie dans le nom du Seigneur, qu’il s’appuie sur son Dieu. » (2).&lt;br /&gt;Quarante jours de feu pour oser avouer que le « je » est fragile, qu’il a besoin d’un « Autre » pour se mettre à genoux, la seule et belle posture qui le mènera debout. &lt;br /&gt;Quarante jours pour avoir faim et soif de l’indicible force qui, au matin de Pâques, viendra fendre la mort. &lt;br /&gt;L’Apôtre qui tomba et perdit pour un temps le regard, se fît plus tard prophète et visionnaire : « La puissance se déploie dans la faiblesse » (3).&lt;br /&gt;Ce qu’au fond de son cloître une humble carmélite sût cueillir en son cœur comme une brassée de roses :« Plus on est faible, sans désirs ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant » (4). &lt;br /&gt;Croire, contre toute logique, que la braise et le feu peuvent naître de la cendre.&lt;br /&gt;Marcher résolument, joyeusement vers les aridités fécondes d’un Carême intérieur avec cette certitude en forme de promesse :  « Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons, il nous transformera en flamme d’amour » (5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Psaume 30, 17&lt;br /&gt;2) Isaïe 50,10&lt;br /&gt;3) 2 Co 12, 9&lt;br /&gt;4) Thérèse de Lisieux, lettre 197&lt;br /&gt;5) Id.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1343153321777311221?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1343153321777311221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1343153321777311221&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1343153321777311221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1343153321777311221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/03/careme-temps-de-cendre-et-de-braise.html' title='Carême: temps de cendre et de braise...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-3431687383105316323</id><published>2011-03-08T04:39:00.001+01:00</published><updated>2011-03-08T04:41:34.623+01:00</updated><title type='text'>G.P.S. pour temps de Carême</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;« Ecouter ce que les eaux vives &lt;br /&gt;de notre désir &lt;br /&gt;ont à nous révéler &lt;br /&gt;de notre soif intime. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre, entre ses doigts, un peu de cendre sur la margelle d’une cheminée encore frémissante ; sentir la tiédeur de la suie, ne pas craindre de se salir, se signer doucement comme on marque d’huile sainte le front d’un baptisé, laisser, comme un onguent, la trace sableuse du feu endormi pénétrer la peau, au plus profond… &lt;br /&gt;On dit que les mystiques – qui sont aussi poètes ! – croient que la cendre est le meilleur des baumes sur les brûlures de l’âme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agripper l’échelle de meunier qui grimpe jusqu’au grenier de notre cœur, refermer un instant la trappe sur la rumeur du monde, demeurer seul, entre ciel et terre, laisser l’assourdissant silence de la divine présence prendre possession peu à peu de l’espace. Ouvrir le vasistas sur un carré d’azur, humer l’air frais, respirer la brise légère, souffle imperceptible de l’Esprit qui plane sur nos vies…. &lt;br /&gt;On dit que les mystiques – qui sont aussi poètes ! – croient que la vie spirituelle consiste, à chaque seconde, à inspirer à plein poumon le grand vent de la Parole…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’arrêter de courir, oser s’asseoir au seuil du puits de notre propre désir. Ecouter ce que ses eaux vives ont à nous révéler de notre soif intime. Décider de ne rien décider, laisser notre fragile existence se laisser porter par les courants éternels. Se laisser enfin guider par Celui qui, seul, connaît le cap. Ne plus s’appartenir, tenter de se poser – et de se reposer – entre Ses mains… &lt;br /&gt;On dit que les mystiques – qui sont aussi poètes – croient que pour croire il suffit juste  de laisser la terre ocre de nos vies s’imbiber de cette eau vive dont le grand Potier se serre pour, de ses mains douces et rugueuses, nous façonner comme un vase d’argile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcher vers la montagne et ses sentes oubliées ; s’écorcher les mains, le cœur et l’âme à la roche des passages difficiles, pleurer ce qu’il y a à pleurer, vider la rancune, assécher les regrets pour laisser place à l’indicible espérance, oser franchir le col escarpé du grand pardon et, tout à coup, devant l’infini beauté de la création, rendre grâce et chanter la joie de croire, plus forte que l’épaisse suie qui, si souvent,  nous aveugle ! &lt;br /&gt;Les mystiques – qui sont aussi poètes ! – n’arrivent pas à ne pas croire depuis des millénaires, que, sous la cendre la plus noire et la plus froide, le feu couve et demeure, le grand feu, l’immense brasier qui dévore les madriers mal équarris de nos croix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’aime les mystiques, dit Dieu, qui croient, envers et contre tout, à l’incroyable aube ténue du grand matin Pâques ! J’aime leurs  yeux de poètes, dit Dieu, qui, au travers des troncs calcinés des blessures humaines,  devinent déjà  les buissons ardents du grand printemps de l’Esprit ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-3431687383105316323?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/3431687383105316323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=3431687383105316323&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3431687383105316323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3431687383105316323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/03/gps-pour-temps-de-careme.html' title='G.P.S. pour temps de Carême'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4121678401794693204</id><published>2011-02-23T16:11:00.003+01:00</published><updated>2011-02-23T16:23:30.140+01:00</updated><title type='text'>Regain de foi ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le site internet "Féminin Bio" (cliquer sur le titre "Regain de foi ?" pour aller vers ce site) m'a posé quelques questions. Voici mes réponses !&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.femininbio.com/sante-et-forme/developpement-personnel/""&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Peut-on dire qu'il y a en France et à l'étranger un regain pour la foi quelle qu'elle soit. Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de toute évidence la ré-émergence d’un questionnement spirituel fort. Cette interrogation contemporaine ne rejoint pas nécessairement une « foi » au sens où les religions emploient ce terme. L’homme moderne étouffe dans le matérialisme, il ne croit plus aux grandes idéologies ; plus que jamais il est seul face à la question du sens de sa vie, celle de la souffrance, de la mort... Alors il cherche : vers les religions, vers les sagesses ou philosophies orientales, aussi vers tout ce qu’on appelle aujourd’hui le "développement personnel". Il y a une quête intérieure évidente : mène-t-elle uniquement à soi, son ego, son bien-être ou ouvre-t-elle à une transcendance ? S’agit-il simplement d’aller mieux ou de faire la rencontre du Dieu « tout autre » ?  C’est la grande question. Cette analyse vaut pour les pays occidentaux. La question spirituelle ne se pose pas du tout de la même manière dans les pays émergeants et dans d’autres cultures où la foi fait encore totalement partie de la mentalité. On l’a vu après la catastrophe haïtienne où, loin de se révolter, la plupart des gens se sont tourné vers le ciel pour prier… Les journalistes occidentaux ont été très surpris par cette attitude !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Qui sont les croyants d'aujourd'hui ? A quoi aspirent-ils ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part une minorité qui voit la religion comme un rempart contre la décadence et une « contre-culture » contre la modernité (réflexe identitaire que l’on trouve dans toutes les religions et qui alimente malheureusement les extrémismes), les croyants d’aujourd’hui sont, dans les pays occidentaux, des hommes et des femmes « comme tout le monde » ! Ils cherchent le bonheur, ils cherchent à faire l’unité de leur vie (familiale, professionnelle, spirituelle…) Ils sont en quête de raison de vivre. Leur démarche est une démarche davantage interrogative qu’affirmative. Ce sont des « chercheurs de Dieu », pas des militants de la certitude. Parmi eux, des hommes et des femmes se reconnaissent dans le message de Jésus de Nazareth. La totale unité de cet homme les amène à penser qu’il est de filiation divine. Le catholicisme connaît actuellement un regain étonnant : plus de 3.000 adultes (qui n’ont souvent reçu aucune éducation chrétienne) demandent chaque année à être baptisé. C’est un signe fort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les préoccupations environnementales pèsent de plus en plus dans notre quotidien, quelle place l'écologie tient-elle dans la foi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Eglise catholique milite pour la « sauvegarde de la création ». La terre créée par Dieu est confiée à l’homme qui doit la préserver et non pas la mettre à son unique service. Depuis 25 ans, l’Eglise, au travers de ses déclarations officielles et des discours des papes, a pris clairement position pour une démarche écologiste : il faut sauver la terre car les catastrophes écologiques mettent en danger la création et risquent de pénaliser en priorité les plus pauvres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les écologistes (Nicolas Hulot) sont-ils les nouveaux prophètes en se posant comme les "gardiens" du vivant ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prophète, dans la Bible, est celui qui vient dire aux hommes – généralement sourds ! – un message important de la part de Dieu. Ainsi le prophète Jonas tente de sauver la ville de Ninive de la déchéance. D’une certaine manière, le désastre écologique actuel ressemble à la Ninive biblique. Dieu a souvent recours à des « grandes gueules » qui clament haut et fort quelques vérités urgentes. Mais les prophètes sont le plus souvent critiqué et ne font généralement pas un très bon audimat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;On parle beaucoup d'écologie intérieure. Cela est-il l'expression d'un vide spirituel ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu’il faut « nettoyer » la planète de tout ce qui la pollue, de même, il y a urgence à faire un grand « ménage intérieur ». L’homme moderne vit continuellement à la surface de lui-même, il est, au sens propre du terme, « hors de lui ». Le philosophe Pascal mettait en garde contre ce qu’il appelait le « divertissement » (pas les loisirs, qui sont bons !) mais cette faculté de ne pas entrer en dialogue avec soi, de se laisser divertir continuellement par la musique, les images, les sons, les loisirs standardisés… L’espace du silence ne cesse de se réduire. Le paysan dans ces montagnes était presque « contraint » de méditer », l’homme moderne a les moyens techniques de se « zapper » continuellement lui-même. S’il n’y a pas de « vide » en soit, Dieu ne peut pas trouver sa place ! Souvent notre cœur ressemble à cette « auberge » surbookée où il n’y a pas de place pour accueillir la naissance du Christ…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les femmes, porteuse de la vie, ont-elles, selon vous, un rôle singulier à jouer dans la sauvegarde de notre espèce, dans la protection du vivant ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La femme est l’avenir de l’homme » chantait Aragon. Quelle grande vérité ! En matière spirituelle, le christianisme a compté de très « grandes dames » : Thérèse d’Avila, Thérèse de Lisieux, Madeleine Delbrêl… Les femmes savent mieux que les hommes le prix de la vie. C’est par une femme que le Christ est venu au monde et les premières personnes à « voir » le Ressuscité au sortir du tombeau le matin de Pâques sont… des femmes. La foi est une question trop important pour être confiée aux seuls hommes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Quel regard le diacre et rédacteur en chef que vous êtes porte-t-il sur l'écologie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le diacre est celui qui, dans l’Eglise, a le souci des pauvretés. Le combat écologique est une arme contre les pauvretés. J’aspire à ce que la question écologique prenne de plus en plus de place dans le débat politique. Le journaliste peut, au travers de son métier, contribuer à cette sensibilisation de l’opinion.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Benoit XVI est il un Pape "Green" ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la  Journée mondiale de la paix en  2008, Benoît XVI a insisté sur l’urgence écologique. Le pape n’a pas caché sa préoccupation pour la spoliation de leur environnement subi par de nombreuses régions de la planète du fait de l'action de l'homme, et d'une façon qui compromet sérieusement l'écosystème. A partir de cette prise de conscience, le pape invite les hommes de toutes les latitudes à se mobiliser pour défendre la terre, « maison commune » de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quels rôles les chrétiens ont ils à jouer  pour préserver la vie sous toute ses formes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chrétiens n’ont pas un « rôle » spécifique à mener. Ils doivent s’engager aux côtés de « ceux qui croient au ciel et de ceux qui n’y croient pas » ! Avec, dans le cœur, cette conviction : chaque homme, chaque femme, chaque enfant est sacré car il porte Dieu en lui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quel saint pour vous a œuvré le plus pour la protection de la planète ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François d’Assise. Son « Cantique de la Création » est un vrai manifeste écologique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pensez vous que la plus belle énergie renouvelable soit l'espérance ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jolie formule ! L’espérance c’est ce qui reste même lorsqu’il n’y a plus d’espoir. L’espérance chrétienne repose sur cette certitude que Dieu nous aide et nous sauve…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Si vous aviez une prière à prononcer pour notre chère Terre, quelle serait-elle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prière de Saint François : « Loué sois-tu, Seigneur, pour notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit. Elle produit la diversité des fruits et les herbes et les fleurs de toutes les couleurs ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Enfin, Jésus est-il le premier écologiste ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus est celui qui vient habiter la terre pour nous aider à la sauver&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4121678401794693204?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.femininbio.com/sante-et-forme/developpement-personnel/' title='Regain de foi ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4121678401794693204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4121678401794693204&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4121678401794693204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4121678401794693204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/02/regain-de-foi.html' title='Regain de foi ?'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4490801818684495501</id><published>2011-02-06T10:57:00.001+01:00</published><updated>2011-02-06T11:00:53.669+01:00</updated><title type='text'>T.P.M.G !!!</title><content type='html'>A l'occasion du 50ème anniversaire du CCFD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a la faim, la vraie, celle qui creuse le ventre, qui, sournoisement, commence par étourdir, par annihiler toute pensée, qui obsède et entraîne dans sa spirale infernale… &lt;br /&gt;Nous sommes sans doute peu - qui lisons ce journal-  à l’avoir éprouvé.&lt;br /&gt;Nous l’avons vu à la télévision « là-bas », à l’autre bout de la planète, observé sur le papier glacé des reportages de nos magazines, nous l’avons parfois croisé sur un trottoir ou dans un couloir de métro, peut-être à l’occasion d’un voyage touristique dans un de ces pays « idylliques » qu’on appelait autrefois le « Tiers-monde ». &lt;br /&gt;Nous avons sans doute été émus, bouleversés, nous avons peut-être versé notre obole à une œuvre caritative contre un reçu fiscal. Les plus militants d’entre nous ont signé une pétition, tenté de faire pression sur les politiques… D’autres ont donné un peu de leur temps à une soupe populaire, à un « restau du cœur »…&lt;br /&gt;Les plus croyants ont essayé de prier, de supplier le ciel de changer enfin le cœur de l’homme…&lt;br /&gt;Toutes et tous, nous avons été sincères dans notre révolte mais conscients aussi de notre impuissance. La mauvaise conscience nous a, un instant, perturbé. Et puis nous avons repris le cours de notre vie avec ses urgences, ses obligations.  &lt;br /&gt;Que faire ? Comment se battre contre tant de souffrances ? Comment partir en guerre contre un ordre mondial dont le seul credo semble être le profit, l’argent roi, le « toujours plus », le « TPMG » (« Tout Pour Ma Gueule ») ! Le fric, toujours le fric, qui pue bien davantage que la misère ! Feuilleton à vomir de l’actualité où de riches héritières se déchirent faute de savoir quoi faire de leur phénoménale fortune. Impudeur sordide des patrons qui, sans vergogne, s’augmentent en pleine crise. Un crack boursier, un effondrement bancaire mondiale et les naïfs qui pensaient qu’enfin les choses aller changer ! Mais le « Monopoly » planétaire reprend sa frénétique « Roue de la fortune »…&lt;br /&gt;Oui, que faire contre un système injuste à en hurler, une machine infernale que plus personne ne semble contrôler, où les plus riches s’enrichissent toujours davantage et où les plus pauvres continuent de dégringoler ? Comment rétablir un peu de parité entre le Nord et le Sud, entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien ? &lt;br /&gt;Si on osait, on emploierait bien deux mots vieillots, « ringards », inconvenants, presque sorti du dictionnaire : morale et politique. &lt;br /&gt;« C’est à un examen critique que nous vous convions(…) La crise actuelle met en lumière les inégalités et l’insécurité d’un grand nombre. Nous sommes appelés à nous montrer solidaires sans plus tarder.. » Ces lignes n’ont pas été écrites par un front révolutionnaire. Elles sortent de la plume… des évêques de France, en 1982, dans une déclaration retentissante intitulée « Pour de nouveaux modes de vie ». &lt;br /&gt;La situation catastrophique de la planète où la faim de nourriture, d’école, d’emploi, de dignité dépasse l’entendement requière que nous passions d’urgence, aux travaux pratiques !  Des associations comme le Secours catholique, ou le CCFD (qui fête son cinquantième anniversaire) peuvent nous y aider… &lt;br /&gt;Une vie spirituelle qui ignorerait morale et politique ne serait tout simplement pas chrétienne …&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4490801818684495501?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4490801818684495501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4490801818684495501&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4490801818684495501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4490801818684495501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/02/tpmg.html' title='T.P.M.G !!!'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8377202110078302040</id><published>2011-01-15T20:20:00.008+01:00</published><updated>2011-01-15T22:39:30.173+01:00</updated><title type='text'>A l'occasion de la "Journée mondiale du Migrant et du Refugié"</title><content type='html'>Dimanche 16 janvier 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.eglisemigrations.org/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aujourd’hui, frères et sœurs, la « Journée mondiale du migrant et du réfugié ».&lt;br /&gt;Le pape nous invite avec insistance à réfléchir  à notre attitude, non pas « face » au migrant mais « avec » lui. Benoît XVI a choisi pour thème de cette journée : « Une seule famille humaine ». Il s’agit de laisser résonner dans notre cœur cette parole évangélique : « Qu’as-tu fait de ton frère ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il me prenait l’idée de réaliser ici, en direct, un petit sondage, nul doute que se dégagerait une majorité écrasante pour considérer que l’accueil de l’étranger est une grande et belle valeur chrétienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que nous serions assez vite d’accord sur ce beau principe rappelé par le concile que je cite : « tous les peuples forment une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre ».&lt;br /&gt;Mais, si nous commencions, frères et sœurs, à discuter autour d’une table de la présence des étrangers dans les quartiers, dans les banlieues, au travail, dans le métro; si nous abordions la question de l’expression publique et visible de leurs coutumes et de leur religion,  il y a fort à parier que les débats deviendraient vite passionnés et que des divergences se feraient assez vite jour entre nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons toutes et tous en mémoire la polémique de cet été autour de la question des « Roms ». &lt;br /&gt;Certains évêques – dont le nôtre – ont pris publiquement position pour rappeler le respect de la dignité due aux étrangers. &lt;br /&gt;Ils ont été applaudis par certains, et un peu « sifflés » par d’autres. Je sais que certains catholiques ont fait savoir à Eric Aumônier qu’ils n’étaient pas d’accord, qu’un évêque n’avait pas à faire de « politique » et qu’il n’avait pas grand chose à faire dans un camp de Roms sous les caméras de télévision.  &lt;br /&gt;Un sondage pour La Croix de l’institut CSA réalisé en août, juste après les évènements, indiquait que 55 % des catholiques soutenaient les expulsions des Roms. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve d’un vrai malaise, d’un débat davantage passionné qu’argumenté, révélateur d’une peur de l’étranger qui ne cesse de se développer en Europe. Violences racistes en Italie, score croissant de partis nationalistes plus ou moins ouvertement xénophobes dans plusieurs pays… &lt;br /&gt;Lorsque le cardinal Tarcisio Bertone, « ministre des affaires étrangères » du Pape affirme avec force que « tout migrant est une personne humaine qui possède des droits fondamentaux inaliénables » tous les chrétiens sont « pieusement » d’accord. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, lorsque les langues se délient, on entend dire de plus en plus souvent : « les beaux principes éthiques, c’est bien, mais il ne faut pas non plus être naïf ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entonnant le refrain « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » - ce qui n’est pas faux ! - , des catholiques expriment de plus en plus ouvertement, comme le reste des français, leur anxiété face à d’autres cultures, traditions, religions, modes de vie... &lt;br /&gt;On l’a vu dans le débat piégé autour de l’identité nationale…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La peur fait parfois perdre tout sens critique, écrivait le cardinal Ricard, en septembre dernier. L’homme qui a peur ne parle plus, il aboie. J’ai été choqué, continuait l’archevêque de Bordeaux, de la violence avec laquelle ces problèmes humains ont souvent été abordés. Or le Christ Ressuscité vient nous libérer de la peur. Il nous donne la force de risquer la rencontre avec l’autre. En rappelant cela, l’Eglise ne fait pas de politique, elle témoigne simplement de la puissance et de l’exigence de l’Evangile ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre évêque, lui aussi, rappelait avec force la doctrine sociale de l’Eglise en matière d’accueil de l’étranger : &lt;br /&gt;« Il y a des devoirs humains non négociables envers le prochain et au manquement desquels il nous faudra toujours réagir : pourquoi les étudiants étrangers ne trouvent-ils pas de logement ? Est-il acceptable d’oser demander à des Roms ou à des gens du voyage de partir ou de brûler leurs caravanes. Doit-on accepter qu’existent des hôtels recevant des émigrés où ne fonctionnent ni l’eau ni le chauffage ? Doit-on laisser attendre dehors pendant des heures, bien avant la levée du jour, des demandeurs d’asile espérant obtenir un rendez-vous ?  Et quand on vient arrêter quelqu’un pour le reconduire à la frontière, doit-on prendre moins de gants qu’on ne le fait avec un escroc de haut vol ? Poser ces questions et chercher à les résoudre n’est ni de droite, ni de gauche. C’est simplement humain et chrétien ! » concluait Eric Aumônier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors charité ou naïveté ?&lt;br /&gt;Fraternité ou réalisme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis des siècles et des siècles, les chrétiens, avec la Bible, affirment que l’accueil de l’étranger n’est pas matière à option. &lt;br /&gt;Le peuple hébreu lui-même, fut étranger en Egypte ou à Babylone. &lt;br /&gt;Et le christianisme s’est répandu dans le monde par « migration » de ses disciples…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’affirme Mgr Pontier : « il y a des pages de la Bible que l’on ne peut arracher ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le phénomène migratoire est devenu mondial, il est même inhérent à la mondialisation. Nos sociétés veulent filtrer les flux humains en fonction de leurs besoins ; elles peinent à intégrer les générations nées sur leur sol de parents venus d’ailleurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Eglise catholique, s’appuyant sur le trésor de sa « Doctrine sociale » refuse d’aborder la question des migrants d’abord comme un « problème », encore moins comme une menace ». &lt;br /&gt;Sans naïveté, elle sait bien que les migrations  sont une réalité complexe, aux conséquences parfois difficiles,  voire dramatiques, mais l’Eglise affirme cependant que les migrations peuvent aussi être une chance, une situation où l’espérance et la fraternité sont possibles. &lt;br /&gt;Il ne s’agit pas d’abord de « dévisager » l’autre qui ne me ressemble pas, il s’agit d’envisager un avenir commun avec lui ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela suppose de notre part, loin des réactions affectives passionnées et à fleur de peau, de prendre le temps de travailler un peu la question. Je vous propose quelques pistes :&lt;br /&gt;- comment puis-je mieux saisir et approfondir les causes des migrations, dans le contexte de la mondialisation et de la construction européenne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- quelle conscience ai-je réellement du déséquilibre entre le Nord et le Sud, que sais-je des raisons économiques de ce déséquilibre entre les pays pauvres et les sociétés plus riches.&lt;br /&gt;- Au-delà des réflexes de peur, que sais-je réellement des chiffres des migrations : selon une récente étude, le nombre des migrants ne dépasse pas 3% de la population mondiale…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tant que citoyen, électeur, comment je pèse sur les choix politiques, de droite comme de gauche,  afin que sans angélisme, avec réalisme, des solutions soient effectivement mises en place pour que la France reste une terre d’asile, une terre d’accueil fidèle aux grandes valeurs de la République ? Et que lorsque cet accueil n’est pas possible, la dignité humaine soit respectée. Comment est-ce que j’use ou je n’use pas de ma liberté  d’indignation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment puis-je nourrir ma réflexion sur l’accueil de l’étranger à l’écoute de la Bible, de la pensée sociale de l’Eglise, des grands textes des Papes en la matière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment, si je suis parents, puis-je ouvrir le cœur de mes enfants à l’accueil de l’autre, de l’étranger, du différent ? Comme puis-je l’ouvrir à la richesse de l’étranger plutôt que de mettre insidieusement en lui un sentiment de méfiance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et dans notre communauté chrétienne, quelles initiatives pouvons-nous prendre pour que très concrètement, l’étranger, celui qui vient d’une autre culture se sente vraiment accueilli, qu’il participe à la vie commune, qu’on lui confie des responsabilités ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul II reconnaissait « le droit à émigrer ». « L’Eglise, disait-il en 2001, reconnaît ce droit à tout homme, sous son double aspect : possibilité de sortir de son pays et possibilité d’entrer dans un autre pays à la recherche de meilleures conditions de vie. » &lt;br /&gt;Et le Pape, loin de toute naïveté ajoutait : « Les Etats ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine (…) Il faut concilier l’accueil qui est dû à tous les êtres humains, spécialement indigents, avec l’évaluation des conditions indispensables à une vie digne et pacifique avec les habitants originaires du pays et pour ceux qui viennent les rejoindre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà une belle « terre de mission » pour nous autres chrétiens qui avons, sans complexe, et sans naïveté, à faire entendre nos valeurs au cœur de la société où nous vivons. Comme l’affirme Jérôme Vignon, Président des « Semaines Sociales », « L’Eglise doit se faire entendre et donner du courage à la politique. »&lt;br /&gt;La charité n’est pas une conséquence morale de la foi. Elle constitue le cœur même de la foi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus a dit : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ». &lt;br /&gt;Jésus n’a pas dit : « J’étais un étranger avec des papiers en règle, une culture et une religion assimilables, une bonne santé et de bons diplômes et vous m’avez accueilli ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons le dernier mot à St Jean : &lt;br /&gt;« Celui qui dit j’aime Dieu et qui haït son frère, est un menteur » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ps : Un site de l'Eglise catholique pour prolonger la réflexion: http://www.eglisemigrations.org/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8377202110078302040?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.eglisemigrations.org' title='A l&apos;occasion de la &quot;Journée mondiale du Migrant et du Refugié&quot;'/><link rel='enclosure' type='' href='http://www.eglisemigrations.org/' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8377202110078302040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8377202110078302040&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8377202110078302040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8377202110078302040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/01/loccasion-de-la-journee-mondiale-du.html' title='A l&apos;occasion de la &quot;Journée mondiale du Migrant et du Refugié&quot;'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-96224812138157837</id><published>2011-01-08T19:17:00.001+01:00</published><updated>2011-01-08T19:18:39.260+01:00</updated><title type='text'>A méditer en janvier</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« En acceptant d’être sensible, on ne risque de tuer que soi-même, en se durcissant, ce sont les autres qu’on tue.» &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Michel del Castillo, écrivain&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-96224812138157837?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/96224812138157837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=96224812138157837&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/96224812138157837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/96224812138157837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/01/mediter-en-janvier.html' title='A méditer en janvier'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-2532661351681913416</id><published>2011-01-08T19:16:00.001+01:00</published><updated>2011-01-08T19:16:53.057+01:00</updated><title type='text'>Fin d'année</title><content type='html'>Le calendrier achève de jaunir sur le mur de la cuisine. Après un an de bons et loyaux services, il vit ses dernières heures, et s’apprête à rejoindre les vieux papiers pour le feu… Au fronton des mois égrainés se dévoilent, à l’encre délavée, les vestiges d’une année, qu’une fois encore, on n’a pas vu passer : dîners amicaux, impératifs professionnels « à ne surtout pas oublier », réunions de parents, week-end en famille, urgences diverses se mêlent aux rendez-vous chez le dentiste et aux pense-bêtes en tous genres ; il y a aussi les cases vierges, fécondes respirations ou mauvais souvenirs de jours trop vides…&lt;br /&gt;Trois cent soixante cinq journées, autant de nuits et leurs lots de sourire et de larmes, de joie fugace et de coup de blues, de bonheurs âpres et de complicités légères… Douze mois d’une vie qu’on a tenté de vivre au mieux, ou au moins mal… Des milliers d’heures où il y eut de bonnes et de mauvaises nouvelles : annonce d’un mariage, perspective d’une naissance, choc brutal d’un licenciement ou d’une maladie, douleur infinie de voir un ami mourir beaucoup trop jeune, d’assister impuissant à la vague qui s’abat sur sa tendre femme, sur leurs enfants encore à grandir… &lt;br /&gt;La vie qui passe comme un vif éclat de lumière, comme une ardente blessure aussi. Et au milieu de cette mer de secondes, peut-être, comme un minuscule chapelet d’îles, quelques instants fugaces de prière…&lt;br /&gt;Voici que sur les dernières cases de la dernière page du calendrier déjà périmé s’annoncent les « fêtes de fin d’année ». Mais que célèbre-t-on ainsi ? La mémoire des jours heureux ou l’oubli des heures sombres ? La joie de rendre grâce pour le temps souriant qui nous fut donné ou le vain espoir de noyer sous des flots de Champagne ou de mauvais mousseux les minutes chagrines qu’on aurait tant souhaité ne pas  avoir vivre ? La fin d’année comme amnésie ou anamnèse ?&lt;br /&gt;Chacune et chacun à notre manière, nous sommes les héritiers de notre propre histoire, du temps que nous avons vécu, tant bien que mal, au cœur de nos fragilités. Cet héritage –  actif et passif indissociablement liés – constitue le bouquet terreux de nos racines : il est aussi nos ailes ! A nous de regarder notre propre passé comme le rocher qui écrase Sisyphe ou comme l’échelle qui permet à Jacob de s’approcher un peu de la lumière ! &lt;br /&gt;Et si le poids des jours trop lourds d’hier donnait poids, densité, richesse, paradoxale fécondité aux jours à venir ? Et si la pesanteur ouvrait les portes de la grâce ? La croix comme un étroit passage… Et si nos heures, heureuses et moins heureuses, étaient toutes habitées, accompagnées, secrètement tenues par la main de la Promesse qui, pas à pas nous guide sur le sinueux chemin du dur métier de vivre vers l’indicible espérance ?&lt;br /&gt;A la charnière des ans, sur le quai de cette fin d’année, il nous faut, à l’aube d’un nouvel embarquement, nous souhaiter fraternellement d’avoir faim de l’année qui devant nous s’annonce comme une traversée divinement et pauvrement humaine. &lt;br /&gt;Oui, souhaitons-nous fraternellement de nous laisser donner le cap par Celui qui, seul, sait le chemin...  L’Eternel n’habite pas le passé : il ne sait conjuguer – avec nous et pour nous – que… le présent du futur !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-2532661351681913416?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/2532661351681913416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=2532661351681913416&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/2532661351681913416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/2532661351681913416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/01/fin-dannee.html' title='Fin d&apos;année'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4740198199935782107</id><published>2011-01-08T19:15:00.001+01:00</published><updated>2011-01-08T19:15:36.761+01:00</updated><title type='text'>Noël à hauteur de museau</title><content type='html'>« L’incarnation se joue toujours à même la glèbe.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La neige a pris dans son étau les marches de pierre. Plusieurs vigoureux coup de pelle ont fini par ouvrir un passage. En tournant, la clef forgée a fait résonner la voûte. Il a fallu un franc coup d’épaule pour libérer le vantail. L’humidité glaciale a fouetté le visage du visiteur. Etrangement esseulée dans l’ombre froide, la frêle lampe du tabernacle a semblée presque incongrue. Comme si, en partant, le dernier visiteur avait oublié d’éteindre. Ou pas bien su comment s’y prendre. Pas si facile d’interrompre la petite veilleuse du « bon Dieu » !&lt;br /&gt;Reprendre souffle, se poser un instant… Oublier Paris, la fébrilité professionnelle et ses tensions parfois mesquines, les embouteillages, sur l’autoroute et dans le cœur… Quelques secondes à s’asseoir sur les bancs polis par les ans. On dit que ce sont les Chartreux qui les auraient façonnés, que les villageois les auraient soustraits à la spoliation. Harassant périple à dos d’âne par delà le col qui domine le monastère. Solidarité virile des montagnards de l’époque pour qui la foi était aussi affaire de muscles et de sueur… &lt;br /&gt;Enfin quelques jours sans agenda, sans programme, sans image de soi à endosser comme un costume qui gêne aux entournures. On appelle cela le « temps libre », étrange expression qui en dit long sur la manière dont nous habitons nos jours… &lt;br /&gt;Esquisse spontanée d’une prière mutique : rien à dire, tout à entendre; enfin peut-être, si « le grand silence » daigne venir murmurer son secret à l’oreille engourdie de l’âme… Dans sa statue de plâtre bouffée d’humidité, saint Bruno veille…&lt;br /&gt;Combien seront-ils ce prochain Noël dans cette paroisse reculée de montagne ? Cinq, dix, quinze ? Peut importe : Dieu n’est pas un comptable ! Et ceux qui ne viendront pas n’en resteront pas moins aimés du locataire du tabernacle qui toujours préfère une âme bourrue et mécréante à son étroit « placard » recouvert de dentelle défraîchie. &lt;br /&gt;Il a fallut encore batailler avec la serrure de la sacristie : odeur de renfermé et de tissu moisi. Les vieilles frusques liturgiques et tout le saint frusquin du temps d’avant achèvent leur naufrage… &lt;br /&gt;La caisse est là, rangée sans doute par le dernier curé résident ou par une pieuse paroissienne. Il manque une patte à l’âne, et le « petit Jésus » n’est, vu sa taille dépareillée, sans doute pas d’origine. Une pièce rapportée ! « Cela lui va plutôt bien », sourit le visiteur qui commence à installer la crèche désuette au pieds de l’autel. Il faut s’agenouiller sur le parquet usé, se mettre à hauteur de bergers, de brebis bêlantes et d’étable crottée. Noël ne se renifle qu’à hauteur de museau, à raz de foin. L’incarnation se joue toujours à même la glèbe. &lt;br /&gt;Joseph a son air ahuri habituel. Il n’en revient pas de voir sa douce et tendre Marie donner le jour à l’enfant de la divine Promesse. Il est comme nous Joseph : voici que l’ange du Très Haut le presse d’adopter le propre Fils de Dieu ! &lt;br /&gt;Vite il lui faut réchauffer – et nous avec lui – son cœur de voyageur exténué comme on ramène un peu d’air dans le chœur d’une vieille église quelque part en montagne, sur la terre des hommes... Noël, parabole de notre avenir !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4740198199935782107?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4740198199935782107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4740198199935782107&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4740198199935782107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4740198199935782107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2011/01/noel-hauteur-de-museau.html' title='Noël à hauteur de museau'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7512291805553757142</id><published>2010-11-15T10:33:00.000+01:00</published><updated>2010-11-15T10:35:42.563+01:00</updated><title type='text'>Méditation pour le dimanche 21 novembre 2010</title><content type='html'>Dieu se dénude…  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le malentendu dura pendant toute la vie publique de Jésus. Opprimé, soumis au joug de l’occupant romain et à la fourberie servile des « collabos » issus de ses propres rangs, le peuple juif attendait un libérateur, un chef de la résistance, un roi puissant enfin capable d’écraser l’ennemi. Et voici que Jésus, celui dont on murmure qu’il serait le Messie, s’avance dans la foule sans arme, ni armée, sans autre pouvoir que l’extrême douceur de son regard, à mains nues ; ces mains où déjà se dessine l’ombre sanglante des clous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scandale absolu d’un Messie sans pouvoir, d’un Fils de Dieu pendu au gibet de la croix comme un simple malfrat…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scandale déjà inauguré  à Noël où Dieu naît « sans domicile fixe », pauvre rejeton sans le sou de la lignée de l’illustre David, roi d’Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année, le dernier dimanche précédant le temps de l’Avent, l’Eglise nous invite à fêter le « Christ Roi ». Mais gare à ne pas nous tromper de royauté ! Le monarque dont il s’agit s’apprête à naître sur la paille ! Ainsi Dieu lui-même, le Très-haut, vient se faire « Très-bas ». La seule manière qu’Il a de prendre de la hauteur, est de venir rejoindre chacune de nos existences à ras de terre, à ras d’humanité. Pour mieux les relever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contemplons-le, ce Christ Roi qui vient nous ouvrir les yeux sur tous les souverains usurpateurs et tous les faux royaumes qui encombrent notre cœur. A l’aube de l’Avent, demandons-nous de quel roi, de quel libérateur la terre de notre vie a vraiment soif…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7512291805553757142?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7512291805553757142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7512291805553757142&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7512291805553757142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7512291805553757142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/11/meditation-pour-le-dimanche-21-novembre.html' title='Méditation pour le dimanche 21 novembre 2010'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-6189779663028080530</id><published>2010-10-03T14:19:00.002+02:00</published><updated>2010-10-03T14:21:53.952+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le dimanche 3 octobre</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Quels liens entre notre rapport au temps et notre vie spirituelle ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27ème dimanche du temps ordinaire (Année C) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerai, Frères et Sœurs, vous évoquer ce matin le lien qu’il y a entre notre rapport au temps et notre vie spirituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons, Frères et Sœurs, des temps de frénésie : &lt;br /&gt;voici que nos heures se font courtes à force d’être gavées d’activités fébriles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Curieux paradoxe d’une époque prétendument « moderne » où la réussite humaine se juge à l’aune de notre indisponibilité chronique et au débordement compulsif de nos agendas… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si le seul moyen de nous sentir exister &lt;br /&gt;consistait à ne pas avoir le temps de vivre ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si nos essoufflements, notre course quotidienne, &lt;br /&gt;notre « zapping » permanent devant les écrans de la « modernité » étaient la preuve sociale &lt;br /&gt;de notre compétence ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stress comme une « légion d’honneur » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons – vous le savez bien, Frères et Sœurs – au triste siècle d’Antigone : « je veux tout, et tout de suite, et je ne supporte pas d’attendre… »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêve chimérique de voir se briser au plus vite, entre nos doigts, le goulot de verre du sablier du temps : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;voici qu’il nous faut du « très haut débit », des téléphones bientôt greffés directement sur les oreilles pour pouvoir répondre tout de suite, &lt;br /&gt;« en temps réel » dit une bien curieuse expression, &lt;br /&gt;comme si le temps de l’attente était un temps moins réel, moins vrai ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lectures de ce dimanche viennent, salutairement, nous rappeler quelques vérités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait  résumer ces lectures d’une formule choc, un peu iconoclaste : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Eglise n’est pas un « fast-food » » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non !  La vie spirituelle ne peut certainement pas se nourrir aux guichets de « restauration rapide » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, comme les apôtres, nous voulons que le Seigneur « augmente en nous la foi », il faut que nous y mettions du nôtre, que nous y consacrions du temps, que nous libérions dans nos agendas, du temps pour Dieu ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dépensons beaucoup d’énergie pour faire des études, bâtir une carrière, gagner de l’argent, obtenir une promotion, exceller dans un sport ou un loisir mais à quel prix ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La relation avec Dieu est, plus que toute autre, sans défense devant l’ activisme forcené » constate le jésuite Pierre van Breemen. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien souvent, nous vivons comme si la foi chrétienne relevait de la « génération spontanée », sorte d’ herbe folle poussant toute seule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, la foi est grâce, c’est Dieu qui nous la donne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il nous fait ce don comme un jardinier confierait ses plus belles plantes aux « apprentis » que nous sommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce qui doit impérativement être sauvé, dit Francine Carrillo, théologienne et pasteur protestante à Genève, c’est l’ouverture au-dedans, c’est la capacité de nous intérioriser, de travailler à ce que la tradition mystique appelle le cœur profond ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici qu’il nous faut nous sarcler l’âme, biner la mauvaise terre de nos doutes, abonder le sol avec le terreau de la Parole et l’eau vive de la prière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La foi est un travail. On dit d’une femme qui va mettre son enfant au monde qu’elle entre « en travail ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien croire, c’est la même chose. Nous avons à faire grandir et à mettre au monde l’espérance que Dieu à mis en nous le jour de notre baptême. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint Paul l’écrit à Timothée : « Je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu… » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcher à la suite de Jésus, c’est sortir peu à peu des nuits de notre manque de foi, aller vers l’éveil du matin de Pâques, entrer chaque jour davantage dans la conscience d’être les filles et les fils aimés du « Très Haut ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie spirituelle suppose que nous lui ouvrions notre temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut oser vivre enfin le temps des lentes maturations, des fécondes gestations, &lt;br /&gt;réapprendre à marcher, pas à pas, vers notre humanité, &lt;br /&gt;briser l’enchaînement frénétique du temps trop vide parce que trop plein, &lt;br /&gt;faire, en soi, au plus intime de notre  mystère d’homme, &lt;br /&gt;de la place à l’avènement de l’Inattendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, comme le disait Saint Bernard : « Dieu ne parle pas à ceux qui se tiennent à l’extérieur d’eux-mêmes ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut, pour cela, Frères et Sœurs, laisser du temps à Dieu pour qu’il mette doucement notre cœur sur son tour de potier, pour que, de ses mains de Créateur, il nous façonne l’âme, comme on façonne un vase d’argile pour y mettre un précieux parfum !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, nous devons veiller à redevenir une  argile souple sous les mains de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette « souplesse » peut et doit se travailler ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes conviés à une « gymnastique de l’âme » qui comporte au moins deux exercices : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Veiller, c’est d’abord mesurer l’urgence qu’il y a pour nos vies à s’arrêter enfin devant Dieu. Il nous faut trouver, dans nos agendas, du temps « pour rien », du temps apparemment sans efficacité, du temps enfin « gratuit », « vide », un vide que Dieu pourra enfin remplir de sa présence. Veiller, c’est donc d’abord trouver le temps de la prière, le temps de se re-cueillir, de se « cueillir à nouveau », de se laisser cueillir par Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Veiller, c’est aussi se faire « bien-veillant » aux êtres et au monde qui nous entourent. Veiller, c’est « sur-veiller » la douleur du monde, comme le lait sur le feu, afin qu’elle ne déborde pas…Veiller, c’est « veiller au grain », faire en sorte que celles et ceux que nous croisons ne « crèvent » pas de faim, de solitude, d’injustice, d’oubli, de racisme, d’exclusion sociale, de manque d’amour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, nous sommes conviés à la lutte, au combat, humain et spirituel – en nous et autour de nous – afin de rendre cette terre « divinement habitable » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, nous n’avons pas de tâche plus urgente que de lutter contre les pesanteurs pour qu’advienne enfin la grâce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La durée du monde et de chaque vie est faite pour que nous ayons le temps de laisser Dieu se reconnaître en nous » disait le poète Jean Grosjean…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-6189779663028080530?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/6189779663028080530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=6189779663028080530&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6189779663028080530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6189779663028080530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/10/meditation-pour-le-dimanche-3-octobre.html' title='Méditation pour le dimanche 3 octobre'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-6042606822671920037</id><published>2010-07-21T10:35:00.002+02:00</published><updated>2010-07-21T10:44:27.912+02:00</updated><title type='text'>Bernard Giraudeau et Dieu</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;J'ai connu Bernard Giraudeau : nous nous parlions régulièrement. J'ai été témoin de son courage et de sa quêtre spirituelle, belle et pudique. Voici l'entretien que nous avions réalisé ensemble pour Panorama (parution septembre 2007), quelque part près de Fontainebleau, dans son "chalet" au fond des bois... Salut l'artiste !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Conversation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bertrand Révillion a rencontré…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernard Giraudeau :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;« Dieu ? &lt;br /&gt;J’aimerai me baigner &lt;br /&gt;dans sa lumière ! »&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Acteur de cinéma, écrivain, réalisateur, auteur de contes pour enfants, Bernard Giraudeau est un artiste généreux, cher au cœur du grand public. Atteint par un cancer qu’il a choisi de ne pas cacher, ce voyageur au long court  s’est embarqué, depuis la maladie, pour une nouvelle traversée, intérieure et spirituelle…Il vient de publier « Les dames de nage , un beau roman où, derrière le héros, l’auteur n’est pas loin !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut un peu chercher sa maison de bois, cachée au fond de la forêt. D’abord refuge de week-end à quelques encablures de la folie parisienne, cette sorte de chalet, simple et chaleureux, est devenu le quai principal où l’ancien marin devenu comédien accoste dès qu’il le peut. Pour goûter le silence, s’immerger dans la nature et chercher la paix intérieur. En 2000 alors qu’il joue sur la scène d’un théâtre parisien, Bernard Giraudeau ressent une vie douleur au rein. Très vite, il en a l’intime conviction : c’est un cancer qui, deux ans plus tard, se manifestera cette fois au poumon. L’artiste qui dévorait avec frénésie la vie et croquait le succès à pleine dent, décide alors de changer radicalement de cap. Il partage aujourd’hui son temps entre l’écriture et les animations qu’il organise à l’hôpital pour  les enfants cancéreux. Et commence désormais sa journée par deux heures de méditation. Ce jour-là, chez lui, sous les grands arbres ensoleillés, la conversation se prolongea longtemps après l’arrêt du magnétophone…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bertrand Révillion : L’histoire de Bernard Giraudeau, c’est celle d’un homme pressé. Le « rôle » de votre propre vie se situe quelque part entre « Un homme en colère » et « La fureur de vivre » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bernard Giraudeau : Vous m’avez bien deviné ! Effectivement, j’ai vécu des années avec, au fond de moi, la rage de vivre. Je voulais tout, l’argent, le succès, l’aventure – dans tous les domaines  ! –, j’étais dans une boulimie permanente. Je brûlais littéralement mon existence. Je ne sais d’où cela m’est venu ni pourquoi couvait perpétuellement en moi ce feu dévorant. Ce que je sais, c’est qu’un jour je me suis rendu compte que la vie que je menais – pourtant remplies de succès ! – ne me correspondait pas. J’ai eu tout à coup le sentiment de marcher à côté de mon existence, un peu comme on marche à côté de ses « pompes » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parlez-moi de votre enfance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai vécu dans la banlieue de La Rochelle dans un univers modeste, une petite maison près de la ligne de chemin de fer. Mon père était très absent. Il était militaire, souvent parti à l’autre bout du monde, d’abord en Indochine, puis en Algérie. Ma mère ne travaillait pas et n’avait, pour seul horizon, que sa maison, son quartier, ses enfants… Une vie ordinaire, pas malheureuse mais un peu terne. Heureusement, j’ai trouvé, enfant, un terrain d’aventure extraordinaire chez les Eclaireurs qui ont su me transmettre l’amour de la nature. Dans cette troupe scoute protestante, j’ai appris à vivre en harmonie avec les grands arbres, les étoiles, l’eau, le feu... Une immersion dont, encore aujourd’hui, j’ai un besoin vital. Je suis de moins en moins capable de vivre en ville. Je ne retrouve la paix que dans le grand silence et la grande solitude de la nature… J’échange sans hésiter une nuit dans un grand hôtel contre la délicieuse insécurité d’un mauvais campement dans une forêt tropicale ou un désert saharien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette vie « ordinaire » à La Rochelle, vous décidez un jour de la quitter. Un « coup de tête » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, plutôt une décision secrètement mûrie. J’avais à peine 15 ans et je m’ennuyais prodigieusement à l’école. Je ne voyais aucune raison de rester assis des heures face à des enseignants qui essayaient de me transmettre un savoir uniquement livresque. J’habitais près de la mer, je voyais les bateaux partir pour les horizons lointains. Je brûlais d’envie d’aller voir ces horizons, et les autres horizons qui se cachent derrière ces horizons ! Très tôt, je me suis dis que la meilleure école pour moi, c’était le monde ! Je me suis embarqué comme matelot sur le «  Jeanne d’Arc » et j’ai fait deux fois le tour du monde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’avez-vous appris pendant ces deux années?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La peur délicieuse du voyageur qui pénètre soudain dans une terre inconnue, une culture inconnue, des manières de vivre totalement différentes… J’ai appris à me mettre volontairement au bord du danger, à aller volontairement à la rencontre de situations totalement étrangères à mon propre mode de vie et de pensées… Pour découvrir une terre nouvelle, il faut être très ouvert, très « poreux » et donc très vulnérable et fragile… J’ai aimé passionnément ouvrir, très tôt le matin, les yeux sur des cieux inconnus à l’autre bout de la planète. Plus tard, dans ma vie d’homme, j’ai gardé cette délicieuse habitude de me lever avant l’aube, de laisser ma famille dormir et de m’offrir, dans la solitude bienheureuse des premières lueur du matin, ce secret rendez-vous avec la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes plutôt un solitaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est effectivement un trait de mon caractère. J’aime la solitude, mais une solitude nourrie de la mémoire des rencontres, des visages…. Je ne suis pas un de ces solitaires taciturnes, volontiers misanthrope ! J’aime aussi la vie de communauté, de compagnonnage fraternel, celle que j’ai découvert chez les Eclaireurs, celle que j’ai vécu ensuite avec intensité dans la Marine, un univers militaire où il y a un sens intense de la vie commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un univers très cadré pour un jeune comme vous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je bataillais ferme contre toute forme d’autorité mais j’en avais besoin ! La Marine m’a effectivement cadrée et m’a, de ce point de vue, plutôt aidé à me construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Après deux ans de tour du monde, vous posez votre sac…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Retour effectivement à quai où j’enchaîne les petits boulots sans intérêts. Ma vie m’ennuie et je ne sais pas comment nourrir le feu et l’ambition qui couvent en moi. Un jour, des amis me parlent d’une petite troupe de théâtre qui est en train de se constituer à La Rochelle. Je ne suis, alors, pas franchement attiré par ce monde-là. J’ai vu dans mon enfance des « Avares » poussiéreux qui ne m’ont pas vraiment donné la vocation. Je pousse quand même la porte de cette troupe, pour voir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La révélation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La chance de rencontrer deux femmes qui vont m’aider à trouver mon chemin : l’une est metteur en scène et l’autre, professeur de danse. J’avais fait le tour du monde, j’étais déjà, malgré mon jeune âge, un grand voyageur et le théâtre m’offre un autre voyage extraordinaire, non plus géographique, mais intérieur. Il me faut apprendre à « voyager » dans la peau de personnages autre que moi. Je me lance alors à corps perdu dans cet univers où je travaille comme un forcené avec beaucoup de passion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Endosser le personnage d’un autre, c’est un moyen pour vous de vous mettre en « vacance » de vous-même ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Certainement  une manière de fuir la question qui me taraude : « qui suis-je ? » C’est la magie du métier de comédien : pendant quelques heures, quelques jours vous est donné la grâce d’être un autre ! Une formidable richesse car, en fouillant ainsi les caractères des autres, on apprend aussi beaucoup sur soi-même. Un risque cependant, celui de se « zapper » littéralement soi-même, de n’être plus, dans une fuite en avant, que la succession des personnages fictifs qu’on habite un moment. A force de s’étourdir ainsi dans un monde fictif, on risque « d’estourbir », de tuer son être réel ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est un risque, le succès ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’étais plutôt doué, j’avais au fond de moi cette mystérieuse alchimie qui me permettait  d’être un comédien apprécié, de plus en plus sollicité par le théâtre, le cinéma, la télévision… Alors, bien sûr, j’ai cédé, comme tant d’autres, aux sirènes du succès. Toutes les portes s’ouvraient devant moi : j’étais connu et reconnu, je gagnais fort bien ma vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Enfin comblé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas du tout ! Bien au contraire ! Je restais totalement insatisfait. Une part de moi-même, la plus enfouie, la plus secrète, me disait déjà que ma vie ne pouvait pas se résumer à tout ce « paraître ». Je savais confusément combien j’étais dans l’imposture…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mot est fort…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vivais dans une sorte de décalage : l’image que ce métier me renvoyait de moi-même ne me correspondait pas et suscitaient agacement, frustration et colère. J’ai accumulé une charge gigantesque de stress. Pour me donner malgré tout bonne conscience de faire ce métier, je travaillais comme un fou, j’acceptais quantité de propositions, au théâtre,  à la radio, au cinéma, comme metteur en scène ou comme documentariste. Je tentais désespérément , par la suractivité, d’étouffer la petite voix qui, en moi, m’appelait à autre chose de plus vrai et de plus essentiel. Cette petit voix qui, en fait, me murmurait : « sois honnête avec toi-même, tu n’est pas vraiment heureux dans cette vie-là». Aujourd’hui, lorsque je porte un regard en arrière sur mon existence, je n’ai pas de regret car j’ai eu aussi la chance de vivre des choses formidables. J’ai aussi conscience que ce métier de comédien apporte beaucoup de joies au public. Je ne suis donc pas dans l’amertume : je commence juste à prendre conscience combien « apprendre à vivre », combien marcher vers sa vérité, combien être en paix avec soi-même demande de temps, et combien cette marche est sinueuse et… coûteuse ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Longtemps, alors que vous étiez « en haut de l’affiche », vous avez vécu avec le mystérieux présentiment qu’il allait vous arriver quelque chose de grave…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Effectivement, j’ai vécu des années avec l’idée que tout cela allait un jour me « péter à la gueule ». Je ne savais pas comment : accident, dépression, maladie… Lorsque j’étais jeune matelot, dans le bar douteux d’un port du bout du monde, une cartomancienne m’avait dit : « toi, vers 45, 50 ans, t’es mort ! » Je n’étais pas superstitieux mais j’ai quand même voulu « bouffer » la vie au plus vite. Pendant des années, j’ai vécu dans l’urgence et la boulimie d’exister. J’ai couru comme un malade…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme un… « malade » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et voilà : le mot est lâché !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment avez-vous appris votre cancer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je jouais « Becket » sur la scène du théâtre de Paris. Nous terminions une tournée épuisante, pleine de problèmes. J’étais fatigué, stressé, j’étouffais. Un soir de novembre 2000, j’ai ressenti une vive douleur au rein. Mais je n’ai pas voulu m’arrêter. Chaque soir, je  me faisais une piqure avant le levé de rideau ! J’étais totalement enfermé dans la frénésie. Les douleurs persistants, il m’a donct bien fallu consulter. L’échographie a révélée une masse sombre inquiétante. Le médecin a tenté de me rassuré et m’a proposé de faire une ponction. Mais je savais que c’était inutile : je n’avais pas besoin d’un examen médical de plus. Je savais parfaitement que j’avais un cancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lorsque le mot est prononcé, le sol se dérobe soudain sous vos pieds ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas du tout. Je n’ai pas sombré dans le désespoir. J’ai même été envahis d’un grand calme. J’ai immédiatement accepté la maladie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sans révolte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Je n’étais pas étonné. Je savais depuis des années que quelque chose comme cela allait m’arriver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avez-vous eu le sentiment de vous être « fabriqué » votre cancer, d’en être pour une part responsable ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sur ce point, il faut être très prudent. Une maladie comme le cancer peut sans doute être lié, pour une part, à notre stress, à des traumatismes psychiques liés à nos modes de vie. Mais, avec le même « terrain » biologique prédisposant à un cancer, certains vont développer la maladie et d’autres pas. Le dérèglement des cellules reste très mystérieux. Sans doute avais-je en moi un terrain « fertile » pour ce type de maladie… Sans doute, la frénésie de ma vie a-t-elle « labouré » ce terrain fertile au point de favoriser l’éclosion cancer… Peut-être, mais qu’importe ! Je crois qu’il ne faut pas ajouter la culpabilité à la maladie. C’est inutile, et même dangereux, de se rendre responsable de son cancer, de chercher, coûte que coûte, des explications rationnelles. A quoi bon se dire : « Si j’avais vécu autrement, si je n’avais pas rencontré telle ou telle difficulté dans ma vie, je n’aurai pas le cancer ». Ce qu’il faut, c’est faire un travail sur soi, prendre le temps de réfléchir en profondeur à ce qu’il convient de changer dans sa vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous saviez, vous, depuis longtemps qu’un jour, il faudrait changer de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Le cancer allait m’en donner l’occasion…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme si l’annonce de votre maladie allait  vous permettre, certes dans des conditions dramatique, d’écouter enfin votre « petite voix intérieure » ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Plus tard, après mon opération, un médecin m’a posé une question incongrue que je lui ai fait répété plusieurs fois avant de la comprendre : « quels sont les besoins que satisfait ta maladie ? » J’ai ruminé cette question et j’ai effectivement fini par découvrir que le cancer, de manière tout à fait paradoxale, satisfaisait effectivement certains désirs que, jusque-là, j’avais censuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Par exemples ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n’étais plus obligé de continuer à jouer une pièce qui m’épuisait. Pas obligé de répondre à toutes les demandes d’ interviews. Plus obligé de courir comme un fou. Plus obligé de rester dans le paraître et la notoriété… J’avais enfin le droit de me reposer, de vivre en paix, de ne plus me préoccuper de ma carrière et de la vaine « gloire » qui m’accaparait tant depuis des années…La liste était longue. Cela peut paraître choquant, mais, effectivement, l’annonce de cette maladie grave me permettait enfin de changer de vie, comme une part de moi-même le réclamait depuis si longtemps. Je pense que mon corps ne m’a pas lâché : il m’a prévenu qu’il était temps de me recentrer sur l’essentiel, de me pencher enfin sur le sens de mon existence et sur l’urgence d’aimer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et vous avez effectivement changé de vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Pendant trois ou quatre mois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas davantage !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Incorrigible, je suis retombé dans le piège, j’ai laissé mon agenda se remplir à nouveau de manière démesurée, je me suis mis à courir à nouveau après le succès. Et plus je cédais à nouveau aux sirènes, et plus j’étais en colère contre moi. Et plus j’en voulais à la terre entière. Je savais que je devais changer de route mais je retombais dans les mêmes ornières. J’acceptais le film que j’aurai dû refuser, l’enregistrement dont je pouvais me passer… Le tourbillon, à nouveau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jusqu’à cette récidive au poumon, il y a deux ans…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sans doute avais-je la tête dure ! Il m’a fallu cette seconde alerte et cette nouvelle opération pour, cette fois, m’arrêter enfin de courir ! Ouvrir une nouvelle page de mon existence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’êtes-vous en train d’écrire sur cette page ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment vous dire ? Les mots nous trahissent lorsqu’il faut décrire un voyage intérieur, des paysages intérieurs… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Diriez-vous que vous vivez une sorte de « conversion » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si se convertir, c’est changer de route radicalement, si c’est tomber du cheval de ses certitudes, si c’est briser les fausses images de soi-même, si c’est oser marcher sur un chemin nouveau plus vrai et plus intérieur qui mène à la paix… alors, oui, je suis en train de vivre une forme de conversion. Vous savez, je crois que rien de fécond ne se crée dans le bruit et l’agitation. Le cancer a mis tout à coup du silence et de la lenteur dans la cacophonie frénétique de mon existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Apprivoise-t-on l’idée de sa propre mort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Notre monde occidental a tord de cacher et de nier la mort. Je crois que l’idée selon laquelle notre vie – que nous soyons malade ou pas – aura inexorablement un jour une fin est une idée très… salutaire ! Se savoir mortel est sans doute le plus sûr moyen de se sentir vraiment vivant… Il faut vivre l’instant présent, ne pas remettre son existence à demain… Les moines se lèvent pendant la nuit pour prier. Ils appellent cela, je crois, les « Vigiles ». Eh, bien, nous n’avons pas de tâche plus urgente que d’être « vigilant », que de marcher vers notre éveil…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cela fait plusieurs fois que vous semblez dire que cette maladie n’a pas que des effets négatifs sur votre vie. Et je songe à cette phrase que Bernanos fait dire à son « Curé de Campagne » : « Tout est grâce ». Pourriez-vous prononcer cette phrase, scandaleuse, à bien des égards ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, sans hésitation. J’ai couru après la paix et le bonheur toute ma vie. Et je n’en ai, paradoxalement, jamais été aussi proche…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A cause de la maladie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non pas « à cause », mais « grâce à » la maladie ! Je n’ai évidemment pas souhaité ce cancer et si Dieu existe, ce n’est pas lui qui me l’a envoyé comme une sorte d’épreuve. Ou alors c’est un Dieu pervers ! Mais cette maladie m’aide, paradoxalement à découvrir en moi et chez les autres une force insoupçonnée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- S’il fallait nommer cette « force » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le mot qui, spontanément, vient aux lèvres de tant d’hommes et de femmes sur cette terre – et qui me vient aussi aux lèvres -  est, je crois, le mot « Dieu »… Mais je ne le prononce pas sans hésiter. Les mystiques de toutes les grandes religions préfèrent se taire devant l’ineffable, l’indicible… Le nom de Dieu est imprononçable ! Mais si vous insistez, je peux vous donner trois mot qui lui ressemble : amour, paix, lumière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous croyez qu’Il existe ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si vous me demandez si je suis croyant, je vous réponds « oui ». Je n’ai jamais été athée. Longtemps, je me suis cru agnostique. Aujourd’hui, je pense être croyant. Je crois à cette force inouïe, à cette lumière, à cette puissance d’amour. Je n’arrive pas à penser cette vie, ce monde, cette univers sans croire qu’il y a « quelque chose » ou « quelqu’un » à l’origine de tout cela. Je sens que cette force d’amour habite en chacune et en chacun de nous et que notre travail est de lui permettre de respirer en nous. Je ne peux pas ne pas croire au mystère car sinon la vie n’a strictement aucun sens ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette force d’amour, vous lui « parlez » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je m’adresse effectivement à « quelqu’un ». Je lui dit « Tu ». Je prends, chaque matin, un long moment de méditation. J’ai appris quelques techniques yoga. Je travaille la respiration, la position du corps… Méditer, c’est à la fois se recentrer et se décentrer. S’oublier et chercher à se trouver. Ecouter la profondeur de son être et aller aussi à la rencontre de l’Autre qui habite en nous… Méditer m’aide à « faire le vide », à aller vers cette « vacuité mentale », ce silence intérieur, si difficile à obtenir : nous avons perpétuellement un « film » qui tourne dans notre tête et notre cœur et qui nous empêche de nous mettre à l’écoute de l’essentiel…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette Bible, là, sur votre bureau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle est là, effectivement à portée de main. Je tente de m’en approcher. Peut-être un reliquat de la fibre protestante de mon enfance ! J’avoue avoir un peu de mal avec la violence de certaines pages de l’Ancien Testament. J’aime mieux le Nouveau ! En tant qu’acteur, je suis fasciné par la fantastique « présence » de Jésus, par la dramaturgie de certaines scènes des Evangiles. Certains miracles me touchent. Cette douce confiance de Marie, cette foi, à – presque –toute épreuve, des disciples… Pendant trente ans, le Christ mène une vie ordinaire, presque obscure, et tout à coup, il se passe quelque chose d’inouïe en lui. Quel mystère ! Et quelle fécondité ! Trois ans à arpenter un territoire somme toute assez petit et plus de deux millénaires de foi répandue sur la terre entière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dieu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une part de moi l’attends et l’espère… même si je vis au beau milieu d’un énorme point d’interrogation ! J’ai conscience de ma pesanteur, je me sens incapable d’aller Le chercher mais Lui peut venir à ma rencontre… Peut-être est-ce même ce qu’Il est en train de faire, en aiguisant en moi cette soif de paix et de connaissance de mon propre mystère. Je n’en sais rien, car nous ne sommes pas dans l’ordre de savoir. Dans le domaine de la spiritualité, il faut sans doute écouter davantage les poètes que les théologiens et les philosophes ! Je crois qu’aujourd’hui, malgré cette maladie, j’ai le cœur suffisamment en paix et « l’oreille interne » suffisamment en éveil, pour essayer d’écouter le mystère… Mais, franchement, je ne saurai vous en dire plus. La question est énorme ! Dieu ? Qui peut répondre avec certitude ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous aimeriez qu’il existe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui. Je ne « sais » pas, mais je fais confiance. J’aimerai pouvoir me baigner dans cette lumière-là…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-6042606822671920037?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/6042606822671920037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=6042606822671920037&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6042606822671920037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6042606822671920037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/07/bernard-giraudeau-et-dieu.html' title='Bernard Giraudeau et Dieu'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1023384856490048532</id><published>2010-06-21T16:12:00.002+02:00</published><updated>2010-06-21T16:16:12.258+02:00</updated><title type='text'>Mon Père, mon Frère</title><content type='html'>&lt;em&gt;En marge de l'année presbytérale...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À toi qui parla avec passion à l’enfant que j’étais de cet homme nommé Jésus, je veux dire merci. &lt;br /&gt;À toi qui fus mon aumônier, au collège, aux scouts, au lycée, je veux dire merci. &lt;br /&gt;À toi qui fis découvrir au jeune étudiant le feu de l’Évangile, je veux dire merci. À toi qui célébras notre mariage : merci. &lt;br /&gt;À toi qui fus toujours attentif, lorsque la vie se fit doutes et blessures : merci. À toi qui célébras le baptême de nos enfants, le « départ » d’un parent, présence fraternelle aux grands événements de la vie : merci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À toi qui choisis d’être prêtre au travail, curé d’une banlieue « difficile », pour offrir une once d’espérance aux O.S. de la vie : merci. &lt;br /&gt;Merci à toi – à vous, tous les prêtres qui croisèrent ma route – d’avoir osé la belle folie de l’Évangile. &lt;br /&gt;Merci, ami curé, d’être cet homme donné à notre petit peuple en chemin. &lt;br /&gt;Merci pour ta prière, tes encouragements, tes saintes colères, ta fatigue, ta patience, tes impatiences, tes homélies lumineuses, tes sermons ennuyeux, ton amitié fidèle, tes blagues de curé, ton « col romain » ou ton « col roulé ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci pour cette vie choisie malgré d’inévitables blessures.&lt;br /&gt;Pudique, tu les évoques peu, mais je sais tes heures de solitude, ces instants où la tendresse d’une femme te manque, où s’avive l’absence d’enfant… &lt;br /&gt;Parfois, tu te dis que ce célibat si fécond pour certains est peut-être trop lourd pour d’autres pourtant habités d’une authentique vocation. &lt;br /&gt;Tu te prends à rêver du jour où le choix sera possible pour les générations qui te suivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais aussi combien tu aimes cette Église que tu sers avec générosité, même si parfois elle te blesse par ses lenteurs, ses peurs, ses rigidités, ses retours en arrière. Mais je sais aussi les joies que te procurent ses avancées, ses courages, ses paroles de vie, cette magnifique utopie évangélique qu’elle annonce, à temps et à contretemps, à tous les assoiffés de ce monde.&lt;br /&gt;Je sais tes agacements devant certaines lois ecclésiales que ta fidélité t’invite à respecter, mais qui brisent ton cœur de pasteur devant l’urgence qu’il y a à offrir un visage de compassion à celles et ceux qui souffrent dans leur vie et dans leurs amours.&lt;br /&gt;Je sais combien tu aspires à une Église où le partenariat clercs-laïcs, hommes-femmes, jeunes prêtres-curés plus âgés, évêques-fidèles, Rome-diocèses soit plus confiant. Mais je sais aussi comment, sans te lasser, tu te fais artisan, là où tu es envoyé, de cette confiance, de cette communion toujours à bâtir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais bien des raisons de te décourager, ami curé, dans cette Église occidentale qui se cherche un avenir, que des scandales secouent, mais tu marches sur le chemin au côté de celui qui est la Source et ton cœur brûle à l’écho de sa Parole.&lt;br /&gt;Tu nous accueilles, qui que nous soyons, dans cette Église superbement divine et pauvrement humaine, à bord de cette jeune vieille barque que tu aimes malgré tout. Pour nous, avec nous, tu gardes le cap de bonne espérance car tu sais que la joie nous est promise. &lt;br /&gt;De tes mains surgit le pain pour la route. &lt;br /&gt;Tu es prêtre, mon Frère. &lt;br /&gt;Avec toi, nous sommes l’Église… &lt;br /&gt;Merci !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1023384856490048532?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1023384856490048532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1023384856490048532&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1023384856490048532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1023384856490048532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/06/mon-pere-mon-frere.html' title='Mon Père, mon Frère'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7426824971354399657</id><published>2010-06-13T12:56:00.001+02:00</published><updated>2010-06-13T12:59:36.584+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le dimanche 13 juin 2010</title><content type='html'>11ème Dimanche du Temps Ordinaire Année C&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos trois lectures, Frères et Sœurs, se sont données le mot aujourd’hui, pour essayer de nous faire un peu réfléchir à l’attitude que nous entretenons avec la loi, avec la morale… &lt;br /&gt;Il est vrai que notre manière d’envisager à quelle condition peut nous être accordé le pardon de Dieu n’est pas toujours très juste, il faut bien l’avouer. &lt;br /&gt;Nos lectures de ce jour peuvent nous aider à  faire un bout de chemin spirituel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par cet épisode célèbre mais pas très glorieux de la vie du grand roi David.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David, un soir, alors qu’il se promène sur la terrasse de son palais à Jérusalem, aperçoit une très jolie jeune femme en train de… prendre son bain. &lt;br /&gt;Je vous laisse imaginer la scène… &lt;br /&gt;…enfin, pas trop quand même !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement, il désire cette femme, la splendide, la douce, la fascinante Bethsabée. &lt;br /&gt;Mais pas de chance, elle est mariée à Ourias le Hittite partit, au nom du roi, faire le siège de l’ancêtre de la ville d’Amman.&lt;br /&gt;David n’hésite pas très longtemps, cède à ses pulsions, envoie paître la bonne morale et séduit Bethsabée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais notre feuilleton biblique se complique lorsque, quelques temps plus tard, la belle tombe enceinte. &lt;br /&gt;Gare au scandale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David imagine alors un vilain stratagème : il trouve une mission plus ou moins « bidon » pour faire revenir Ourias, le temps d’une permission. &lt;br /&gt;Ainsi, lorsque le guerrier aura passé quelques jours avec son épouse, il sera facile de lui attribuer l’enfant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, nouveau rebondissement :Ourias, bien qu’il ne soit pas juif, sait que la loi de Moïse impose la continence aux guerriers en campagne. Il refuse donc d’aller chez lui retrouver sa femme.&lt;br /&gt;Le scandale risque d’éclater : l’article dans le « Canard enchaîné » de l’époque se profile dangereusement à l’horizon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire ? &lt;br /&gt;Je vois à vos yeux, Frères et Sœurs,  que vous attendez l’épisode suivant de cette version biblique de « Plus belle la vie » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voici : David renvoie Ourias au front et demande à ses chefs de le placer en première ligne afin qu’il se fasse tuer. &lt;br /&gt;Pas d’autre solution que d’éliminer le mari gênant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui, tristement, arrive. &lt;br /&gt;Les délais légaux du deuil passé, David peut enfin installer officiellement Bethsabée au palais et reconnaître l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire sordide qu’on croirait sorti d’un mauvais scénario de « série B » mais qui se trouve pourtant en toutes  lettres dans la bible, au 2ème livre de Samuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la morale, me direz-vous ? &lt;br /&gt;Eh bien la voici, dans notre texte qu’il nous faut regarder de près ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prophète Natan, parfaitement au courant des turpitudes de son roi, va trouver David. &lt;br /&gt;Habilement, il commence par lui raconter une petite histoire : &lt;br /&gt;« je connais un homme qui, dans une ville de ton royaume, s’est mal conduit. Bien que riche et possédant un important bétail, il a chipé la seule agnelle de son voisin pour ripailler avec ses amis ». &lt;br /&gt;David et choqué et veut immédiatement sévir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Natan lui dit : « ce mauvais riche, c’est toi ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On imagine aisément la scène suivante : poussant son avantage le prophète Natan pourrait passer un « savon » royal à David, le mettre face à son péché, le plonger dans sa culpabilité, lui faire la honte de sa vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, il fait exactement le contraire ! &lt;br /&gt;Avant d’obtenir le moindre regret de David, Natan lui annonce que Dieu ne renie aucun de ses bienfaits ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait la liste de tout ce que Dieu lui a donné et il ajoute même cette phrase surprenante : &lt;br /&gt;«si ce n’est pas encore assez, j’y ajouterai tout ce que tu voudras ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici, Frères et Sœurs, sans doute l’une des plus belles définitions du pardon ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu passe par-delà le péché et l’infidélité de David, Dieu continue d’aimer et de donner. &lt;br /&gt;Natan dit tout cela à David avant qu’il ait le temps d’ouvrir la bouche et d’exprimer le moindre pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, Frères et Sœurs, le pardon de Dieu n’est pas conditionné par notre conduite, par nos actes. &lt;br /&gt;Il est d’avance donné. Ce n’est pas par nos actes – fussent-ils de repentance - que nous sommes « justifiés », c’est-à-dire, comme un instrument de musique, « accordé » à l’amour de Dieu. C’est par grâce, par don gratuit de Dieu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est parce que, tout à coup, il se sait pardonné, que David prend conscience de son péché ! &lt;br /&gt;Et qu’enfin il se met spirituellement en marche sur un chemin de renouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, Frères et Sœurs, comme souvent avec le Christ des Béatitudes, l’ordre des choses est inversé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous croyons que notre changement d’attitude est un préalable au pardon de Dieu, alors que c’est l’inverse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu ne met pas de condition à son pardon et à son amour.&lt;br /&gt;Le changement d’attitude n’est pas le préalable au pardon, il en est la conséquence ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque, malgré ce que j’ai pu faire ou dire, Dieu me garde son amour, je ne peux qu’être entraîné, devant un tel amour, un tel pardon totalement gratuit, à changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est, si j’ose dire, Frères et Sœurs, une « sacré » révolution dans notre conception de la morale ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint Paul nous le dit à sa façon très théologique dans notre seconde lecture : « ce n’est pas en observant la Loi que l’homme devient juste devant Dieu, mais seulement par la foi en Jésus Christ ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit : ce n’est pas en obéissant aveuglément à des principes moraux – fussent-ils extraordinaires - que je m’ajuste à Dieu, ce n’est pas en respectant toute une liste de règles qui me rassurent en me faisant espérer être du « bon côté », c’est en prenant conscience de l’amour infini et inconditionnel de Dieu pour moi que je suis amené à changer, à me renouveler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu aime le premier, qui que je sois, et quoi que j’ai pu faire. La grâce est toujours donnée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Zundel, un prêtre suisse qui fut un grand maître spirituel, le dit avec ses mots : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Evangile est une mystique, ce n’est pas une morale. Une morale, c’est une conformité à une Loi. Une mystique, c’est une prise de position en face de Quelqu’un. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre épisode évangélique, on voit bien que le pharisien ne comprend rien à ce qui se passe sous ses yeux. &lt;br /&gt;Comment Jésus peut-il laisser une prostituée se comporter ainsi ? &lt;br /&gt;Il devrait la chasser car elle doit d’abord, selon la « bonne morale » pharisienne, commencer par changer de vie avant d’oser se présenter ainsi devant le Seigneur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est justement parce que Jésus ne la chasse pas, que cette femme pleure et lave de ses larmes les pieds du Christ. &lt;br /&gt;Elle a immédiatement compris qu’elle était d’emblée pardonnée, que le pardon de Dieu lui est accordé sans condition préalable. &lt;br /&gt;Cela n’efface pas sa faute. Elle connaît son péché mais elle se sait pardonnée sans condition. &lt;br /&gt;Elle sait maintenant le chemin de conversion qu’elle doit accomplir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, Frères et Sœurs, je vous invite à ne pas « zapper » la fin de notre passage d’Evangile. &lt;br /&gt;Il est dit de Jésus qu’il était accompagné des Douze « ainsi que des femmes qu’il avait délivrées d’esprit mauvais ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les pécheurs pardonnés marchent dans le sillage du Christ, sans être condamnés, rejetés, interdits de pardon, exclus de la sainte table de la Résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A méditer dans notre Eglise d’aujourd’hui, dans notre communauté, dans nos relations avec celles et ceux que nous jugeons et rejetons parfois au nom de la conception souvent étriquée que nous nous faisons de la morale chrétienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise Pascal a écrit quelque part  : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La vraie morale se moque de la morale » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7426824971354399657?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7426824971354399657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7426824971354399657&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7426824971354399657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7426824971354399657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/06/meditation-pour-le-dimanche-13-juin.html' title='Méditation pour le dimanche 13 juin 2010'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-796184839650811233</id><published>2010-06-02T13:21:00.002+02:00</published><updated>2010-06-02T13:26:24.210+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le dimanche 6 juin 2010</title><content type='html'>Saint sacrement du corps et du sang du Christ&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Donnez-leur vous-même à manger...&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Donnez-leur vous mêmes à manger ». Nous ne méditerons jamais assez ces mots du Christ dans lesquels se concentre toute notre mission de chrétiens.&lt;br /&gt;La foule est là, en plein désert. Les disciples ont les pieds sur terre : ils savent que les gens ont faim et qu’il est impossible de les nourrir. La meilleure solution est donc de les renvoyer vers les villages alentour. Mais, une fois encore, Jésus les surprend. Contre toute logique, il prétend nourrir la foule. Ou, plus exactement, il affirme que ses disciples vont pouvoir le faire ! Le Christ ne leur donne pas un ordre, mais témoigne une confiance sans limites. Eux s’estiment incapable de répondre aux attentes de la foule. Lui les convainc qu’ils peuvent le faire.&lt;br /&gt;Le véritable miracle n’est pas tant la multiplication des pains et des poissons mais la conversion des disciples qui, poussés, portés par la foi que Jésus met en eux, se découvrent la force de nourrir et d’aimer leurs frères. &lt;br /&gt;Souvent, nous sommes comme les disciples : devant l’urgence de la tâche et l’étendue du champ à moissonner, nous perdons courage. Comment répondre à toutes ces faims et soifs de notre monde ? Seuls, nous ne pouvons pas grand-chose. Mais nous pouvons laisser le Christ décupler, multiplier nos pauvres forces humaines. Il nous faut pour cela nourrir notre propre faim et soif à la table où Jésus nous convie.&lt;br /&gt;Le saint Sacrement ? Meilleur chemin vers nos frères et sœurs !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-796184839650811233?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/796184839650811233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=796184839650811233&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/796184839650811233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/796184839650811233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/06/donnez-leur-manger.html' title='Méditation pour le dimanche 6 juin 2010'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-3350651993132089780</id><published>2010-04-10T16:55:00.002+02:00</published><updated>2010-04-10T18:02:57.304+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche 11 avril 2010</title><content type='html'>Dimanche de la Divine Miséricorde Année C&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Dieu n’est pas une évidence !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les disciples ont peur. Ils vivent retranchés, claquemurés, verrouillés. Et leur enfermement, Frères et Sœurs, n’est pas que physique, géographique, matériel ; il est sans doute aussi spirituel. &lt;br /&gt;Le verrou ne bloque pas que la porte, mais aussi l’âme et le cœur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment continuer de croire en Jésus alors que celui-ci vient de subir le plus atroce des supplices ? &lt;br /&gt;Alors qu’il a rendu son dernier souffle, cloué sur l’abject gibet de la croix…  &lt;br /&gt;Et s’ils s’étaient tous trompés ? &lt;br /&gt;Et si l’homme de Nazareth n’était pas le Messie annoncé, promis, tant espérés ? &lt;br /&gt;Et si tout cela n’était qu’une jolie fable ? &lt;br /&gt;Voici que le doute s’insinue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attitude tellement humaine ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme eux, nous subissons régulièrement les vents contraires : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;face à la maladie, face à la mort, face aux grandes épreuves de l’existence, devant le désamour, la séparation, le divorce, l’incommunicabilité entre générations, face à une vie professionnelle de plus en plus stressée où la variable « humaine » semble si peu compter, notre foi, parfois,  ne pèse pas bien lourd face aux assauts de la désespérance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes alors des croyants qui doutent, des « mal-croyants », autrement dit des « mécréants » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, en cela, nous sommes bien les frères jumeaux de Thomas ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme lui, nous cherchons des preuves mais nous  ne trouvons bien souvent sur notre route que des épreuves… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fragilité de notre condition humaine : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu n’est jamais une évidence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas si facile de croire à la Résurrection !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre premier réflexe est alors de nous culpabiliser : si nous doutons, c’est que nous ne sommes pas de « bons chrétiens »…&lt;br /&gt;N’oublions pas cependant que notre foi, parce qu’elle est vivante, n’est pas une certitude inébranlable. C’est un chemin de rencontre, une histoire d’amour faite d’instants d’intimité avec le Seigneur et d’inévitables moments de nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jésuite François Varillon dénonçait « l ‘irritante attitude qui exclut de la religion l’interrogation, et par là l’inquiétude ».&lt;br /&gt;Et Blaise Pascal affirmait : « Douter de Dieu, c’est déjà y croire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, ne nous révoltons pas trop vite contre ce fond d’incroyance qui se terre en nous. Acceptons nos difficultés à croire en Dieu, regardons nos doutes, non pas comme une impasse, mais au contraire comme un chemin de vie, comme la preuve que notre foi est vivante, qu’elle ne se contente pas de réciter son catéchisme, de ne faire du christianisme qu’un conformisme de plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce doute qui, inévitablement nous assaille, il nous faut apprendre à l’apprivoiser, car, bien loin de nous écraser, il peut devenir pour nous – comme pour Thomas – un sentier de purification de notre foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voudrions des preuves, nous aimerions tant trouver Dieu à la sortie d’une belle équation mathématique, au bout d’un magnifique raisonnement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Dieu ne se prouve pas : il s’éprouve ! &lt;br /&gt;Dieu ne se démontre pas : il se dévoile. &lt;br /&gt;La foi n’est pas une évidence, l’existence de Dieu n’est pas une certitude : c’est une rencontre d’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu révèle ce qu’il est par ce qu’il fait » écrit encore Varillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que la religion devient une certitude casquée et armée, elle devient dangereuse ! Elle vire à l’intégrisme, elle transforme les Béatitudes en bombes ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a tôt fait, au nom de la « sainte doctrine », de désigner les mécréants, de condamner les impurs, de critiquer les « liturgiquement incorrects », de juger celles et ceux pour qui la vie est plus chaotique, prétendument moins morale…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop de certitude tue la douce certitude de la foi.&lt;br /&gt;Trop de certitude tue et  empêche la lente maturation de la foi qui n’est pas une simple adhésion à une doctrine mais rencontre personnelle avec le Christ…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aujourd’hui le dimanche de la « Divine miséricorde ». Etre miséricordieux, c’est avoir l’humilité d’admettre la faiblesse, la sienne, celle des autres, la difficulté qu’il y a à vivre et à croire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Seul un moi vulnérable peut aimer son prochain » écrivait le philosophe Emmanuel Lévinas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christ, voyez-vous, Frères et Sœurs, n’a pas peur de nos doutes, il ne nous les reproche pas, il ne les désigne pas comme des péchés ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sait, Lui qui a crié son abandon sur la croix, combien, entre la pesanteur et la grâce, l’espérance et la désespérance, notre cœur est souvent tiraillé, déchiré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Chacun porte en soi le trésor de sa sérénité intérieure ou de son découragement » disait Plutarque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à la « blessure de vivre », souvent notre cœur se verrouille, se referme. &lt;br /&gt;Et voici que le Ressuscité  vient forcer la porte de notre cœur et y faire lever le grand vent de la paix intérieure !&lt;br /&gt;Osons, malgré notre nuit, tomber à genoux devant lui et lui dire : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » &lt;br /&gt;« J’aime les mécréant », dit Dieu ! Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-3350651993132089780?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/3350651993132089780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=3350651993132089780&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3350651993132089780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3350651993132089780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/04/meditation-pour-le-dimanche-11-avril.html' title='Méditation pour le Dimanche 11 avril 2010'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-5272894244888018611</id><published>2010-03-31T15:52:00.001+02:00</published><updated>2010-03-31T15:54:08.001+02:00</updated><title type='text'>Divine espérance</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Méditation pour Pâques&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici que l’obscurité cède  le pas à la lumière !&lt;br /&gt;Voici que l’incroyable espérance se réalise : la souffrance ne gagnera pas, la mort n’aura pas le dernier mot…&lt;br /&gt;Voici qu’un homme surgit du gouffre du tombeau pour nous tendre la main. &lt;br /&gt;Voici qu’en se relevant de la mort, le Christ nous relève par le même mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit est la nuit de la divine espérance, ce matin est le premier matin du monde : nous arrivons avec le poids de nos vies. Nous savons que nombre d’entre nous ne sont pas épargnés par le tragique de l’existence. Chômage, maladie, mort brutale surgissant toujours trop tôt, amours qui ne se disent plus ou si peu, pardons impossibles, claquemurés dans le ressentiment, incompréhensions mutuelles en famille, au travail, entre parents et enfants, solitude…&lt;br /&gt;Nous savons combien la trame de nos vies est –inévitablement – tissée d’obscurité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande, la bonne nouvelle de cette nuit pascale, de cette aube nouvelle, la voici : par la folie de la croix, voici que le propre Fils  de Dieu vient nous prêter main forte. Son épaule est solide qui vient porter nos propres croix. &lt;br /&gt;Le « Très Haut » se fait « Très Bas » pour mieux nous relever de sa main vigoureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de refermer la page du Vendredi saint.&lt;br /&gt;Il est temps de laisser notre cœur s’embraser au feu de l’Esprit.&lt;br /&gt;Il est temps de nous laver l’âme dans les eaux du baptême nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici venu le temps de tous les commencements, cet instant où – quel que soit notre age, notre histoire, nos blessures, nos limites… – Dieu vient nous créer, nous re-créer, comme il créa le ciel et la terre.&lt;br /&gt;Voici, pour nous toutes et nous tous, le temps de l’éveil.&lt;br /&gt;« Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-5272894244888018611?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/5272894244888018611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=5272894244888018611&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5272894244888018611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5272894244888018611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/03/divine-esperance.html' title='Divine espérance'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-5837951105298169163</id><published>2010-03-13T16:17:00.002+01:00</published><updated>2010-03-13T16:21:57.764+01:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche 14 mars</title><content type='html'>&lt;strong&gt;4ème Dimanche de Carême&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quel est donc, Frères et Sœurs, ce « père » qui manque singulièrement d’autorité et qui laisse ainsi son fils claquer la porte pour aller s’éclater sans vergogne avec l’argent familial ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle de principes éducatifs plutôt « libertaires » qui évoquent son « soixante-huitard » un peu attardé  ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement il laisse le « cher petit » se tirer avec l’oseille pour mener une vie de patachon, mais, au retour, au lieu d’une salutaire « prise de tête » avec l’ingrat, et d’une bonne « volée de bois vert » plutôt méritée,  voici que ce &lt;br /&gt;« père » lui déroule presque le tapis rouge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais où va-t-on ? On voudrait saper définitivement le peu d’autorité parentale qui nous reste qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, frère et sœur, une fois encore l’évangile nous invite à ne pas prendre ses paraboles au pied de la lettre ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus, avec cette histoire de « fils prodigue », tente, une fois encore, de nous dévoiler le « vrai » visage de son Père, loin des caricatures dans lesquels, souvent, nous l’enfermons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a fallu du temps, beaucoup de temps, pour que, dans l’histoire de la Révélation, nous passions progressivement de l’image d’un Dieu tout puissant, hautain, jaloux de son pouvoir, autoritaire, capable parfois de terrible colère à un Dieu de patience et de compassion, « lent à la colère et plein d’amour », un Dieu qui ne condamne pas, un Dieu qui aime à ce point l’homme qu’il le laisse totalement libre. &lt;br /&gt;Quitte à ce que cet homme se serve mal de cette liberté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Dieu qui, quoi que nous ayons fait de nos vies, ne nous laisse pas à genoux dans les ornières de notre culpabilité et derrière les barreaux de nos principes moraux « petits bourgeois »  si souvent étriquées. &lt;br /&gt;Un Dieu qui, toujours, nous relève et nous ressuscite…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Creusons un peu, Frères et Sœurs, l’image que nous avons de Dieu et que le Christ nous invite aujourd’hui à revoir, à modifier, à éclairer d’une lumière nouvelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que font les deux fils ? &lt;br /&gt;Bien que très différents, ils font finalement la même chose : ils « comptent » ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils font des additions, des soustractions, il font « chauffer la calculette » afin de savoir qui a droit à quoi, qui mérite quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « prodigue » commence par estimer que son Père lui « doit » son héritage avant de revenir penaud et d’affirmer qu’il ne « mérite » plus rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre fils, celui qui est resté, celui qui soit-disant n’a pas fait un pas de travers, qui a respecté la bonne morale, qui a toujours dit « oui à Papa » estime que sa fidélité lui donne aussi des « droits » et qu’il « mérite » de la reconnaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Père se fiche éperdument de cette sordide comptabilité ! &lt;br /&gt;L’amour de Dieu ne se met pas en formule arithmétique, il ne se soupèse pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la grande histoire de la Révélation, toute la pédagogie de Dieu consiste justement  à « casser » l’image d’un Dieu comptable, genre grand « contrôleur de gestion » qui noterait, sur son tableau « Excel » toutes nos fautes afin de nous faire payer un jour l’addition ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Epître de St Paul aux Corinthiens, que nous venons également d’entendre, peut nous aider à sortir de cette logique comptable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Apôtre nous dit que :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu efface pour tous les hommes le compte de leurs péchés ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est- ce que cela veut dire ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux hypothèses : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première hypothèse : depuis le commencement du monde, Dieu, comme le banquier grognon du « Petit Prince »,  fait le compte scrupuleux et tatillon de chacun de nos péchés. Puis, dans sa grande mansuétude, il se déclare prêt à « effacer l’ardoise » en envoyant son Fils se sacrifier pour nous, porter à notre place le poids de nos pêchés. Cela s’appelle, dans le jargon religieux, la « substitution » : le Christ serait venu sur terre se substituer à nous, il serait cette  « victime sacrificielle » nécessaire qui, par son sang, rachèterait nos fautes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième hypothèse : Dieu ne sait pas compter ! Dieu est totalement nul en math ! Jamais, depuis le commencement des temps, il n’a comptabilisé nos fautes. Et Jésus est venu sur terre tout simplement pour nous le prouver ! Pour nous dévoiler un Dieu d’amour au pardon infini…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, voyez-vous, Frères et Sœurs, le travail de la Révélation, le travail que nous avons, chacune et chacun à mener, consiste sans doute à passer de la première à la seconde hypothèse ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut tordre progressivement le cou à l’image d’un Dieu comptable. Lorsqu’il dialogue avec Abraham, Dieu ne parle jamais de « péché » mais « d’alliance ». Il ne compte pas, il aime !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Expérience que feront ensuite Moïse, David, Elie, Paul et tant d’autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici, Frères et Sœurs, une vraie bonne nouvelle pour nous ! Si Dieu ne tient pas le compte de nos fautes, alors, nous n’avons pas de « dette » à lui payer, pas de rétribution à lui verser, il ne va pas nous envoyer les huissiers, nous n’avons pas besoin que Jésus se « substitue » à nous pour laver, dans le bain de son propre sang, notre péché ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus ne prend pas notre place, il ne se substitue pas à nous et à notre liberté. Non, il marche devant nous, il nous précède, il se mêle à notre humanité, il prend le risque total de la liberté humaine, quitte à ce que cette liberté mal utilisée finisse par le clouer sur la croix ! Jésus aime sans condition, sans nous faire signer, au préalable, la moindre reconnaissance de dette…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie bonne nouvelle, Frères et Sœurs, c’est que Dieu n’a jamais fait le moindre compte de nos fautes. Que toujours son amour et son pardon nous précèdent. Toujours, il est ce Dieu, « lent à la colère et plein d’amour ». Cela ne gomme en rien notre responsabilité et l’impérieuse nécessité que nous avons à lutter contre notre péché, à nous convertir. &lt;br /&gt;Se convertir, c’est, affirme Saint Paul dans notre épître, « se laisser réconcilier ». &lt;br /&gt;Nous avons une triple réconciliation à opérer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- d’abord nous réconcilier avec nous-même, car nous sommes souvent les premiers comptables de nos fautes, les premiers juges impitoyables de nos fragilités. Nous portons sur nos frêles épaules le poids de notre culpabilité. Nous jouons les comptables avec nos propres fautes. Nous estimons que nous ne méritons pas le pardon et l’amour de Dieu. Mais rappelons ce que nous dit Saint Paul : « Si ton cœur te condamne, Dieu est plus grand que ton cœur » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- deuxièmement, nous avons à nous réconcilier avec les autres, car nous sommes souvent également des « juges » impitoyables pour les autres. Osons nous demander si nous sommes capables de réagir comme le Père du prodigue : oublier le mauvais compte de nos rancunes, oublier notre désir d’accuser l’autre dont nous estimons si souvent que lui seul à tord ! Rappelons-nous que Dieu nous appelle sans cesse à ouvrir les bras de la miséricorde : dans nos vies conjugales, familiales, professionnelles, ecclésiales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- troisièmement, nous avons enfin – et ce n’est pas la moindre de nos tâches – à nous laisser réconcilier avec Dieu, ce qui commence toujours par un changement de regard sur Dieu, toujours autres que les images dans lesquelles nous l’enfermons, à commencer par celle de ce « comptable en chef » de nos fautes, qu’il n’a jamais été !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le disait le philosophe Emmanuel Mounier : &lt;br /&gt;« Dieu est assez grand pour faire de nos erreurs mêmes, une vocation » !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-5837951105298169163?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/5837951105298169163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=5837951105298169163&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5837951105298169163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5837951105298169163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/03/meditation-pour-le-dimanche-14-mars.html' title='Méditation pour le Dimanche 14 mars'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8472347822456114937</id><published>2010-01-23T20:34:00.001+01:00</published><updated>2010-01-23T20:35:45.577+01:00</updated><title type='text'>Méditation pour le dimanche 24 janvier 2010</title><content type='html'>3ème dimanche du temps ordinaire (année C)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai d’abord pensé, Frères et Sœurs, vous dire ce matin quelques mots sur la première lecture extraite du livre de Néhémie : &lt;br /&gt;c’est en effet un des grands textes de la Bible qui a notamment permis aux pères de l’Eglise d’Orient et d’Occident, et, à leur suite, à la plupart des moines, d’élaborer une méthode de lecture priante de la Bible. Cette fameuse  « lectio divina » dont on reparle aujourd’hui et qui peut être une source abondante de prière pour chacune et chacun d’entre nous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, je suis tombé, jeudi soir, à la télévision, sur une édition spéciale de l’émission « Envoyé spécial » en direct d’Haïti. &lt;br /&gt;Images terribles des suites de cet effroyable tremblement de terre. &lt;br /&gt;Hôpitaux dévastés, bondés, totalement désorganisés, sans médecins en nombre suffisant, sans salle d’opération, sans médicaments… &lt;br /&gt;Images d’une ville entière jetée à la rue, dans un total dénuement. &lt;br /&gt;Et puis, encore plus terrible peut-être, ces images d’orphelinats devenus pièges mortels pour de nombreux très jeunes enfants dont certains n’étaient plus qu’à quelques jours d’une adoption en France….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, frères et sœurs, je me suis dit que ma petite présentation de la « lectio divina » pouvait attendre. &lt;br /&gt;Je me suis dit que nous étions, vous et moi, requis par un autre « livre », celui de la vie et de la mort, celui de l’actualité la plus terrible. &lt;br /&gt;Un « livre » qui, lui aussi, a besoin d’être traduit car son message nous semble parfois totalement incompréhensible. &lt;br /&gt;Comment, face à tant de souffrance, ne pas nous reposer l’abyssale question que les hommes se posent depuis la nuit des temps : &lt;br /&gt;« Si Dieu existe, pourquoi permet-il cela ? » &lt;br /&gt;« Pourquoi donc ne fait-il rien ? » &lt;br /&gt;« Pourquoi reste-t-il silencieux ? »…&lt;br /&gt;Nous voici, une fois encore, confrontés à la question du mal. Un mal totalement aveugle, injuste, cruel…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’il s’agit de guerres, d’assassinats, de luttes fratricides, nous pouvons encore trouver un bout d’explication : c’est le cœur de l’homme qui est malade, rempli de haine. &lt;br /&gt;Dieu n’est pour rien dans les guerres. C’est l’homme qui est fou !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lorsqu’il s’agit d’un tremblement terre, d’un tsunami, d’une épidémie, d’une maladie pernicieuse… nous sommes désarmés, sans réponse et, comme Job, nous avons le réflexe bien compréhensible de crier vers le ciel : &lt;br /&gt;« Mais que fais-tu donc toi, la-haut dans ton ciel, à nous laisser ainsi dans la souffrance et la mort ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prétends pas, Frères et Sœurs, répondre ce matin aux questions que nous pose le mystère du mal. Devant le mal, nous ne pouvons que balbutier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si nous ne pouvons pas répondre à ce grand mystère, nous pouvons au moins essayer d’écarter les fausses pistes, les fausses représentations qu’inévitablement nous nous forgeons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evoquons au moins ce matin l’un des points sur lequel nous butons le plus : l’image que nous avons de Dieu. Malgré nos efforts, et notre sincérité, cette image est, la plupart du temps, totalement déformée. &lt;br /&gt;Nous projetons sur Dieu quantité d’obscures besoins, nous l’affublons d’oripeaux, nous le déguisons pour nous rassurer, nous le façonnons comme cela nous arrange ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre Dieu ressemble alors à une sorte de Jupiter, sorte de grand démiurge à la toute puissance absolue, sorte de potentat tirant, en coulisse, tel un marionnettiste, tous les fils de notre existence. Nous voudrions que Dieu ait créé un monde parfait, une humanité parfaite…&lt;br /&gt;Nous sommes ainsi faits : en nous se trouve, depuis la nuit des temps, une image archaïque d’un Dieu à qui nous attribuons, comme dans les croyances les plus frustres et les plus ancestrales, la responsabilité de tout, du beau temps comme du mauvais temps, de la joie comme du malheur, un Dieu qui au travers des manifestations terrestres nous exprimerait sa satisfaction ou sa colère. &lt;br /&gt;Une image archaïque qu’il nous faut sans cesse convertir. &lt;br /&gt;Car, bien évidemment un Dieu qui pourrait empêcher que la terre tremble et qui ne le ferait pas serait un Dieu pervers, une épouvantable caricature de Dieu ! &lt;br /&gt;Un Dieu qu’il nous faudrait rejeter au plus vite ! &lt;br /&gt;Un Dieu qui ne pourrait nous conduire qu’à une forme saine et salutaire d’athéisme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, Frères et Sœurs, le Dieu de Jésus-Christ n’est pas ce spectateur pervers qui, du haut du grand balcon du ciel, contemplerait nos souffrances sans lever le petit doigt ! Encore moins ce Dieu épouvantable qui nous enverrait la souffrance pour mieux nous éprouver !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut – et c’est difficile ! – convertir l’idée même que nous nous faisons de sa « toute puissance ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe Gustave Thibon a cette formule forte : &lt;br /&gt;« Il nous faut marcher vers Dieu, de ruine en ruine, à travers les éboulements successifs de l’image que nous nous faisons de Lui ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, il nous faut cesser de plaquer sur Dieu un modèle de toute puissance qui n’est qu’un modèle politique, celui du tyran qui peut tout ce qu’il veut.&lt;br /&gt;Osons affronter ce grand mystère : « Dieu ne veut pas notre souffrance mais il n’a pas le pouvoir de l’empêcher. Le seul pouvoir de Dieu, c’est l’amour désarmé… » (Paul Ricoeur)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule toute puissance de Dieu, c’est la toute puissance de l’amour, dira le jésuite François Varillon. Dieu est tout puissant dans le sens où il est « tout aimant ». &lt;br /&gt;Alors sa place n’est pas tant là-haut dans le ciel, à contempler nos malheurs, elle est, depuis que son fils est mort en croix, au cœur de la souffrance, au milieu des décombres de notre vie. &lt;br /&gt;Un ami, aumônier d’hôpital, à qui on demandait un jour violemment : « Où donc est Dieu face à tant de souffrance », répondit : « Il est là, dans ce lit, dans ces draps trempés de sueur, au cœur même de la souffrance du malade… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, j’aimerais vous citer un grand philosophe protestant : « Dieu, dit Paul Ricoeur, n’a pas d’autre puissance que celle d’aimer et de nous adresser, lorsque nous sommes dans la souffrance, une parole de secours. Notre difficulté, c’est de pouvoir l’entendre ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut donc changer l’image que nous avons de Dieu, la laisser se modifier sans cesse par la contemplation du Christ, serviteur souffrant, à chaque instant à genoux devant l’homme… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pasteur Dietrich Bonhoeffer, exécuté par Hitler en 1945, nous a laissé ces lignes : &lt;br /&gt;« Dieu se laisse déloger du monde et clouer sur la croix. Dieu est impuissant dans le monde, et ainsi seulement, il est avec nous et nous aide. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comprenne qui pourra !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le reportage de France 2, il y avait un haïtien, installé avec sa femme et ses enfants sur le trottoir. Il avait tout perdu. &lt;br /&gt;Le journaliste lui demandait s’il avait de la colère dans son cœur. &lt;br /&gt;«  De la colère ? Mais contre qui ?  a-t-il répondu. Ni les hommes, ni Dieu ne sont responsables de notre malheur !  » &lt;br /&gt;Infinie sagesse de cet homme simple qui, avec ses frères et sœurs d’infortune, sur ce trottoir dévasté de Port au Prince, s’est mis à chanter une prière à son Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face au malheur, face à l’infinie douleur du monde, nous sommes, Frères et Sœurs, tenté par la révolte et la colère. &lt;br /&gt;La foi au Christ, serviteur souffrant, nous invite, comme Job,  à transformer la mauvaise énergie de la colère en action, en geste d’amour, en agenouillement devant l’homme. &lt;br /&gt;Osons, face aux drames qui nous laissent sans voix entendre l’appelle du Seigneur, tel que notre évangile de ce jour, nous le fait entendre : &lt;br /&gt;« Il m’a envoyé porter la Bonne nouvelle aux pauvres… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le Christ ajoute, dans la synagogue de Nazareth : « cette parole c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, la Bonne Nouvelle, même au cœur des drames humains, n’est par renvoyer à demain, ou à après-demain. C’est aujourd’hui, au cœur de notre condition humaine blessée, qu’elle vient commencer à tisser le jour…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son bidonville de la banlieue du Caire où elle avait été témoin de tant et tant de souffrance, Sœur Emmanuelle répétait inlassablement : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu n’a que nos mains pour transformer le monde et y habiter » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8472347822456114937?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8472347822456114937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8472347822456114937&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8472347822456114937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8472347822456114937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/01/meditation-pour-le-dimanche-24-janvier.html' title='Méditation pour le dimanche 24 janvier 2010'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-826595887381415266</id><published>2010-01-18T11:37:00.002+01:00</published><updated>2010-01-18T11:40:34.397+01:00</updated><title type='text'>Prier pour l'unité des chrétiens</title><content type='html'>« Les murs de la séparation ne montent pas jusqu’au ciel ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain de la Révolution russe de 1917, un prêtre de Lyon, l’abbé Paul Couturier, rencontra des immigrés orthodoxes, et, convaincu de partager la même foi, il fut touché par le «scandale » de la division entre les confessions chrétiennes. Il méditait en son cœur la prière du Christ pour l’unité de ses disciples : « Père, que tous soient un, comme nous sommes un, afin que le monde croie. » (Evangile de Jean, 17, 21). Ce prêtre eut alors l’idée de promouvoir, à partir de 1933, une « Semaine de prière universelle pour l’unité chrétienne ». Cette initiative se poursuit encore aujourd’hui : du 18 au 25 janvier, les croyants de toutes les Eglises chrétiennes sont invités à prier pour l’unité. &lt;br /&gt;Un événement qui risque fort cependant de passer inaperçu dans nombre de communautés. En ces temps de replis communautaristes et de réaffirmations parfois musclées de la doctrine, il est vrai que la belle aventure œcuménique perd un peu de son souffle. Localement, ici ou là, des « centre œcuméniques » nés des grandes espérances des années 70, se voient discrètement rogner les ailes ; le souhait incontestable du Pape de marcher vers l’unité se trouve parfois encore mis à mal par ceux qui continuent d’affirmer, sans sourciller, qu’on peut discuter de tout avec nos frères orthodoxes ou protestants, sauf de la primauté pontificale ! &lt;br /&gt;Un recul qui, à des degrés divers, se  constate également dans les autres Eglises chrétiennes. &lt;br /&gt;« Vouloir l’œcuménisme, c’est en prendre les moyens, affirmait le Père Bruno Chenu, théologien, membre du groupe œcuménique des Dombes fondé par l’abbé Couturier. Pas simplement battre la coulpe de l’autre, mais passer au peigne fin sa propre attitude !  »&lt;br /&gt;Il est grand temps de réamorcer la source du dialogue œcuménique : les jeunes générations chrétiennes, celles de Taizé  et d’ailleurs, qui expérimentent une fraternité internationale avec des jeunes orthodoxes et protestants, ne comprendraient pas que la marche vers l’unité continue de marquer le pas. C’est le Christ lui-même qui demande cette unité à ses disciples. L’œcuménisme n’est donc pas matière à option. L’oublier serait faire le jeu du « Diviseur », (le « diabolos » en grec…)&lt;br /&gt;Nous ne devons avoir de cesse de pouvoir –enfin !–boire ensemble à cette coupe et partager ensemble le pain de l’unité. Unité des Eglises, unité des cœurs également. Car l’œcuménisme n’est pas qu’une question réservée aux théologiens, c’est d’abord une voie spirituelle. &lt;br /&gt; « Chacun doit apprendre la part de vérité dont témoigne son frère chrétien et qui manque à la plénitude de sa propre confession de foi », disait encore Bruno Chenu.  &lt;br /&gt;Enzo Bianchi, fondateur du monastère de Bose, en Italie, communauté prophétique qui rassemble des catholiques, des protestants et des orthodoxes, l’affirme : « Le chemin de l’œcuménisme sera long et difficile, mais je crois qu’il est possible, à condition que les Eglises se soumettent les unes aux autres comme le font des frères et des sœurs dans une famille. » &lt;br /&gt;Alors, n’attendons pas que l’unité se fasse « par le haut ». Vivons-là, sans peur ni replis, dans la fraternité de nos rencontres, à l’écoute du trésor de l’autre… &lt;br /&gt;« Afin que le monde croie… »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-826595887381415266?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/826595887381415266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=826595887381415266&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/826595887381415266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/826595887381415266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2010/01/prier-pour-lunite-des-chretiens.html' title='&lt;strong&gt;Prier pour l&apos;unité des chrétiens&lt;/strong&gt;'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1118756226067820573</id><published>2009-12-02T14:39:00.002+01:00</published><updated>2009-12-02T15:18:25.755+01:00</updated><title type='text'>Comment vivre l'Avent ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un Dieu tombé du ciel…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;« Heureusement qu’elle était là, Marie pour&lt;br /&gt;accueillir l’immense dégringolade de Dieu… »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment vivre l’Avent ?&lt;br /&gt;Comment entrouvrir nos lourdes portes à l’Inespéré ?&lt;br /&gt;Comment s’affranchir des nuits noires de nos peurs ?&lt;br /&gt;Comment passer dans la toile rêche de nos vies bouleversées le fin fil d’or de l’éternité ?&lt;br /&gt;Comment vivre l’Avent ?&lt;br /&gt;Ressortir la vieille crèche du grenier ? Aligner les santons de Provence sur le « papier rocher » ? Ranger dans le tiroir, le «petit Jésus », en attendant la « douce nuit, sainte nuit » de Noël pour le placer entre le bœuf et l’âne ?&lt;br /&gt;Pourquoi pas !&lt;br /&gt;Mais quoi d’autre encore ?&lt;br /&gt;Et qui donc est-il Celui-là qui nous parle d’attendre sa venue?&lt;br /&gt;Ne sait-il donc pas combien nous sommes pressés par le difficile métier de vivre !&lt;br /&gt;Que nous veut-il Celui-là qui nous presse de nous mettre en route, dans la sombre froidure de nos hivers, vers l’incertaine lueur de notre propre enfantement ?&lt;br /&gt;De quoi se mêle-t-il, Celui-là, à venir sans permission ensemencer les grandes friches de nos espérances en jachère ?&lt;br /&gt;Ne peut-il donc pas, Celui-là, nous laisser tranquillement fêter Noël à notre guise, déballer nos cadeaux, sabrer le champagne, souffler les bougies d’anniversaire d’un si joli conte, d’une si douce légende, verser, ému, une petite larme nostalgique sur ce temps d’avant où l’enfant que nous étions y croyait encore un peu !&lt;br /&gt;Mais Dieu se fiche du « temps d’avant » !&lt;br /&gt;Dieu ne parle pas les langues anciennes !&lt;br /&gt;Dieu n’habite plus « Impasse du passé » !&lt;br /&gt;Un soir où imprudent – Dieu est toujours imprudent ! –, il se penchait à la rambarde du grand balcon du ciel pour mieux entendre le cri des hommes, Dieu est tombé. Il a fait une chute vertigineuse, fatale. Tout Dieu qu’il est, il s’est cassé la figure ! Sa très sainte face de Dieu Tout Puissant, Omniscient et Omnipotent en a pris un sacré coup sur la tête !&lt;br /&gt;Il aurait pu se faire très mal, en tombant. Dieu s’est d’ailleurs fait mal, infiniment mal, mais plus tard, au dernier chapitre, lorsque des hommes en armes et en certitudes se sont avisés de le reconduire à la frontière !&lt;br /&gt;Car il était grand temps de le remettre à sa place : on n’avait jamais vu cela ! Pensez donc, un Dieu qui débarque ainsi, la nuit, sans crier gare, et qui vient frapper à la porte de l’humanité, sans y avoir été invité ! Le panneau, à l’entrée, était pourtant clair : « Complet ! ».&lt;br /&gt;Mais Dieu a mis le pied au travers de la porte, il a joué des coudes, à forcé le passage, la tête la première ! Un Dieu déshabillé, totalement nu, fragile comme un nouveau-né ruisselant d’eau et de sang…&lt;br /&gt;Heureusement qu’elle était là, Marie pour accueillir l’immense dégringolade de Dieu. Car il  aurait pu se briser les os en tombant sur les pierres sèches de nos cœurs endurcis.&lt;br /&gt;Mais Marie était là, Marie est toujours là, à veiller, à attendre et « entendre ». Elle a l’oreille absolue, Marie ! Elle est sûrement musicienne, Marie ! Dans le grand fracas du monde, elle a perçu le fin silence que Dieu fît en tombant. Dieu fait toujours silence quand il tombe dans nos bras !&lt;br /&gt;Alors Marie a fait son doux métier de mère. Elle a ouvert son corps et son cœur à Dieu qui tombait. Et Dieu ne s’est pas brisé, il s’est reçu dans l’infinie douceur d’une femme.&lt;br /&gt;Noël ? Un Dieu tombé du ciel ! Un Dieu qui, sans filet, tombe amoureux de notre humanité…Vivre l’Avent ? Tâcher d’entendre le fin silence que fait la Parole lorsqu’elle nous tombe doucement sur le cœur…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1118756226067820573?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1118756226067820573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1118756226067820573&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1118756226067820573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1118756226067820573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/12/comment-vivre-lavent.html' title='Comment vivre l&apos;Avent ?'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4308527393538829002</id><published>2009-11-25T14:38:00.002+01:00</published><updated>2009-12-01T17:44:29.467+01:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche 29 novembre 2009</title><content type='html'>Premier dimanche de l'Avent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Avent, temps de l’éveil…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avouons-le franchement : chaque année, l’Avent nous prend un peu par surprise. Les rigueurs de l’hiver frappent à la porte, la fin de l’année et son lot de préoccupations nous assaillent... Pour celles et ceux qui travaillent, c’est une période souvent rude : bilan, clôture des comptes, négociations salariales, affluence dans les magasins… Le mois de décembre sent la surchauffe ! Et pour d’autres, les semaines qui s’annoncent suscitent comme un pincement au cœur : la perspective des fêtes réveille les douleurs de la solitude, de la séparation, du manque de travail… Difficile de trouver, dans nos agendas et dans notre cœur, du temps pour penser vraiment à la grande nouvelle de Noël. L’enfant de la Promesse débarque un peu comme un intrus dans nos vies …&lt;br /&gt;On peut s’en inquiéter mais on peut aussi s’en réjouir : Dieu n’attend pas que notre « auberge intérieure » soit rangée, repeinte à neuf et tout à fait propre pour venir y naître ! C’est dans la mauvaise paille de nos vies dispersées et préoccupées qu’il vient offrir son premier sourire, c’est en pleine pâte et pesanteur humaine qu’il vient habiter.&lt;br /&gt;Déjà à son époque, lorsqu’il annonce la venue d’un « germe de justice », le prophète Jérémie a sans doute l’impression de « prêcher dans le désert » ! Et Luc se voit contraint d’employer un genre littéraire impressionnant – assez courant à l’époque – , le style « apocalyptique » pour tenter de réveiller un peu un auditoire engourdis.&lt;br /&gt;L’éveil : voici le maître mot pour ce temps de l’Avent ! L’Evangile nous l’annonce : Dieu arrive toujours à l’improviste. Alors demandons-nous comment, dans nos vies concrètes, familiales, conjugales, associatives, professionnelles, ecclésiales, nous pouvons faire un peu de place à l’éclosion de la divine promesse…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4308527393538829002?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4308527393538829002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4308527393538829002&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4308527393538829002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4308527393538829002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/11/meditation-pour-le-1er-dimanche-de.html' title='Méditation pour le Dimanche 29 novembre 2009'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-493760442193306731</id><published>2009-11-19T12:12:00.001+01:00</published><updated>2009-11-19T12:13:51.149+01:00</updated><title type='text'>Méditer l'Evangile du dimanche 22 novembre</title><content type='html'>Le Christ roi de l’univers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#cc0000;"&gt;Un roi à genoux…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année, le calendrier liturgique nous invite, juste avant l’entrée dans l’Avent, à fêter le « Christ Roi ».  On pourrait dire que cette solennité est la fête du… monde à l’envers ! On nous annonce un monarque tout puissant et c’est un enfant nu qui vient naître sur la paille !&lt;br /&gt;A l’époque de Jésus, le malentendu était patent.  Le peuple juif espérait un libérateur. Il n’en pouvait plus de vivre sous le joug de l’occupant romain et sous la férule sournoise des « collabos » issus de ses propres rangs. Il attendait le « messie » (étymologiquement, celui qui a été « frotté d’huile », qui a reçu l’onction royale). Et pour eux, ce messie ne pouvait qu’être un chef de guerre prenant la tête de la résistance pour bouter l’ennemi hors des frontières.  Et voici que vient Jésus, doux et humble, pacifiste avant l’heure : le « roi des armées » est … un roi désarmé !Le choix de l’évangile de ce jour peut sembler surprenant : il y est question du dialogue entre Pilate et Jésus, juste avant la Passion. Curieuse manière de nous faire entrer dans l’Avent ! Puissant raccourci symbolique pourtant qui nous invite, alors que nous nous approchons du berceau de la crèche, a nous souvenir que le messie qui vient sera un messie bafoué, rejeté, crucifié. C’est parce qu’il se donne totalement, qu’il s’agenouille devant l’homme pour lui laver les pieds, que le Christ devient roi ! En offrant la myrrhe, cette substance précieuse qui servait à embaumer les morts, l’un des « mages » rappellera ce scandale d’un Dieu prêt à mourir pour nous. « Quand j’essaie d’imaginer Dieu, je le vois en prière devant moi », disait le jésuite François Varillon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-493760442193306731?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/493760442193306731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=493760442193306731&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/493760442193306731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/493760442193306731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/11/mediter-levangile-du-dimanche-22.html' title='Méditer l&apos;Evangile du dimanche 22 novembre'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8708529784050524326</id><published>2009-11-07T17:53:00.001+01:00</published><updated>2009-11-07T17:56:28.525+01:00</updated><title type='text'>Méditer les lectures du Dimanche 8 novembre 2009</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;32ème dimanche du Temps ordinaire (année B)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions, Frères et Sœurs, trouver bien des similitudes entre l’époque du prophète Elie et la nôtre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où se déroule la scène de notre première lecture (nous sommes environ 900 ans avant Jésus-Christ), le Royaume du Nord d’Israël affronte une crise économique sans précédent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, le « crack » boursier n’est pas dû à des « traders » fous mais à une énorme sécheresse. Sans eau, pas de récolte ; sans récolte, pas de nourriture ni d’argent pour les échanges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne va plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, comme d’habitude, ce sont les plus pauvres qui trinquent, celles et ceux qui n’ont pas pu faire de réserve.&lt;br /&gt;Et qui ne disposent ni de « bonus », ni de « stock options » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette crise économique se double d’une crise religieuse et morale qui, elle aussi, n’est pas sans rappeler certains aspects de notre « modernité ».&lt;br /&gt;Le roi d’Israël a passé des alliances avec celui de Phénicie.&lt;br /&gt;En épousant Jézabel, fille du roi de Tyr, le roi Achab a ouvert son palais, son royaume, son peuple tout entier à l’idolâtrie : la jeune reine païenne a apporté ses coutumes, ses prières, ses prêtres, ses statues d’idoles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour elle, le roi Achab est en train de trahir la religion de ses pères, la religion d’Abraham, d’Isaac et de Jacob !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cela, le prophète Elie est tout simplement furibard !&lt;br /&gt;Et l’affrontement est inévitable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques péripéties, Elie, sous le feu de la colère de la reine Jézabel, est contraint de s’exiler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre texte le trouve affamé, désespéré, sans le moindre sou en poche, en terre étrangère, à proximité de Sarepta, petite ville, près de Sidon au bord de la Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, au bout du rouleau, il rencontre une veuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’époque le statut de veuve était terrible.&lt;br /&gt;Lorsqu’une femme perdait son mari, elle n’avait pas droit à l’héritage qui restait entre les mains de sa belle-famille.&lt;br /&gt;Du jour au lendemain, elle se retrouvait donc sans rien, ni toit, ni biens, ni ressources.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvre veuve de Sarepta se sait donc sans avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Survient alors cette scène étonnante : regardez bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ma droite, un prophète exilé au bord de la dépression nerveuse.&lt;br /&gt;A ma gauche, une veuve dont le congélateur et le compte en banque sont désespéramment  vides…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour l’ambiance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, c’est de l’alliance entre ces deux désespérances que Dieu va faire jaillir l’espérance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvreté de l’une va voler au secours de la faiblesse de l’autre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A horizon humain, tout semble fichu, aussi bien pour Elie que pour la veuve de Sarepta.&lt;br /&gt;Mais l’Eternel va s’en mêler et ré-insuffler un peu de vie dans toute cette mort !&lt;br /&gt;Le seul trésor qui reste à cette veuve, c’est sa foi, sa pauvre foi brinquebalante, sa petite foi pleine de doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle va écouter le prophète Elie dont le seul trésor est sa propre faim, son propre désir de continuer, malgré tout, à annoncer la venue de Dieu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elie, malgré sa déprime, va trouver le courage de faire son « job » de prophète qui est justement d’annoncer « de la part de Dieu » des jours meilleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la veuve va oser le croire, et tout miser, donner son ultime reste d’huile et de farine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un sacré risque qu’elle prend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un risque vraiment « sacré », à ce point « sacré » qu’il va justement lui permettre de basculer de la mort à la vie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ose tout donner, et alors Dieu la comble.&lt;br /&gt;Voici que, miraculeusement, sa jarre ne se vide plus.&lt;br /&gt;Dieu donne en abondance.&lt;br /&gt;Morale de l’histoire : la charité, l’amour ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre évangile ne nous dit pas autre chose aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’époque de Jésus, la situation des veuves n’est pas plus enviable qu’à l’époque du prophète Elie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à la salle du trésor, dans le Temple de Jérusalem, Jésus observe les donateurs et remarque une veuve qui donne deux piécettes, l’équivalent aujourd’hui de quelques centimes d’€uros, sans doute toute sa fortune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne donne pas le surplus, elle donne le nécessaire.&lt;br /&gt;Et le Christ ne voit qu’elle.&lt;br /&gt;Le Christ trouve sa joie à regarder cette femme qui donne l’essentiel de ce qu’elle a.&lt;br /&gt;Il sait, lui, le Christ, qu’il y a davantage de joie à donner qu’à recevoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardons, Frères et Sœurs, avec le Christ et le prophète Elie, ces deux femmes !&lt;br /&gt;Elles ont quelque chose d’important à nous dire.&lt;br /&gt;Elles ont connu le malheur dans leur existence, elles ont perdu ce qu’elles avaient de plus cher, l’amour de leur vie, elles éprouvent durement la pauvreté matérielle et affective…&lt;br /&gt;Mais, paradoxalement, cette épreuve – que Dieu n’a pas voulue mais qui est là, si dure à vivre –  leur permet de mesurer le prix de la vie.&lt;br /&gt;Comme disait le philosophe Pascal : « L’homme est plus grand parce qu’il sait qu’il meurt ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces pauvres petites veuves sont grandes, très grandes aux yeux de Dieu car, mieux que d’autres, elles savent que la vie n’a qu’un temps et qu’il est urgent de faire la part entre le futile, le secondaire, le paraître et l’essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ne sont pas comme ces scribes « m’as-tu vu » que dénonce Jésus, englués qu’ils sont dans le paraître, le « chic et toc » et le « bling-bling » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur blessure leur a ouvert le cœur.&lt;br /&gt;Elles ont soif d’amour, elles ont faim de l’infinie tendresse de Dieu.&lt;br /&gt;Elles savent qu’elles ne peuvent pas s’en sortir seules, qu’elles ne sont pas « auto-suffisantes », qu’elles ont besoin d’un Autre, d’un Sauveur.&lt;br /&gt;Elles ont entendu l’appel de Dieu : « Venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez-vous, Frères et Sœurs, ces femmes sont un modèle pour nous. C’est parce qu’elles se reconnaissent et se savent fragiles qu’elles peuvent laisser le Sauveur venir les relever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est toujours par nos blessures que Dieu entre en nos cœurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand drame de notre époque, c’est que nous vivons si souvent avec le sentiment d’être comblés, d’avoir tout, de pouvoir vivre sans dépendre de rien ni de personne, « peinard » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre désir, notre faim sont anesthésiés parce que nous nous croyons repus, « shootés » que nous sommes par notre confort moderne et tous les mirages de notre société de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos questions existentielles, nos interrogations sur le sens de la vie, nos désirs spirituels crèvent, étouffés qu’ils sont sous le mol édredon de tous ces avoir « plein nos armoires » qui nous empêchent d’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait, Frères et Sœurs, après avoir entendu ces lectures, s’en sortir à bon compte, croire que ce qu’il nous est simplement demandé, c’est d’être un peu plus généreux à la quête.&lt;br /&gt;Il n’est pas interdit de le faire, bien sûr !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Christ n’est pas venu sur terre pour nous refiler une petite morale à quatre sous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de toute autre chose :&lt;br /&gt;être chrétien, se vouloir disciple de Jésus, ne se résume par « donner aux pauvres » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ! Ce que le Christ nous demande c’est de « devenir pauvre », c’est de reconnaître notre pauvreté humaine, c’est d’oser enfin ouvrir les yeux sur nos fragilités, nos enfermements, nos « tombeaux »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu ne peut pas tendre la main à quelqu’un qui croit pouvoir marcher seul sur les eaux déchaînées.&lt;br /&gt;Pour accueillir un « sauveur » - comme nous nous apprêtons à le faire avec l’Avent qui s’annonce déjà – encore faut-il avoir conscience d’avoir besoin d’être sauvé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, regardons ces deux femmes, ces deux veuves, ces deux pauvres : elles ont quelque chose d’essentiel à nous dire sur la manière dont nous avons à « habiter » notre foi chrétienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Croire, c’est se donner, même si nous nous sentons pauvre, fragile, indigne, fatigué, même si nous croyons n’avoir plus rien à offrir, car seul le don de nous-mêmes nous sauve de la désespérance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Croire, c’est se laisser donner à manger et à boire par l’infinie tendresse de Dieu, reconnaissant enfin que nous avons faim et soif d’un Sauveur, que, toutes et tous, nous sommes des pauvres dans la main douce de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Croire c’est aussi donner de notre temps, de notre  argent, de notre savoir, de nos compétences en faisant de vrais choix de vie, et pas en nous contentant de gérer confortablement le superflu, car la foi chrétienne sans la charité n’est rien d’autre qu’un mensonge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Croire c’est, comme le fit à Elie la veuve de Sarepta, donner à l’étranger qui crève de faim à nos portes, car l’accueil du pauvre n’est pas, en christianisme, matière à option !  Cette semaine, le rapport annuel du Secours catholique, dévoilait qu’en France, les femmes sont les premières victimes de la misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, être disciple du Christ, ce n’est pas se « prêter » en contractant les meilleures assurances tous risques, c’est se donner, totalement, sans retour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, bâtir l’Eglise du Christ, ce n’est pas rester au chaud derrière nos murs mais aller résolument au monde, au cœur d’un monde blessé où la première « cathédrale » qu’il nous faut bâtir c’est l’homme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Frères et Sœurs, osons laisser résonner dans nos cœurs de disciples du Christ les seules questions qui vaillent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vers qui allons-nous ? »&lt;br /&gt;« De quelle faim brûle notre cœur ? »&lt;br /&gt;« Pour qui faisons-nous cuire le pain de la fraternité ? »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8708529784050524326?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8708529784050524326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8708529784050524326&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8708529784050524326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8708529784050524326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/11/mediter-les-lectures-du-dimanche-8.html' title='Méditer les lectures du Dimanche 8 novembre 2009'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-9171213486713489103</id><published>2009-10-27T14:02:00.000+01:00</published><updated>2009-10-27T14:03:53.753+01:00</updated><title type='text'>Fêter tous les Saints...</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;Héritiers et bâtisseurs…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A la fin de la Bible, un texte mystérieux vient clore le Nouveau Testament : l’Apocalypse dont l’Eglise nous invite à lire un extrait en ce jour de Toussaint. Le mot « apocalypse » a pris dans le langage moderne un sens péjoratif : l’apocalypse, c’est un peu « la fin du monde ! Sous la plume de Jean, le mot a un tout autre sens : certes, il est question de la « fin des temps », mais non pas annoncée comme une catastrophe, mais comme une bonne nouvelle ! L’apocalypse nous « dévoile », nous « révèle » -  c’est le sens étymologique du mot – au travers d’une sorte de long poème, ce qu’est le Salut et comment il est à l’œuvre dans l’Histoire. La scène qui nous est décrite aujourd’hui est impressionnante : on y voit l’immense cortège des « élus », une foule innombrable venue de tous les horizons. C’est le peuple de croyants marchant, à travers le temps et l’histoire, vers la joie éternelle ; c’est ce peuple de saints, connus ou anonymes, dont l’Eglise nous invite à faire mémoire aujourd’hui.&lt;br /&gt;Dans la ferveur de cette fête – qui n’est pas triste commémoration des morts mais réjouissance pour les « vivants en Dieu» - , nous pouvons prendre conscience a quel point nous sommes les héritiers de toutes ces femmes, de tous ces hommes qui, depuis l’aube du christianisme, ont choisi de laisser la frêle lueur de la foi éclairer leur vie.&lt;br /&gt;Oui, la foi chrétienne est beau passage de relais : voici que, de main à main, de cœur à cœur, nous nous transmettons, tant  bien que mal, de génération en génération, la grande nouvelle des Béatitudes. Célébrer la Toussaint, c’est donc se savoir héritiers de la foi de nos prédécesseurs : c’est aussi – fort de cet héritage - se faire bâtisseurs de l’avenir…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-9171213486713489103?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/9171213486713489103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=9171213486713489103&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/9171213486713489103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/9171213486713489103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/10/feter-tous-les-saints.html' title='Fêter tous les Saints...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1837595568538176343</id><published>2009-10-20T15:43:00.001+02:00</published><updated>2009-10-20T15:46:02.431+02:00</updated><title type='text'>Méditer l'évangile du dimanche 18 octobre 2009</title><content type='html'>29ème dimanche du temps ordinaire (B)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Non violence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques et Jean ne manquent pas de culot ! Les voilà qui réclament les meilleures places au paradis… Manque flagrant d’humilité ? Rien n’est moins sûr : en fait, ils ont peurs. Sur le chemins qui les mènent à Jérusalem, Jésus leur a annoncé sa passion. Ils sont scandalisés et cherchent à se rassurer : s’il faut aller jusqu’à la tragédie qu’au moins ce soit pour partager ensuite le Royaume !&lt;br /&gt;Leur question maladroite traduit le malaise de l’ensemble des disciples, et sans doute le nôtre également, encore aujourd’hui. Pourquoi faut-il donc que le propre fils de Dieu meurt ? Pourquoi faut-il donc qu’il se mette à genoux et lave les pieds de ses disciples, comme un esclave ? C’est le monde à l’envers !&lt;br /&gt;Lorsque les prophètes annonçaient la venue du « Fils de l’homme », n’évoquaient-ils pas un roi puissant ? C’est à ne rien y comprendre : voici que le Messie tant attendu se présente comme un être fragile, bientôt terrassé par le tribunal des hommes…&lt;br /&gt;Avouons-le, cette histoire de sang versé en « rançon pour la multitude » nous choque … Mais gare au contresens ! Le mot « rançon » évoque pour nous la somme exigée par des ravisseurs contre la libération de leur otage. Dans notre passage, le mot « rançon » a un tout autre sens. Il est dérivé d’un verbe qui signifie « délier », « détacher »… Jésus ne verse donc pas son sang pour apaiser la prétendue colère de Dieu contre l’humanité. Non, le Père n’exige nullement le sacrifice de son Fils !&lt;br /&gt;Ce qu’il espère, c’est que nous entendions enfin la parole d’amour du Christ, que nous découvrions enfin que la seule libération possible passe, non par la violence, mais par l’agenouillement devant l’homme…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1837595568538176343?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1837595568538176343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1837595568538176343&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1837595568538176343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1837595568538176343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/10/mediter-levangile-du-dimanche-18.html' title='Méditer l&apos;évangile du dimanche 18 octobre 2009'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8623476536436280912</id><published>2009-10-20T15:32:00.004+02:00</published><updated>2009-10-20T15:34:34.363+02:00</updated><title type='text'>Découvrez la nouvelle formule de Panorama !</title><content type='html'>&lt;object name="iLyROoafMRDu" id="iLyROoafMRDu" type="application/x-shockwave-flash" data="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" width="400" height="300"&gt; &lt;param name="flashVars" value="language_code=fr&amp;amp;playerKey=9ae796f26a4d&amp;amp;skinKey=8374fbecf1a6&amp;amp;sig=iLyROoafMRDu&amp;amp;autostart=false"&gt; &lt;param name="movie" value="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf"&gt; &lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt; &lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="width: 400px;"&gt;&lt;a href="http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafMRDu.html"&gt;La nouvelle maquette de Panorama&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8623476536436280912?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8623476536436280912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8623476536436280912&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8623476536436280912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8623476536436280912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/10/panorama.html' title='Découvrez la nouvelle formule de Panorama !'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-5134598061044504441</id><published>2009-10-07T18:20:00.001+02:00</published><updated>2009-10-07T18:25:01.660+02:00</updated><title type='text'>Vers qui va l'Eglise ?</title><content type='html'>Dans le livre dense et prophétique qu’il publie ("J'aimerai vous dire" Entretiens avec Dennis Gira. Editions Bayard), Albert Rouet pose la question : « Vers qui va l’Eglise ? » L’archevêque de Poitiers trempe sa plume dans une solide espérance ou se mêle une once d’inquiétude.&lt;br /&gt;De fait, le constat est rude : alors qu’il connaît une certaine vitalité sous d’autres latitudes, le catholicisme affronte, dans notre monde occidental, une crise sans précédant. On peut, hélas, aligner les statistiques en bernes (pratique, ordination, catéchisation…) mais le plus grave n’est pas là. En dépit d’une timide et ambivalente vague d’intérêt pour le « spirituel », notre monde industrialisé semble inexorablement entraîné vers une indifférence religieuse de masse.&lt;br /&gt;L’homme « moderne » occidental semble désormais pouvoir passer une bonne part de sa vie à ne tout simplement pas se poser la question de Dieu ! Et il ne s’agit pas là de théorie : nous avons toutes et tous, dans notre entourage, des enfants, petits-enfants, amis, collègues pour qui la foi n’a même plus rang de simple hypothèse !&lt;br /&gt;Dépositaire du trésor de l’Evangile, l’Eglise a de bonnes raisons de s’inquiéter : comment « dire Dieu » à un monde qui n’a – apparemment – plus soif de transcendance ? Rude défi !&lt;br /&gt;Avec courage, elle cherche sa voie, entre défiance et confiance à l’égard d’une modernité qu’elle a de plus en plus de mal à comprendre. La tentation est forte de se laisser aller à l’angoisse, de se raidir, de condamner un monde « sans Dieu », de se replier dans une contre-culture catholique intransigeante.&lt;br /&gt;Compréhensible, cette voie est pourtant sans issue.&lt;br /&gt;L’Eglise n’a pas d’autre chemin que celui du monde. « La spécificité chrétienne consiste à mêler notre langage au langage des autres et à se positionner, non pas en concurrence, mais en dialogue avec le monde » écrit Albert Rouet.&lt;br /&gt;On peut certes continuer de se lamenter en comptant les chaises vides de nos paroisses, bâtir des stratégies pour regonfler les rangs, tenter de doper le recrutement des séminaires, chercher à être « moderne » ou au contraire faire appel aux « modèles de toujours » en soufflant sur les braises de la nostalgie.&lt;br /&gt;On peut débattre à l’infini sur le sens de sacré, recadrer les normes liturgiques, inviter à communier debout, à genoux, dans les mains ou dans la bouche, célébrer en français ou en latin, en aube ou en chasuble… On peut continuer de s’agiter autours de toutes ces questions qui ne sont pas toutes inintéressantes : l’urgence n’est pas là !&lt;br /&gt;Plus que jamais, il nous faut être une Eglise « hors les murs », une Eglise qui se risque aux « frontières », une Eglise « bilingue » qui ose parler la langue et la culture des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Une Eglise fraternelle qui ose venir s’asseoir, « en terre étrangère », au bord du puits pour écouter les soifs, les cris, les questions, les douleurs, les secrètes espérances des hommes et des femmes de ce temps.&lt;br /&gt;L’Eglise est ainsi faite qu’elle n’est vraiment elle-même qu’en dehors de chez elle ! L’Eglise est fille de l’exode, sans cesse remise au monde par un Christ éternellement pèlerin, toujours en marche vers l’ autre, le différent, et d’abord le pauvre, le malade, le fragile…Oui, l’urgence est de remettre l’Eglise au monde !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-5134598061044504441?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/5134598061044504441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=5134598061044504441&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5134598061044504441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5134598061044504441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/10/au-monde.html' title='Vers qui va l&apos;Eglise ?'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4122900078992971956</id><published>2009-09-02T16:15:00.006+02:00</published><updated>2009-09-02T16:25:45.512+02:00</updated><title type='text'>Souvenir du Mont St Michel</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_ZLSUWXI/AAAAAAAAACs/uXlnZLeLWf8/s1600-h/DSC_2692.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376875075630029170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_ZLSUWXI/AAAAAAAAACs/uXlnZLeLWf8/s400/DSC_2692.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_ejd91uI/AAAAAAAAAC0/661aRxZKlbA/s1600-h/DSC_2893.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376875168020682466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_ejd91uI/AAAAAAAAAC0/661aRxZKlbA/s400/DSC_2893.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_TPtIW4I/AAAAAAAAACk/mcc3Gg2g_h4/s1600-h/DSC_2629.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376874973737016194" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_TPtIW4I/AAAAAAAAACk/mcc3Gg2g_h4/s400/DSC_2629.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_KmhJVLI/AAAAAAAAACc/egYMmZotopA/s1600-h/DSC_2899.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376874825241941170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_KmhJVLI/AAAAAAAAACc/egYMmZotopA/s400/DSC_2899.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:180%;color:#3366ff;"&gt;Le 4 juillet dernier, nous étions plus de 600 personnes à vivre le "pélerinage Panorama" au Mont St Michel, entrainé par Mgr Stanislas Lalanne, accueilli par les Fraternité de Jérusalem, partageant les réflexions de Jean-Marie Petitclerc, Nadine Grandjean et Colette Nys-Mazure. Une "traversée" autant physique, amicale, conjugale, familiale que spirituelle...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4122900078992971956?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4122900078992971956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4122900078992971956&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4122900078992971956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4122900078992971956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/09/souvenir-du-mont-st-michel.html' title='Souvenir du Mont St Michel'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sp5_ZLSUWXI/AAAAAAAAACs/uXlnZLeLWf8/s72-c/DSC_2692.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8257012868749886053</id><published>2009-08-25T14:10:00.002+02:00</published><updated>2009-08-25T14:15:33.724+02:00</updated><title type='text'>Méditer l'Evangile du dimanche 30 août</title><content type='html'>&lt;strong&gt;22ème Dimanche du Temps Ordinaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:180%;"&gt;Hypocrites !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus ne l’envoie pas dire : il y a une manière de vivre la religion qui est hypocrite. Etymologiquement, l’hypocrite est celui qui « fait l’acteur », qui « mime un rôle », autrement dit qui se situe dans le paraître, la « frime », la « poudre aux yeux » !&lt;br /&gt;Sur le fond, le Christ n’a rien contre les rites de purifications des juifs ; il ne remet pas en cause la tradition reçu des pères… Il demande « simplement » que le cœur et les actes s’accordent. Rien de pire que de respecter à la lettre les observances religieuses et de vivre comme si la foi ne changeait pas la vie !&lt;br /&gt;Voilà une affirmation revigorante en ce temps de « rentrée » que nous pouvons traduire en question : « Je me dis croyant, disciple du Christ, mais, concrètement, quelles conséquences cela a-t-il sur mes choix de vie, sur mes priorités familiales, conjugales, ecclésiales, sur mon rapport à l’argent, au pouvoir, à l’ambition ? »&lt;br /&gt;A l’heure où l’agenda va bientôt se remplir à nouveau, il est bon d’entendre saint Jacques nous dire : « Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l’écouter (…) La manière pure de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves… »&lt;br /&gt;Et demandons-nous, qui sont, à l’heure d’une crise planétaire, tant économique que morale, dans nos quartiers, nos villes, nos entreprises, les « orphelins » et les « veuves » que notre société « fric et toc », rejette et à qui il nous faut d’urgence tendre la main…&lt;br /&gt;Ils se trompent ceux qui voudraient trouver dans la bibliothèque de la foi chrétienne, parmi les livres de la rentrée, un fort mauvais bouquin qui pourrait s’intituler « L’Evangile sans peine » !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8257012868749886053?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8257012868749886053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8257012868749886053&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8257012868749886053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8257012868749886053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/08/mediter-levangile-du-dimanche-30-aout.html' title='Méditer l&apos;Evangile du dimanche 30 août'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8476417732801209076</id><published>2009-07-13T11:38:00.000+02:00</published><updated>2009-07-13T11:39:17.774+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche 26 juillet</title><content type='html'>&lt;strong&gt;17ème dimanche du temps ordinaire (B)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel est notre faim ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Célèbre épisode que celui de la multiplication des pains ! Voici que Jésus, à quelques jours de sa passion, réalise un spectaculaire miracle : il nourrit près de 5.000 hommes à l’aide de cinq pains d’orge  et de deux poissons ! Démonstration de force et de puissance du Fils de Dieu avant la déréliction de la croix ? Peut-être… Mais sans doute ne faut-il pas s’arrêter à la seule dimension « merveilleuse » de ce geste. Dans l’Evangile, les miracles de Jésus sont toujours d’abord des « paroles », un enseignement, un signe. Il s’agit, au travers d’un geste inhabituel, mystérieux, de révéler une vérité. &lt;br /&gt;Sur les hauteurs du lac de Tibériade, Jésus ne nous demande pas de garder les yeux rivés sur les corbeilles débordantes de pains et de poissons : il nous invite d’abord à « voir » la faim de la foule ; une « faim » certes physique, biologique, mais sans doute d’abord « spirituelle », une faim de sens et d’espérance. Le véritable « miracle » réside peut-être essentiellement dans cette « faim » qui met la foule en marche à la suite du Christ…&lt;br /&gt;Dans la version de Matthieu de ce même épisode, Jésus dit à ses disciples : « Donnez-leur vous-même à manger ». Voici qu’il les invite – ainsi que chacune et chacun d’entre nous aujourd’hui – à nourrir les foules en quête d’espérance. Voici qu’il nous invite à donner nous-même à manger aux autres, à nous faire « nous-même » nourriture pour les autres. &lt;br /&gt;Il nous faut pour cela creuser notre propre faim spirituelle car, plus nous serons des « affamés » de Dieu, et plus nous serons « nourriture » pour le monde… « Le plaisir qu’on prend en Dieu est tel qu’on ne peut pas se rassasier de Lui. Plus on Le goûte, plus on communie à Lui, plus on en a faim… » disait Saint Macaire !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8476417732801209076?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8476417732801209076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8476417732801209076&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8476417732801209076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8476417732801209076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/07/meditation-pour-le-dimanche-26-juillet.html' title='Méditation pour le Dimanche 26 juillet'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4797873213894592517</id><published>2009-07-13T11:34:00.002+02:00</published><updated>2009-07-13T11:39:56.217+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche 12 juillet</title><content type='html'>&lt;strong&gt;15ème dimanche du temps ordinaire (B)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trois consignes…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« L’évangélisation n’est pas une affaire individuelle, mais communautaire… »&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus vient de subir un échec, chez lui à Nazareth, où les gens de son village ne l’ont pas écouté. « Nul n’est prophète en son pays » ! C’est ce moment précis qu’il choisit pour envoyer ses disciples en mission. Pas de temps pour le découragement. Il faut aller de l’avant ! &lt;br /&gt;Pas si facile pour ceux qui, jusqu’à présent, ont suivi le « maître » et doivent désormais se lancer sans Lui… Comme le prophète Amos qui avoue n’être que « simple bouvier », ils n’en mènent pas large ! Ont-ils les compétences requises pour une telle mission ? Seront-ils à la hauteur ?&lt;br /&gt;Question que nous nous posons, souvent, nous aussi. &lt;br /&gt;Jésus donne trois consignes aux disciples. &lt;br /&gt;D’abord, ne pas partir seul mais « deux par deux ». L’évangélisation n’est pas une affaire individuelle, mais communautaire. Dans l’Eglise, on ne « travaille » jamais pour son propre compte ! &lt;br /&gt;« Nous ne pouvons pas donner la foi, mais nous, nous pouvons nous donner ! », disait Madeleine Delbrel.&lt;br /&gt;Deuxième recommandations : n’emporter que le strict nécessaire. Autrement dit, ne pas rester « attacher » par des préoccupations matérielles, des soucis de « carrière », des peurs face à l’avenir. L’évangélisation suppose d’être libre, tant vis à vis de soi-même que du « monde » ! &lt;br /&gt;« Seigneur, que je place ma joie en toi seul… », priait un chartreux. &lt;br /&gt;Troisième instruction : ne par craindre l’indifférence, le refus, la hargne. La vérité de la Bonne nouvelle peut faire peur, attiser des résistances. L’évangélisation n’est pas une question de séduction ni de popularité ! &lt;br /&gt;« Il est effrayant de voir à quel point le catholicisme dérange peu la vie des hommes ! », écrivait Julien Green&lt;br /&gt;Trois consignes toujours bien utiles aujourd’hui aux disciples timorés que nous sommes !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4797873213894592517?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4797873213894592517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4797873213894592517&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4797873213894592517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4797873213894592517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/07/meditation-pour-le-dimanche-12-juillet.html' title='Méditation pour le Dimanche 12 juillet'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1872150914875482416</id><published>2009-06-25T08:55:00.004+02:00</published><updated>2009-06-25T09:07:03.424+02:00</updated><title type='text'>Quelle mission pour les prêtres ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:180%;"&gt;Lundi, fête de St Pierre et St Paul&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « Saint Pierre-Saint Paul » (que nous fêterons lundi prochain) est, traditionnellement dans l’Eglise, la fête des ordinations presbytérales. On sait que l’engagement dans ce ministère fondamental – au sens propre du terme, car il n’y a pas d’Eglise sans prêtre – se fait aujourd’hui plus timidement.&lt;br /&gt;Si, à l’échelle de la planète, le nombre de prêtres est en augmentation (grâce à une croissance en Afrique et en Asie), il baisse en Europe (de près de 7%).&lt;br /&gt;En France, il y avait en 2007, 20.277 prêtres (dont 15.300 "diocésains").&lt;br /&gt;En 2008, 98 prêtres diocésains ont été ordonnés (contre 101 en 2007).&lt;br /&gt;Pour l’année scolaire 2008-2009, on comptait 139 entrées en première année de séminaire diocésain.&lt;br /&gt;On peut, devant ces chiffres, adopter deux attitudes : se lamenter ou se réjouir.&lt;br /&gt;Se lamenter car les « entrées » ne permettront pas de palier les départs en retraite ;&lt;br /&gt;se réjouir devant la générosité de ces hommes qui, dans un contexte délicat, ose ce beau pari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que jamais, une fraternelle collaboration prêtres-laïcs (on peut même préciser laîcs, prêtres et... diacres ! ) est requise. Il nous faut, à l’invitation du Pape, qui vient de lancer une « Année sacerdotale », soutenir nos pasteurs dans leur mission. Quelle mission ? « Animer la paroisse » disent 55% des catholiques pratiquants dans un sondage TNS Sofres pour La Croix, mais aussi « Aider et réconforter les plus déshérités » (38%). C’est dans cette tension entre la vie de la communauté et les urgences du monde que doivent se situer les prêtres. Et nous, avec eux. Pas si facile… Aidons-les !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1872150914875482416?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1872150914875482416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1872150914875482416&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1872150914875482416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1872150914875482416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/06/quelle-mission-pour-les-pretres.html' title='Quelle mission pour les prêtres ?'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4308934105159404474</id><published>2009-06-03T17:40:00.001+02:00</published><updated>2009-06-03T17:43:38.922+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche 7 juin</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sainte Trinité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Dieu n'est pas solitaire !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La formule pourrait passer inaperçue, tant nous avons l’habitude de la répéter : « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Et pourtant, quel beau mystère ! Ce n’est que progressivement que les chrétiens ont évoqué, pour parler de Dieu, la « Sainte Trinité ». Cette formule ne se trouve d’ailleurs pas dans les Evangiles, elle n’apparaît qu’au IIIème siècle. Il s’agit alors de trouver « les mots pour Le dire », Lui, le Dieu d’amour en qui tout n’est que relation.&lt;br /&gt;La belle et célèbre icône peinte par Roublev au début du 15ème siècle tente, elle aussi, de dire ce mystère. Les trois personnages représentés ne cessent de se regarder, dans un mouvement circulaire ininterrompu… Le « cœur » du Dieu unique est relation.&lt;br /&gt;Autrement dit, « Dieu n’est pas solitaire ! » dit le Père Maurice Zundel, grande figure spirituelle du XXème siècle : &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« La Trinité, cela veut dire que Dieu n’est pas quelqu’un qui se regarde et&lt;br /&gt;tourne autour de soi, qui se gargarise de Lui-même, mais au contraire Quelqu’un&lt;br /&gt;qui se donne (…) Dieu est une communion, une respiration d’amour… »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;Notre tâche de croyant consiste donc à faire en sorte que cette « respiration » ne soit pas, en nous et par nous, étouffée. Croire, c’est laisser, par la grâce de l’Esprit qui habite en nous, le Père poser sur le Fils son regard d’infinie tendresse, ne pas faire écran à cet échange de regard…&lt;br /&gt;Fêter aujourd’hui la Sainte Trinité, c’est, tout simplement, laisser résonner joyeusement en notre cœur cette promesse du Christ : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’ à la fin des temps… »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4308934105159404474?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4308934105159404474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4308934105159404474&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4308934105159404474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4308934105159404474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/06/meditation-pour-le-dimanche-7-juin.html' title='Méditation pour le Dimanche 7 juin'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8172783505500129681</id><published>2009-05-15T09:33:00.007+02:00</published><updated>2009-06-06T11:42:31.450+02:00</updated><title type='text'>Panorama vous invite...</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sg0dIZq6clI/AAAAAAAAAB0/1hOM6S_uNik/s1600-h/images[2].jpg"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Rendez-vous au Mont St Michel !&lt;/span&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335953163670942290" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 100px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sg0dIZq6clI/AAAAAAAAAB0/1hOM6S_uNik/s400/images%5B2%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Chers Amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je vous donne chaleureusement rendez-vous le &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Samedi 4 juillet &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;au Mont St Michel. PANORAMA organise ce jour-là un "pèlerinage des familles"! Sous la présidence amicale de Mgr Stanislas Lalanne, nous traverserons à pieds la célèbre baie. Puis nous célébrerons l'eucharistie avec les Fraternités monastiques de Jérusalem. L'après-midi, après un pique-nique "géant", nous pourrons écouter, au choix, trois grands témoin : le Père Jean-Marie Peticlerc, éducateur, Colette-Nys Mazure, écrivain et poète et Nadine Grandjean, conseillère conjugale.&lt;br /&gt;Bon d'inscription et programme détaillé dans le dernier numéro de PANORAMA.&lt;br /&gt;Ou renseignement par mail :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;a href="mailto:panorama@bayard-presse.com"&gt;panorama@bayard-presse.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous espère nombreux, en couple, en famille, avec votre communauté chrétienne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fraternellement&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8172783505500129681?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8172783505500129681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8172783505500129681&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8172783505500129681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8172783505500129681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/05/rendez-vous-au-mont-st-michel.html' title='Panorama vous invite...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/Sg0dIZq6clI/AAAAAAAAAB0/1hOM6S_uNik/s72-c/images%5B2%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4499159364805046888</id><published>2009-05-03T13:01:00.002+02:00</published><updated>2009-05-03T13:09:50.284+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le 4ème Dimanche de Pâques</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;A l'occasion du Dimanche de prière &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;pour les vocations...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;C’est aujourd’hui la Journée mondiale de prière pour les vocations.&lt;br /&gt;Il s’agit, Frères et Sœurs, de prier afin que le Seigneur envoie des ouvrier pour la moisson, et de « bons pasteurs » pour son peuple. Des prêtres, bien sûr, moins nombreux sur notre vieux continent. Mais – le mot vocation étant mis au pluriel – il s’agit aussi de soutenir les autres vocations : religieuses, monastiques, sans oublier que le mariage est lui aussi une vocation chrétienne !&lt;br /&gt;Aujourd’hui, on m’a demandé de vous parler du diaconat permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Ministère qui a existé dans les tous premiers temps de l’Eglise…&lt;/strong&gt; Les Actes des Apôtres évoquent l’imposition des mains à des hommes pour le service des tables et l’aide aux veuves… Et le premier martyre de l’Eglise, Etienne, qui fut lapidé parce qu’il prêchait et annonçait la Bonne nouvelle, était un diacre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Après avoir disparu pendant plusieurs siècles, &lt;strong&gt;ce ministère a été « restauré » par le Concile&lt;/strong&gt; de Vatican II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais donc évoquer ce ministère pour lequel j’ai été ordonné il y aura tout juste 10 ans, en septembre prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne le fais pas sans une certaine réticence et même une certaine pudeur. Car d’autres pourraient être aujourd’hui à ce micro. Je pense à tant de belles figures du diaconat en France, à ces frères diacres qui osent, dans les banlieues de notre libéralisme échevelé, tendre la main aux laissés-pour-compte de notre société, je pense à ces frères diacres qui, dans les prisons, les hôpitaux, dans les centres de soins palliatifs, offrent un visage de compassion, je pense à ceux qui se battent, dans les entreprises, les syndicats pour que, dans la course au profit, l’homme, le salarié reste un homme debout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au travers de mon itinéraire personnel, je voudrais. vous dire, ce qu’est, à mes yeux, le diaconat, et en quoi sa restauration est prophétique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question du diaconat m’est « tombé dessus », il y a maintenant près de quinze ans. Je ne m’y attendais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour être tout à fait franc, &lt;strong&gt;je n’avais pas – à quelques rares exceptions près – une très bonne image des diacres&lt;/strong&gt;. Mon métier de journaliste m’avait amené à côtoyer certains diacres chez qui je percevais une sorte de « retour de flamme », certes respectable, mais un peu ambigu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 20 ans, ils avaient songé devenir prêtres et, contraints par la loi du célibat, ils y avaient finalement renoncé pour se marier. Trente ou quarante ans plus tard, certains se mettaient à rêver de pouvoir enfin jouer les « vicaires ». Leur impatience à enfiler une aube et leur colère dans les coulisses de la sacristie lorsque le pauvre célébrant avait oublié de leur laisser dire « Allez dans la paix du Christ » me faisait tristement sourire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, je percevais, chez certains diacres, une dérive « cléricale » et un risque de confusion . Comme disait mon ami le théologien Bruno Chenu :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Si le diaconat permanent a été restauré, ce n’est pas pour lancer un test&lt;br /&gt;grandeur nature en vue de l’ordination presbytérale d’homme mariés ».&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;J’avais appris de mes aumôniers de lycée et des textes du Concile que le rôle des laïcs est de rester des laïcs, bien plantés en pleine pâte humaine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’un ami, alors porte-parole de l’épiscopat français, m’a un soir demandé si, un jour, j’avais songé à la possibilité de devenir diacre, je me suis dit que l’adage avait du vrai : il faut toujours se méfier de ses amis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je partageais à l’époque mon temps professionnel entre le journal « La Croix » et « France 2 » où je travaillais notamment pour le « Jour du Seigneur » mais aussi pour le « Téléthon ». Mon métier m’amenait donc à rencontrer autant les croyants que les « non croyants ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de mon ami est sans doute venue d’un mouvement d’humeur de ma part : je ne sais plus quel « très saint texte » ou « petite phrase » en provenance de Rome avait, une fois encore, suscité l’ironie grinçante des grands médias, mais j’étais, ce soir-là, doublement furieux : furieux que l’Eglise s’y prenne décidément si mal pour communiquer ; furieux que les médias déforment à ce point le message de l’Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas volé la question de mon ami qui, en substance, m’a dit : « au lieu de râler, tu ne pourrais pas t’y coller un peu ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais abasourdi : le père de famille et le journaliste que j’étais ne s’imaginait pas une seconde dans la peau d’un futur diacre. Je n’avais jamais été enfant de chœur et je ne voyais aucune raison de le devenir à bientôt 40 ans !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis je me suis dit que je ne pouvais pas rester sur mon « quant-à-soi journalistique », refuser de plonger dans la mêlée.&lt;br /&gt;Depuis quinze ans, j’étais un observateur professionnel de l’Eglise, je ne pouvais pas ne pas accepter d’au moins réfléchir à la question qu’elle me posait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je voudrais, de manière plus générale, dire combien, dans l’expérience française du diaconat, cette manière d’interpeller les gens est féconde. &lt;strong&gt;C’est une tout autre manière d’envisager la « vocation »,&lt;/strong&gt; qui me semble prometteuse : ne pas nécessairement attendre que Dieu passe son « coup de téléphone » ou envoie son « SMS » dans le secret d’un cœur, mais, au nom des besoins de la mission, oser interpeller, oser dire à quelqu’un : « tu es engagé dans un milieu professionnel, un environnement spécifique (quartier, associations…), tu as certaines compétences, accepterais-tu que l’Eglise t’envoie là où tu portes déjà une certaine fécondité, là où, par ton expérience, tu pourrais être témoin du Christ ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu’il faut oser cette interpellation, et même l’intensifier. Et bien souvent, ceux qui interpellent constateront, après coup, qu’ils n’ont été que de modestes instruments dans les mains de Dieu qui, déjà, secrètement, préparait un cœur, à entendre cette question…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, bien vite, dès les premières réunions de discernement auxquelles j’avais accepté de participer après avoir rencontré le responsable diocésain du diaconat ainsi que mon évêque (Jean-Charles Thomas, à l’époque), j’ai pu constater que je n’étais pas en train de rejoindre le club de « bedeaux en chef » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les hommes (mariés) qui étaient rassemblés au sein de ce petit groupe étaient vraiment engagés dans la « vraie vie », dans le monde médical, celui de l’entreprise, celui des combats sociaux. Bien vite, il m’a fallu reconnaître que l’image que j’avais des diacres était fausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ajoute – c’est un point important – que &lt;strong&gt;mon cheminement vers le diaconat s’est fait avec ma femme &lt;/strong&gt;qui n’a pas manqué une réunion ! Beaucoup de diacres pourraient vous confirmer combien cette marche vers l’ordination et ce ministère peut être une grâce pour un couple, combien les deux sacrements se fécondent mutuellement (sans cependant se confondre car, bien entendu, ce n’est pas le couple qui est ordonné !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais aussi dire qu’on ne mesure peut-être pas encore &lt;strong&gt;la formidable nouveauté que constitue l’ouverture d’un ministère ordonné à des hommes mariés.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici qu’une mauvaise conception du « sacré »&lt;/strong&gt; qui consiste à associer de manière exclusive ministère ordonné et célibat est heureusement battue en brèche, voici que l’homme des sacrements n’est pas moins « pur » parce qu’il est marié, voici qu’un membre à part entière du « clergé » ramène dans le sanctuaire, près de l’autel, les préoccupations, les joies, les blessures d’un mari, d’un père de famille, d’un travailleur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici l’heureuse nouveauté d’un ministère complémentaire qui ne vient pas disqualifier le célibat, bien au contraire, mais qui vient dire, au cœur même de l’Eglise, que les expériences humaines sont multiples. En ouvrant le diaconat à des hommes mariés, l’Eglise a fait un pas anthropologique important, une grande ouverture symbolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant l’étape suivante que je me risque à espérer devant vous : l’ordination &lt;strong&gt;de diaconesses&lt;/strong&gt; dont on trouve trace dans la Bible et dont l’hypothèse n’a, à ma connaissance, pas été fermée par Rome. A mes yeux, rien ne s’y oppose doctrinalement et ce serait, pastoralement, une vraie chance pour l’Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez un instant que ce soit, non pas un homme, mais une femme qui vous parle aujourd’hui, qui vous partage sa manière de femme d’entendre la Parole de Dieu , sa manière de femme de s’approcher du Seigneur ! Quelle richesse ce serait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à mon propre parcours. En réfléchissant avec d’autres, en marchant pas à pas vers ma propre ordination, j’ai compris que, en recréant le diaconat et en l’ouvrant à des hommes mariés, l’Eglise a ouvert une nouvelle porte sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’insiste sur ce point car pour moi il est essentiel : &lt;strong&gt;le diaconat est « pour l’Eglise » dans la mesure, et dans la mesure où, essentiellement, il est « pour le monde ».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mission principale du diacre est, en effet, à mes yeux de rappeler qu’une Eglise « entre soi » n’est pas l’Eglise du Christ. Rappeler que construire l’Eglise, c’est d’abord et avant tout aider l’homme, quel qu’il soit, à se construire. Qu’il n’y a pas d’Eucharistie possible sans lavement des pieds, pas d’agenouillement devant l’autel sans agenouillement devant le frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les diacres ne sont donc pas d’abord là pour suppléer la pénurie de prêtres&lt;/strong&gt;, même si, bien sûr, ils peuvent et ils doivent apporter leur aide concrète à des pasteurs de plus en plus débordés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur mission n’est pas d’abord d’être dans le « sanctuaire » mais sur le « seuil ». Car, comme le dit si bien Mgr Albert Rouet :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;« La question urgente n’est pas tant de savoir où va l’Eglise, ou bien qui vient&lt;br /&gt;encore dans nos Eglise, mais VERS QUI va l’Eglise » ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;Le Concile l’a d’ailleurs fort bien précisé : les diacres sont ordonnés « non en vue du sacerdoce, mais en vue du service ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est qu’après cet engagement au plus près du cri des hommes que le diacre pourra alors s’approcher de l’autel pour y faire retentir, dans une prière sur le monde, les appels des hommes et des femmes de ce temps, alors seulement qu’il pourra élever la coupe pour porter toutes les blessures de ce monde, pour laisser le Christ les endosser sur son épaule…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais vous faire un aveu : souvent, &lt;strong&gt;je fais l’expérience que mon diaconat est mieux compris à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’Eglise&lt;/strong&gt;, que mon ministère est davantage perçu par celles et ceux qui sont loin de l’Eglise que par certains catholiques pratiquants qui ont parfois du mal à me ranger dans une case et à me coller une étiquette : « super-laïc ? sous-prêtre ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce constat, ne m’attriste pas, bien au contraire il me réjouit : le soir de mon ordination, un ami journaliste de la télévision qui avait tenu à être présent, m’a fait cette confidence : « je ne suis pas certain de croire en Dieu mais je suis heureux que l’Eglise te délègue auprès de nous. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, par mon métier de journaliste, rédacteur en chef d’un mensuel chrétien, par la grâce de ma mission diaconale dans le monde des médias et les milieux artistiques, j’ai rencontré bon nombre d’hommes et de femmes qui, comme lui, se posent des questions souvent essentielles. Leur vies personnelles, affectives, familiales leur font parfois penser qu’ils n’ont peut-être pas le droit de franchir la porte des églises car ils ont le sentiment de ne pas être dans la norme et dans la bonne morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collègues de la presse écrite avec qui une conversation intime s’engage à la suite d’un deuil…&lt;br /&gt;Comédien célèbre touché par un méchant cancer qui m’interroge sur le Christ…&lt;br /&gt;Présentatrice d’une émission phare de la télévision qui m’avoue son désir de lire la Bible…&lt;br /&gt;Chanteur qui me demande des conseils pour entreprendre, incognito, le chemin de Compostelle…&lt;br /&gt;Michel Serrault qui, à la fin d’un déjeuner chez lui, évoque avec émotion son désir de contemplation, de silence, ses haltes régulières dans un monastère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant et tant d’anonymes aussi, qu’on dit parfois un peu vite « loin de l’Eglise », avec leur poids de vie et leur question si souvent spirituelles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 10 ans les rencontres imprévues n’ont pas manquées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, Frères et Sœurs, &lt;strong&gt;le diaconat se joue justement là : l’Eglise n’attend pas que ces hommes et ces femmes viennent frapper à la porte de nos paroisses. Elle leur envoie, elle leur délègue des croyants qui ne sont en rien des « super-chrétiens »&lt;/strong&gt; mais à qui elle impose les mains et leur donne la force de l’Esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etre diacre, voyez-vous, je crois que c’est être « bilingue »,&lt;/strong&gt; c’est accepter de parler la langue de la culture contemporaine et la langue de l’Eglise, c’est assumer l’inévitable risque qu’il y a à être un « passeur » entre des « planètes » qui ne se parlent pas beaucoup et qui, parfois même, se suspectent. L’actualité récente nous le confirme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le diacre doit vivre « aux frontières », compagnon de « ceux qui croient au ciel et de ceux qui n’y croient pas » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, le diacre est un « passeur » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- au monde, il essaie de dire l’Eglise ;&lt;br /&gt;- à l’Eglise, il tente de dire le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse le soin de deviner laquelle de ces deux missions est la plus délicate !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4499159364805046888?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4499159364805046888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4499159364805046888&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4499159364805046888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4499159364805046888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/05/meditation-pour-le-4eme-dimanche-de.html' title='Méditation pour le 4ème Dimanche de Pâques'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-9211978438805382561</id><published>2009-04-14T15:53:00.000+02:00</published><updated>2009-04-14T15:55:04.855+02:00</updated><title type='text'>Attente de Pâques...</title><content type='html'>-          Ah, Seigneur, pardonne mon retard, mais, franchement, je n’avais pas très envie de venir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Nous sommes Samedi saint, tout de même ! Des soucis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Oh, pas pire que d’habitude ! Une question surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Urgente, ta question ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Comment dire ? Urgente et… « éternelle » à la fois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Vas-y, raconte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Euh, c’est que c’est difficile à dire… Surtout à toi, Seigneur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Parle en confiance : je saurai me taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Justement, Seigneur, c’est là qu’est le problème !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Eh bien, tu l’as dit, Seigneur : tu sais te taire ! Et, sauf ton respect, c’est peut être même ce que tu fais de mieux ! S’il y avait un Nobel du silence, tu décrocherais à coup sûr la palme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          … ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          C’est vrai, quoi, Seigneur ! Ton silence est parfois si… « assourdissant » que je me demande si tu m’écoutes vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          … ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Peut être même que, si tu te tais tant, c’est que tu n’es pas vraiment là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Douterais-tu de moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Disons que… je m’interroge. Toute cette fureur sur la planète, ces folies, ces guerres, ces haines, ces flots de larmes,… Et le cancer, et le sida, Seigneur ? Mais que fais-tu donc, là-haut, dans ton ciel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Je vais te confier un secret…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          A moi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Oui.  A vrai dire, je n’y habite pas tant que cela…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Tu n’habites pas où, Seigneur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Eh bien, au « ciel »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Quoi !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Ne t’emballe pas : je vais t’expliquer. Le « ciel », c’est un joli mot que les artistes, les peintres, les poètes, et même les prêtres, utilisent pour essayer de décrire ce lieu mystérieux où je vis. Par respect, ils ont cherché l’adresse la plus… « haute » possible. C’est bien aimable de leur part et symboliquement plutôt bien vu. Mais cela ne veut pas dire que je suis dans les nuages !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          En gros, tu es en train de me dire que tu as déménagé !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Disons qu’avec ma résurrection, les choses ont été un peu chamboulées : le ciel sur la terre et la terre au ciel... Si tu vois ce que je veux dire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Pas très bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          L’homme avait du mal à grimper me voir, alors je suis descendu à sa rencontre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Tu vois où cela t’a mené !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Au Golgotha, je sais…Tiens, regarde mes mains, mes pieds et mon côté : tu vois, j’ai encore les cicatrices !  Tout « Ressuscité » que je suis, je n’arrive pas à les faire disparaître. Rien à faire ! Et sais-tu pourquoi ? Parce que ces blessures-là, ce sont celles de toute l’humanité. Je les porte chaque seconde de mon éternité comme j’ai porté cette maudite croix…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Mais… pourquoi ne pas le dire, Seigneur ? Pourquoi un tel silence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Qu’as-tu fais, hier après-midi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Vendredi ? Je suis allé à l’hôpital. Des amis ont un fils qui s’est fait gravement renverser par une voiture…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Tu sais, dans cette chambre d’hôpital, j’étais là, moi aussi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Toi Seigneur ! Mais où donc étais-tu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Juste devant toi, sous les draps trempés de fièvre, dans ce lit d’hôpital, l’âme triste à en mourir mais le cœur chaviré d’espérance. Excuse-moi de ne pas t’avoir parlé… j’avais si mal ! Mais as-tu remarqué que j’ai essayé de te sourire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Oh, Seigneur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-          Tu sais, ta visite m’a fait du bien…C’est bon de croire en l’homme…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-9211978438805382561?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/9211978438805382561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=9211978438805382561&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/9211978438805382561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/9211978438805382561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/04/attente-de-paques.html' title='Attente de Pâques...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4642768224511062614</id><published>2009-03-31T17:46:00.001+02:00</published><updated>2009-03-31T17:48:32.794+02:00</updated><title type='text'>Méditation pour le Dimanche des Rameaux</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Combat spirituel&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;« En nous, la lutte entre la pesanteur et la grâce »&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Curieuse et paradoxale célébration que celle des Rameaux qui commence dans les acclamations joyeuses : « Hosanna au plus haut des cieux ! » et qui se termine dans un appel au meurtre : « Crucifie-le ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ne croyons pas qu’il y a, comme dans les mauvais westerns, les « bons » d’un côté qui acclament l’entrée de Jésus à Jérusalem et de l’autre côté les « méchants » qui réclament sa mort, en lieu et place de Barabbas. La foule, souvent, est versatile et le cœur de l’homme partagé. Ce sont sans doute, pour une part, les mêmes qui acclament joyeusement le Christ et qui, quelques heures plus tard, réclament sa mort. Il y a là, ne nous y trompons pas, une image, saisissante de réalité, du cœur de l’homme, de notre propre cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aussi, nous acclamons le Christ, nous chantons ses louanges à la messe, nous nous agenouillons devant Lui, mais nous sommes – nous le savons bien – aussi capables de le renier, de l’oublier, de lui cracher au visage lorsque ce visage prend la figure concrète de l’homme bafoué, humilié, rejeté, écrasé par les rouages aveugles de notre économie, par les trahisons de nos amours, par l’indifférence dont notre société chloroformée nous invite à enfiler l’étroit costume !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Sainte Semaine qui s’ouvre devant nous est comme le résumé, l’icône dramatique de notre propre vie spirituelle. En nous, à chaque instant, se rejoue le combat entre la lumière et la nuit, entre la vie et la mort, la lutte entre « la pesanteur et la grâce ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons acclamer notre Sauveur mais nous laissons les clous abjects s’enfoncer dans sa chair, dans la chair de l’homme humilié, dans la chair de notre pauvre foi si peureuse.&lt;br /&gt;Croire, c’est mener le combat spirituel contre les forces de la nuit, en nous et autour de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi… »&lt;/em&gt; écrivait Etty Hillesum, jeune juive déportée à Auschwitz.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4642768224511062614?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4642768224511062614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4642768224511062614&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4642768224511062614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4642768224511062614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/meditation-pour-le-dimanche-des-rameaux.html' title='Méditation pour le Dimanche des Rameaux'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1000217245342493395</id><published>2009-03-25T17:28:00.005+01:00</published><updated>2009-03-25T17:53:21.400+01:00</updated><title type='text'>Et si on riait un peu ?</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Après une "actualité romaine et papale" particulièrement chargée ces dernières semaines, je vous propose de rire un peu avec l'histoire suivante:&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : "Il fait beau aujourd'hui !"&lt;br /&gt;Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques réactions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le maire de Bordeaux :&lt;/strong&gt; "Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement, s'il en était encore besoin, le dogme de l'infaillibilité pontificale !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Grand Rabbin de France :&lt;/strong&gt; "Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France :&lt;/strong&gt; "En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu"il fait beau aujourd'hui", le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de "beau" ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n'admettent pas sans réserve ce nouveau décret ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire :&lt;/strong&gt; "Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au "temps qu¹il fait" montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité, il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Conseil Représentatif des Associations Noires :&lt;/strong&gt; "Le pape semble oublier que pendant qu'il fait soleil à Rome, toute une partie de la planète est plongée dans l'obscurité. C'est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l'humanité! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'Association féministe Les Louves :&lt;/strong&gt; "Pourquoi "il" fait beau et pas "elle" ? Le pape, une fois de plus s'en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c'est affligeant !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Ligue des Droits de l'Homme :&lt;/strong&gt; "Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le "beau", tel qu'il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu'à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ite missa est !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1000217245342493395?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1000217245342493395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1000217245342493395&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1000217245342493395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1000217245342493395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/et-si-on-riait-un-peu.html' title='Et si on riait un peu ?'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4400858141208591271</id><published>2009-03-19T08:46:00.002+01:00</published><updated>2009-03-19T08:49:36.277+01:00</updated><title type='text'>La citation du jour</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;"Au-delà des crachats des médias qui fustigent le fanatisme catholique, si&lt;br /&gt;heureux de pouvoir dire: CQFD, on se prend à se demander avec nostalgie pourquoi&lt;br /&gt;l'Eglise ne pourrait pas ressembler davantage au Christ qui fait toujours passer&lt;br /&gt;l'esprit avant la loi..."&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Chantal Delsol, philosophe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Le Figaro- 18 mars 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4400858141208591271?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4400858141208591271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4400858141208591271&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4400858141208591271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4400858141208591271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/la-citation-du-jour_19.html' title='La citation du jour'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7089677582756698761</id><published>2009-03-19T08:35:00.004+01:00</published><updated>2009-03-19T08:44:53.331+01:00</updated><title type='text'>Humeur chagrine</title><content type='html'>Vous êtes, Madame, chagrinée par le mauvais temps qui s’abat actuellement sur cette Église dans laquelle vous êtes engagée depuis près de quarante ans. La lettre que vous m’adressez témoigne – sans hargne mais non sans une dose revigorante d’indignation – de votre inquiétude.&lt;br /&gt;Il y a, bien sûr, cette étrange « affaire » de levée d’excommunication qui vous reste en travers de la gorge. Non pas que vous ne compreniez pas la volonté du Pape de réduire, comme on le fait d’une mauvaise fracture, le schisme aveuglément ouvert par Mgr Lefebvre. Ce qui vous choque, c’est cette manière bien solitaire de procéder sans réelle concertation des évêques, à rebrousse-poil du « peuple de Dieu » – expression dont vous vous demandez si elle a encore cours aujourd’hui.&lt;br /&gt;Ce qui vous trouble – au-delà de l’écœurante profession de foi révisionniste de ce prélat schismatique – c’est le caractère bien peu repenti de certaines des brebis égarées à qui la porte est généreusement ouverte, mais qui donnent le désagréable sentiment de vouloir sabrer le champagne en coupant, du même mouvement, la tête de Vatican II !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi cette incompréhensible excommunication au Brésil, à propos de l'avortement pratiqué sur une enfant violée par son beau-père (voire ci-dessous) ; et puis encore (cela commence à faire beaucoup !) cette déclaration choquante du Pape sur le préservatif, à l'orée d'un voyage en Afrique, continent le plus touché par le sida...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus profondément, Madame, vous me confiez votre « fatigue » devant des « blocages », des « marche arrière » : un mauvais cléricalisme qui pointe le bout de son nez et semble vouloir remettre les laïcs « à leur place » ; le retour à une conception discutable du sacré et de la liturgie ; des rappels à l'orthodoxie morale qui claquent comme des portes qu'on referme sur le difficile "métier de vivre"; des responsabilités encore bien timides laissées aux femmes dans une institution ecclésiale au gouvernement trop masculin ; l’impasse dans laquelle on laisse les divorcés qui prétendent renaître à l’amour ; et cette peur lancinante du monde contemporain…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis-je vous dire, chère Madame, que je comprends votre fatigue et qu’il m’arrive de partager certaines de vos impatiences. L’Église a, ces temps-ci, mal à la modernité. Mais l’Évangile n’attend pas : il nous invite à l’audace et non au repli, à la compassion et non à la mise sur le banc de touche. Il nous invite surtout – plutôt qu’à ressasser nos « problèmes internes » – à aller « hors les murs », vers les hommes et les femmes qui, dans ces temps déboussolés, cherchent un peu de fraternité, de sens, une foi, une espérance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai perçu, dans votre lettre, Madame, comme une tentation : celle de claquer la porte, de partir sur la pointe des pieds, de « rendre votre tablier » de chrétienne engagée. S’il vous plaît, n’en faites rien !&lt;br /&gt;L’Église a besoin de vous, de votre foi, de votre compétence, de votre « espérance à toute épreuve » ; de vos « coups de gueule » aussi !&lt;br /&gt;La liberté de parole n’empêche pas la fidélité : cessons donc de confondre « communion » et « unanimité » ! S’ils étaient en communion de foi, les premiers chrétiens n’étaient pas toujours d’accord entre eux. Et cela n’est pas, que je sache, un péché !&lt;br /&gt;Entre repli identitaire et ouverture naïve au monde, difficile est le sentier. L’Église cherche sa voie et n’a pas trop de tous ses membres – sincères et fidèles au phare du Concile – pour tracer la route. Quitte à ce que cela tangue parfois sous les voûtes.&lt;br /&gt;Avant d’être une institution humaine qui, inévitablement, a ses limites, l’Église est, ne l’oublions pas, ce « corps » mystérieux par lequel Dieu prend visage en ce monde…&lt;br /&gt;Difficile chemin que le nôtre : il nous faut croire au Christ Ressuscité, avec l’Église, parfois malgré l’Église, mais jamais sans l’Église !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7089677582756698761?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7089677582756698761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7089677582756698761&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7089677582756698761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7089677582756698761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/humeur-chagrine.html' title='Humeur chagrine'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-6485427753668910340</id><published>2009-03-15T12:48:00.001+01:00</published><updated>2009-03-15T12:50:22.131+01:00</updated><title type='text'>La citation du jour</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;"Je marche vers Dieu à reculons, je tomberai en Lui à la renverse..."&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Gustave Thibon&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-6485427753668910340?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/6485427753668910340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=6485427753668910340&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6485427753668910340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6485427753668910340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/la-citation-du-jour.html' title='La citation du jour'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-1639805428710683207</id><published>2009-03-13T15:48:00.000+01:00</published><updated>2009-03-13T15:49:18.091+01:00</updated><title type='text'>Méditation pour le 3ème Dimanche de Carême</title><content type='html'>Salutaire coup de balai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Épisode ô combien célèbre que celui des « marchands du Temple » ! Voici que Jésus troque soudain sa divine douceur contre une sainte colère…&lt;br /&gt;Facile de voir d’abord dans cette scène, une charge contre le « vilain » commerce. Pourtant, les marchands ne vendent pas de moches souvenirs en toc, genre saint en plastique avec fausse neige qui tombe ! Non, ils proposent aux pèlerins, venus souvent de loin, les animaux nécessaires au sacrifice ; et les changeurs permettent de laisser à la porte du Temple l’argent impur frappé à l’effigie de l’occupant romain.  Ces commerçants ne sont donc que des serviteurs biens utiles aux célébrations juives.&lt;br /&gt;Pourquoi donc alors ce « coup de sang » de Jésus ?&lt;br /&gt;Sans doute veut-il, par ce geste spectaculaire, amener son auditoire à un changement de regard…  Est-ce seulement dans un temple de pierre – aussi grandiose soit-il – que se tient la Présence ? Est-ce seulement dans les observances rituelles – aussi pieuses soient-elles – que l’on rencontre Dieu ?&lt;br /&gt;Nos « pratiques religieuses » sont-elles réellement ouverture à la rencontre du Père, ou n’y font-elle pas parfois obstacle ? Combien de messes, combien de liturgies où nous ne faisons que nous prêter, par peur de nous donner ? Combien de fois ne prêtons-nous qu’une oreille distraite à l’Évangile que nous laissons s’affadir en nos vies ?&lt;br /&gt;En usant du fouet sur l’esplanade du Temple, c’est, en fait, en notre cœur que le Christ donne un salutaire coup de balai. Devant l’encombrement de notre  âme, il fait « place nette ». Car notre foi a régulièrement besoin de sortir de « la maison d’esclavage » de ses petites certitudes et petites habitudes. Il lui faut retrouver –  et le Carême en offre une belle occasion – le grand vent décoiffant du désert, le grand souffle purificateur de l’exode.&lt;br /&gt;Nos manières de croire ont toujours besoin d’être purifiée, et nos pratiques, converties !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-1639805428710683207?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/1639805428710683207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=1639805428710683207&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1639805428710683207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/1639805428710683207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/meditation-pour-le-3eme-dimanche-de.html' title='Méditation pour le 3ème Dimanche de Carême'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8633187331055091734</id><published>2009-03-13T15:34:00.005+01:00</published><updated>2009-03-13T18:17:24.129+01:00</updated><title type='text'>Une excommunication de trop !</title><content type='html'>Au Brésil, une fillette de 9 ans, violée depuis l'âge de 6 ans par son beau-père, se trouve enceinte de jumeaux. Sa mère la conduit à l'hôpital pour des douleurs au ventre. L'équipe médicale découvre la grossesse et décide de procéder à un avortement, en raison d'un risque vitale pour la fillette.&lt;br /&gt;L'archevêque de Récife au nom de "la loi de Dieu" déclare le 5 mars l'excommunication, rapidemment confirmée par un cardinal au Vatican. Le code de droit canon (article 1398) déclare que "qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication &lt;em&gt;latae sententiae&lt;/em&gt;", autrement dit "automatique". Mais le droit de l'Eglise dit aussi (article 1324) que la peine prévue doit être "tempérée" pour qui a agit forcé par une "crainte grave" (...) ou bien (...) pour éviter un grave inconvénient. Le texte précise qu'alors, le "coupable" n'est pas frappé par la sanction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cas de cette toute jeune fille, il semble assez clair que la "sanction" n'est pas applicable, que cette jeune fille est une victime, et pas une "criminelle".&lt;br /&gt;En déclarant publiquement l'exommunication, l'archevêque a totalement manqué à son devoir de compassion, d'écoute de la douleur. L'effet de médiatisation qu'il a provoqué est moralement condamnable...&lt;br /&gt;Ce faisant, il a donné une image détestable de l'Eglise (qui, depuis l'affaire de "levée d'excommunication" pour les intégristes, n'avait vraiment pas besoin de cela !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la salutaire réaction de Francis Deniau, évêque de Nevers, que je vous invite à méditer:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Je dois dire à mon frère l'évêque de Recife - et au cardinal qui l'a soutenu - que je ne comprends pas leur intervention. Devant un tel drame, devant la blessure d'une enfant violée et incapable, même physiquement, de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire, et surtout des questions à se poser : comment accompagner, encourager, permettre de sortir de l'horreur, de retrouver sens et goût à la vie ? Comment aider la fille et la mère à se reconstruire ? Nous balbutions, surtout nous les hommes, et devons compter sur les femmes pour être là avec plus de présence que de paroles. Mais des paroles de condamnation, un rappel de la loi, aussi juste soit-elle : c'est ce qu'il ne faut pas faire.&lt;br /&gt;(...) Je crois que l'Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et à contre-temps, sur le respect de la vie humaine « depuis la conception jusqu'à la mort naturelle ». Nous manquerions à notre responsabilité en taisant cet appel, qui relève de la défense des plus petits et des plus faibles. Après, il s'agit d'accompagner chaque personne, dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu'il ou elle peut. Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d'abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J'attends des hommes d'Église, mes frères, qu'ils n'utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment le message de l'Evangile peut-il être à ce point perverti ? On ne demande pas, évidemment, à l'Eglise de défendre l'avortement. Mais on attendait d'elle d'abord des paroles de compassion, une proximité, une main tendue.en direction de cette fillette déjà douloureusement blessée. &lt;em&gt;"Faut-il punir les femmes pour la faute des hommes ?"&lt;/em&gt; s'interoge avec raison ma consoeur de La Croix, Dominique Quinio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile d'en rajouter : méditons ce passage de l'Evangile de Matthieu ( 23, 1-12) offert à notre méditation cette semaine:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;strong&gt;"Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais&lt;br /&gt;eux-mêmes ne veulent pas les remuer des doigts..."&lt;/strong&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8633187331055091734?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8633187331055091734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8633187331055091734&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8633187331055091734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8633187331055091734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/une-excommunication-de-trop.html' title='Une excommunication de trop !'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7669198878569463410</id><published>2009-03-07T12:08:00.002+01:00</published><updated>2009-03-07T12:12:14.655+01:00</updated><title type='text'>Méditation pour le 2ème Dimanche de Carême</title><content type='html'>Commençons, Frères et Sœurs, par « tordre le cou » à une mauvaise interprétation de cette scène biblique dramatique dont notre première lecture fait le récit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je vous le dis sans détours : je n’ai absolument, mais alors vraiment absolument aucun désir de croire en un Dieu qui, soi-disant, demanderait à un père de tuer son enfant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vis à vis de ce « Dieu pervers », j’opte résolument, et sans aucune hésitation, pour l’athéisme le plus borné !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j’espère bien que vous aussi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gare au contresens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, nous sommes tenté de ne retenir de ce passage de la Genèse, que cet ordre abjecte, prétendument formulé par Dieu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes,&lt;br /&gt;(il insiste&lt;br /&gt;lourdement, le bougre !), et tu l’offriras en sacrifice sur la montagne que&lt;br /&gt;je t’indiquerai. » &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque d’oublier la seule phrase vraiment importante de ce célèbre récit qui a tant inspiré les peintres :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Ne porte pas ta main sur l’enfant ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Que se passe-t-il dans cette histoire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sacrifices humains existaient sans doute encore à l’époque, chez certains peuples du bassin méditerranéen.&lt;br /&gt;Il y avait cette croyance obscure qu’il est possible de calmer le courroux divin par un bain de sang…&lt;br /&gt;Par contre, chez les juifs, le refus de tels sacrifices est une constante clairement affirmée par plusieurs prophètes…&lt;br /&gt;Jérémie notamment, fait dire à Dieu :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Cela, je ne l’ai jamais demandé et je n’ai jamais eu l’idée de faire&lt;br /&gt;commettre de telles horreurs. »&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Le récit de ce que nous appelons improprement « le sacrifice d’Isaac » est donc, non pas un appel au meurtre, mais au contraire, une condamnation absolue des sacrifices humains…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, malgré ces mises en garde, la tentation peut resurgir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans des situations de détresse peut s’insinuer la vilaine croyance qu’on pourra s’attirer les bonnes grâces du Dieu tout puissant en lui offrant la vie de ce qu’on a le plus cher. En sacrifiant son bonheur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On « achète » en quelque sorte une meilleur relation à Dieu au prix du sang versé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait dire que, dans cette sombre histoire, Abraham entend successivement 2 voix qu’il attribue à Dieu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-        la première - qui lui réclame la vie d’Isaac - Abraham commence par croire sincèrement qu’elle vient réellement de Dieu. Mais il se trompe !&lt;br /&gt;Cet ordre épouvantable ne surgit que des profondeurs les plus obscures, les plus rustres, les plus violentes de l’âme humaine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-        la seconde voix, elle, est véritablement « parole de Dieu », parce que « parole de vie » :&lt;br /&gt;« Ne fais aucun mal à l’enfant »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra un bon moment, peut-être le temps de cette marche purificatrice vers la montagne, pour que le cœur d’Abraham s’ouvre peu à peu et passe d’une mauvaise conception du désir de Dieu à une compréhension purifiée de ce désir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici, Frères et Sœur, une indication précieuse pour notre Carême :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, notons que le sacrifice qui plaît à Dieu n’a rien à voir avec la souffrance et la mort…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu ne nous demande jamais de sacrifier notre bonheur !&lt;br /&gt;Bien au contraire, Dieu veut notre bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant ! »&lt;/blockquote&gt;disait Saint Irénée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le Carême n’est pas un temps pour se faire du mal, mais du bien !&lt;br /&gt;Non pas un temps de tristesse, mais de joie !&lt;br /&gt;Saint Benoît, qui n’avait rien contre les vertus du jeûne, mettait en garde ses moines : l’important, pendant le Carême, ce n’est pas tant ce qu’on a, ou ce qu’on n’a pas, dans son assiettes !&lt;br /&gt;L’important c’est de savoir si la manière dont nous pratiquons le Carême va nous mener à « la joie du désir spirituel», disait St Benoît&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Frères et Soeurs, le Carême est, non pas un temps d’affliction mais une marche vers une joyeuse libération.&lt;br /&gt;Et il nous faut effectivement commencer par nous libérer des mauvaises images que nous avons de Dieu.&lt;br /&gt;Car trop souvent, nous lui faisons porter un « chapeau » qui n’est pas le sien !&lt;br /&gt;Souvent notre conception de Dieu est « trop étroite », comme on dit d’un costume trop petit, qui gêne aux entournures, et que nous voudrions Le voir revêtir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Abraham, nous commençons par attribuer à Dieu des désirs qui ne sont pas les siens, nous le coiffons d’images qui ne lui ressemblent pas, nous lui faisons même parfois dire n’importe quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de « guerres saintes », combien d’anathèmes, combien de rejet de l’autre n’a-t-on pas formulé, au cours de l’histoire, « au nom de Dieu » ?&lt;br /&gt;L’actualité nous montre malheureusement que c’est encore le cas aujourd’hui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu nous a fait à son image et nous lui rendons tristement la pareille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Frères et Sœurs, peut-être que l’une des tâches, l’un des labeur de ce Carême, consiste pour nous à essayer de « casser les idoles »,&lt;br /&gt;toutes ces fausses images de Dieu qui nous arrangent bien,&lt;br /&gt;qui nous préservent de tout changement,&lt;br /&gt;qui confortent notre confort, notre pouvoir,&lt;br /&gt;notre conception étriquée de la morale&lt;br /&gt;et de l’ordre sociales auquel nous appartenons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bible, c’est l’histoire d’une lente et progressive purification de l’idée que l’homme se fait de Dieu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’obscure Dieu vengeur cède progressivement la place au Dieu de tendresse de Jésus Christ, « lent à la colère et plein d’amour», nous dit un psaume…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette purification, nous avons, nous aussi à la mener dans notre vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le mont de la Transfiguration, les disciples « voient » le Christ tel qu’il est. Mais cette « vision », au lieu de les mettre en route, les « scotchent » sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n’ont pas compris : ils veulent « planter trois tentes », autrement dit rester sur place, faire du sur place, s’immobiliser, faire ce qu’on appelle en télévision un « arrêt sur image ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Dieu ne reste jamais bien longtemps dans les images et les conceptions dans lesquelles nous prétendons le retenir, il est déjà « ailleurs ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le suivre, il faut « se bouger » ( !), sortir de ses certitudes, vivre la foi chrétienne, non pas comme une « installation » mais comme une dés installation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La foi nous veut « nomade », en exode, toujours en marche vers un visage de Dieu qui, comme à l’auberge d’Emmaüs, s’efface, à l’instant même où il se dévoile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe Gustave Thibon disait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Il faut courir après Dieu, de ruine en ruine, à travers les éboulements&lt;br /&gt;successifs des images et des idées que nous nous faisons de Lui ». &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Amen !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7669198878569463410?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7669198878569463410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7669198878569463410&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7669198878569463410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7669198878569463410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/meditation-pour-le-2eme-dimanche-de.html' title='Méditation pour le 2ème Dimanche de Carême'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-8456702319228322317</id><published>2009-03-02T13:16:00.002+01:00</published><updated>2009-03-02T13:19:04.099+01:00</updated><title type='text'>Carême: Lève-toi et mange !</title><content type='html'>Dans un épisode célèbre, la Bible (au 1er livre des Rois, chapitre 19) nous donne d’assister à cette scène émouvante : blotti et recroquevillé sous un genêt isolé, le prophète Elie n’en peut plus et sombre dans la dépression. Il n’est pas bien fier de sa vie. Lucide, il est conscient de ses limites, de ses infidélités, de ses égarements…« Je ne vaux pas mieux que mes pères ! » Alors, il fuit au désert où il voudrait bien entrer dans la grand sommeil du « dès-être », se défaire de lui-même, cesser d’être lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elie se fuit mais, où qu’il aille, Elie s’emporte avec lui ! Impossible, en effet, de se fausser compagnie à soi-même ! D’où la colère d’Elie : il « s’emporte » contre lui parce qu’il ne peut pas faire autrement que de « s’emporter » avec lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sentiment qu’éprouve le prophète, nous est bien connu. Qui d’entre nous n’est pas parfois gagné par la fatigue d’être soi ?  Comme si, tout à coup, notre cœur sonnait le creux, comme si notre âme n’habitait plus à l’adresse indiquée ! Temps de désert rugueux, aride… Temps d’émondage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elie, sous son arbre chétif, pourrait se laisser aller à rester à terre, à raz de sol, le nez et le cœur dans les poussières de sa vie passée, écrasé par son mal-être et rongé par la culpabilité. Mais ce serait compter sans  la petite flammèche qui vacille encore en lui. Voici que l’ange, l’envoyé de l’Eternel, lui murmure à l’oreille : « Lève-toi et mange… »&lt;br /&gt;Elie n’a plus faim de rien,  Elie, au désert, n’a plus de désir, mais demeure, tout de même, dans un replis de son âme, une petite lueur de confiance. Alors, Elie écoute la voix de l’ange et mange la galette mystérieusement déposée à son chevet.  Mais… se recouche !&lt;br /&gt;Elie n’a pas compris, il n’est pas encore « éveillé » ! Alors l’ange revient à la charge : « Lève-toi et mange, car autrement, le chemin serait trop long pour toi… »&lt;br /&gt;Précieuse injonction de l’envoyé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, toute vie spirituelle inévitablement confrontée un jour ou l’autre au « désert », au « non désir » passe par une décision : « Lève-toi ! » Autrement dit, quelle qu’ait été jusqu’à présent ton existence, quelles que soient tes blessures, décide-toi à vivre ! Malgré tout ! Jésus dira au paralytique : « Prend ton grabat ! » Autrement dit, ose prendre à pleine main la mauvaise civière où gîssent tes faiblesses, tes fragilités, tes blessures. Ose  porter le poids de ta vie, ose te supporter, ose surtout te laisser porter par un Autre...&lt;br /&gt;Oui, « Lève-toi », profite de ce temps béni du carême pour te relever, car ce n’est que lorsque tu auras décidé toi-même de te mettre debout, en marche, en chemin, en « itinérance », en exode fécond, que l’Eternel pourra venir pétrir la pauvre farine de ta vie pour en faire le pain savoureux de ta résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Lève-toi » car le voici Celui qui vient, sur tes sommeils, ouvrir les volets du matin de Pâques.&lt;br /&gt;« Lève-toi » car le voici Celui qui vient raviver la faim d’avoir faim et la soif d’avoir soif.&lt;br /&gt;« Lève-toi » car le voici Celui qui, au travers du « bruissement d’un souffle ténu », vient te murmurer à l’oreille du coeur : « Tu as du prix à mes yeux… »Oui, « Lève-toi, et mange » car le voici le Maître du désir qui fera pour toi « toutes choses nouvelles !»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-8456702319228322317?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/8456702319228322317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=8456702319228322317&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8456702319228322317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/8456702319228322317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/03/careme-leve-toi-et-mange.html' title='Carême: Lève-toi et mange !'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-6547863732711362571</id><published>2009-01-29T13:50:00.011+01:00</published><updated>2009-02-02T18:45:20.929+01:00</updated><title type='text'>Troublé, choqué...</title><content type='html'>L'affaire de la levée de l'excommunication des 4 évêques schismatiques intégristes suscite une profonde vague d'indignation dans l 'Eglise catholique. Elle heurte aussi bon nombre d'observateurs de l'Eglise, d'hommes et de femmes de toutes convictions, valeurs... Elle blesse nos aînés dans la foi que sont nos amis juifs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je suis choqué, troublé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;D'abord en tant que journaliste:&lt;/span&gt; comment une grande institution mondiale comme l'Eglise catholique peut-elle annoncer cette levée de l'excommunication deux jours après que l'un des 4 évêques ait proféré sur une chaîne de télévision des propos révisionnistes abjectes, niant clairement l'extermination des juifs dans les chambres à gaz nazies ? L'information était connue, la vidéo circulait sur internet. Et le Vatican à continué sa route comme si de rien n'était, comme si Rome n'avait pas accès au médias... Un tel dysfontionnement dans  les services de communication et d'information de l'Eglise est difficilement  croyable en 2009, choquant, troublant, donnant l'image d'un univers romain refermé dans une bulle, littéralement coupé du monde... Et cela, même si (il ne faut pas être dupe), les propos écoeurants de Richard Williamson, sont sans doute le fruit d'un "calcul" : faire exploser, au moment même où l'information romaine sort,  une "bombe médiatique" pour casser dans l'oeuf toute vélleité de rapprochement... et d'éventuelle réconciliation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Je suis également choqué en tant que diacre&lt;/span&gt;, solidaire du clergé auquel mon ordination me fait appartenir. On ne peut pas reprocher au Pape, ministre suprême de l'unité, de tout faire pour refaire l'unité. Ceux qui osent laisser entendre que Benoît XVI pourrait, d'une quelconque manière, être en accord avec les thèses révisionnistes, se moquent tout simplement du monde ! On peut ne pas être d'accord avec tout ce que dit le Pape actuel, mais le faire passer pour un allier des officines révisionistes est tout aussi écoeurant. Le Pape cherche la réconciliation, qui pourrait lui reprocher ce projet ? Le problème, c'est que pour se réconcilier, il faut être deux ! On a beaucoup évoqué l'évangile dit du "Fils prodigue". Mais relisons cette parabole: le fils fautif revient vers son père et commence par lui demander pardon. Il se sent indigne. Avons-nous entendu un repentir sincère dans la bouches des responsables intégristes ? Ont-ils fait un geste pour reconnaître le Concile, tout le Concile ?&lt;br /&gt;Il semble qu'en ce domaine, leur route soit encore longue: la formule alambiquée de Mgr Fellay consistant à dire "Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu'à Vatican II, au sujet duquel nous émettons des réserves" est loin d'être claire... Ne faisons pas injure à l'espérance mais restons lucide : si une part des "fidèles" intégrisants est prête à revenir dans le giron de l'Eglise après avoir reconnu ses erreurs, une autre part reste campée dans une conception totalement éloignée de l'esprit et de la lettre de Vatican II: à longueur d'homélies, ce Concile est présenté comme la cause de tous les maux, le travail oecuménique rejeté, le décret sur la liberté religieuse vilipendé... L'affaire ne porte pas, loin s'en faut, sur les seules questions liturgiques. Le "divorce" est, depuis des années, bien plus fondamental et lourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rome veut ouvrir la porte à des brebis égarées dont une part - y compris des évêques et des prêtres -  refuse toujours de faire  amende honorable; certains ayant même carrément tendance depuis quelques jours à savourer, sans retenue, une forme de "victoire".&lt;br /&gt;Rome ouvre cette porte sans faire grand cas de la collégialité (une fois encore, les évêques ont été mis devant le fait accomplis, sans aucune forme de concertation... et nombre d'entre eux, en France notamment, sont choqués par la méthode, qui, sur ce dossier, à une fâcheuse tendance à devenir habituelle !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Prenons garde que cette porte ouverte, d'autres chrétiens, fidèles au Concile, engagés corps et âmes dans l'Eglise depuis de longues années, généreux et  donnés, ne se la prennent en pleine figure !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je songe à des laïcs, hommes et femmes, à des amis religieux ou religieuses, à des théologiens, des moralistes... Je songe aussi à quantité de prêtres et de diacres qui ont tout donné de leur vie pour cette Eglise conciliaire, résolument ouverte au dialogue avec le monde moderne. Car on n'évangélise pas une société et un monde que l'on déteste ! Et on se trompe lorsque l''on érige -non sans arrières-pensées politiques -  le christianisme en simple"contre-culture"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette "ouverture" aux intégristes (ne parlons pas encore de "réintégration" car, effectivement, ce n'est pas encore le cas) , pourrait, sans mise au point urgente sonner dans le coeur de beaucoup comme une forme de  désavoeu.&lt;br /&gt;Le Pape, devant la tempête médiatique qu'a déclenché sa décision solitaire, a dénoncé clairement et sans ambiguïté toute collusion avec le négationisme.&lt;br /&gt;Mais l'Eglise catholique doit encore faire bien  davantage pour ne pas donner le sentiment de ne pas écouter le Peuple de Dieu dont la réaction doit être entendue. Pour ne pas donner le sentiment que certains peuvent être écoutés et entendus, alors que d'autres continuent d'être rejetés...&lt;br /&gt;Oui à la réconciliation, mais pas au prix - exorbitant - de l'éclatement de la communion...&lt;br /&gt;Oui, à la "porte ouverte" mais pas pour laisser sortir du même mouvement tant de "bons et fidèles serviteurs" troublés et choqués..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'autre portes à ouvrir dans l'Eglise,  urgentes : celle d'un véritable dialogue oecuménique, celle de la place des femmes dans les lieux de décision, celle relative à l'immense souffrance des divorcés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le diacre journaliste (ou le journaliste diacre !) que je suis a aujourd'hui mal à son Eglise. La communion et la fidélité n'empêche pas le débat face à une décision plus que troublante...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-6547863732711362571?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/6547863732711362571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=6547863732711362571&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6547863732711362571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6547863732711362571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/01/trouble-choque.html' title='Troublé, choqué...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4103119833303514972</id><published>2009-01-21T11:34:00.003+01:00</published><updated>2009-01-21T11:38:27.372+01:00</updated><title type='text'>La citation du jour...</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;J'ai enlevé beaucoup de choses de ma vie et Dieu s'est rapproché pour voir&lt;br /&gt;ce qui se passait...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Christian Bobin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4103119833303514972?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4103119833303514972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4103119833303514972&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4103119833303514972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4103119833303514972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/01/la-citation-du-jour.html' title='La citation du jour...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-3379685374556211807</id><published>2009-01-21T11:24:00.000+01:00</published><updated>2009-01-21T11:25:35.750+01:00</updated><title type='text'>Méditation sur le 2ème dimanche du temps ordinaire (B)</title><content type='html'>« Que cherches-tu ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première parole prononcée par le Christ dans l’évangile de Jean est une question : « Que cherchez-vous ? » Cette interrogation, Jésus nous la formule encore aujourd’hui : « Que cherches-tu ? » Autrement dit, « quel sens souhaites-tu donner à ta vie ? » Comme les disciples, nous avons le brûlant désir de découvrir où « habite » Jésus, à quelle « adresse » nous pouvons rencontrer le Seigneur, comment trouver Dieu dans nos vies ?&lt;br /&gt;Les lectures de ce dimanche nous donnent quelques indications précieuses pour notre quête spirituelle.&lt;br /&gt;Il y a d’abord le jeune Samuel qui dors dans le Temple dont il sert habituellement le prêtre. Son « sommeil » est un peu celui de tout croyant engourdis par les pesanteurs de la vie quotidienne. Ce n’est pas un hasard si c’est « de nuit » que Dieu vient lui parler, comme pour signifier – première indication – que celui qui souhaite suivre le Seigneur doit se « réveiller », se « lever », sortir de sa torpeur. Le récit nous montre ensuite qu’il faut à Samuel l’aide du prêtre pour découvrir « qui » lui parle mystérieusement ainsi. Dans toute vie spirituelle, nous avons besoin –seconde indication – d’être accompagné, guidé par un aîné dans la foi.&lt;br /&gt;L’évangile nous donne une troisième indication : Jésus ne dit pas « viens et vois » mais « venez et voyez ». Il précise ainsi que la marche vers sa « demeure » est une aventure communautaire. C’est avec l’Eglise que nous marchons vers le Christ. Un Christ – autre indication – dont « l’adresse » n’est pas lointaine, mais toute proche, car, comme nous le rappelle Paul :  Nous sommes «  le Temple de l’Esprit ». « Où cours-tu donc, le ciel est en toi ! » écrivait Silésius, un grand mystique du XVIIème siècle…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-3379685374556211807?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/3379685374556211807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=3379685374556211807&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3379685374556211807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3379685374556211807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/01/mditation-sur-le-2me-dimanche-du-temps.html' title='Méditation sur le 2ème dimanche du temps ordinaire (B)'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-6883796429962350482</id><published>2009-01-05T12:18:00.001+01:00</published><updated>2009-01-05T12:20:13.229+01:00</updated><title type='text'>Tenter d'y voir clair...</title><content type='html'>« Qu’est-ce donc qu’un idéal ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, la fin de l’année nous prend par surprise : 2009 ? Fichtre ! Déjà ?&lt;br /&gt;Et cet étrange sentiment que 2008 nous a littéralement filé entre les doigts !&lt;br /&gt;Toutes et tous, nous vivons avec cette conscience vive d’être inexorablement embarqués sur le grand fleuve du temps. « Nous sommes, un court instant, plongés dans le temps et déjà s’annonce la fin… Quel mystère ! Le temps est la grande énigme de notre existence », m'a confié Jean d’Ormesson lors d'une conversation chaleureuse chez lui, avant Noël.&lt;br /&gt;Paradoxalement, pour calmer un peu la fougue du « cheval-temps » qui piaffe de nous mener, à bride à battue, vers le rebord de notre histoire, il n’est pas inutile de nous retourner – un peu, un peu seulement, car la nostalgie est souvent mauvaise compagne ! – sur le temps écoulé, révolu, ce temps passé dont nous sommes tissés, ce temps d’hier et d’avant hier qui nous a fait ce que nous sommes, et qui nous fera – pour une part – ce que nous deviendrons…&lt;br /&gt;Nous sommes, en effet, le fruit de notre propre histoire. Notre identité s’est forgé, nourrie de ce que nous avons vécu… Nos joies et nos larmes d’hier, nos combats et nos échecs, nos amours et nos désamours, nos bonheurs et nos blessures, les milles et unes rencontres de notre histoire sont la sève qui a fait de nous les arbres que nous sommes dans la haute futaie du temps…&lt;br /&gt;Faire mémoire – en cette période de fin (ou de début !) d’année - du parcours accompli, non pas pour l’ensevelir sous les regrets, mais pour simplement accueillir ce passé tel qu’il est. Lui donner le pardon qu’il attend, panser ses blessures, recoudre ce qu’il y a à recoudre dans la rugueuse toile des jours, lui dire aussi notre reconnaissance pour y puiser les forces de l’avenir.&lt;br /&gt;Faire mémoire de cette année que nous avons tenté de vivre, plus ou moins fidèles à ce qu’on appelait autrefois – mais pourquoi donc ce mot a-t-il été gommé de notre vocabulaire !  – un « idéal ».&lt;br /&gt;Qu’est-ce donc qu’un « idéal » ? Une petite lueur, comme une étoile, qui, toutes affaires cessante, nous pousse, comme les trois « voyageurs » de l’Evangile, à sortir de nous-même, à prendre nuitamment la route dans les obscurités de nos vies, pour aller tenter d’y voir clair.&lt;br /&gt;Oui, « tenter d’y voir clair », en nous, en cette vie, en ce monde.&lt;br /&gt;Tenter d’y voir clair dans l’insondable et bienheureux mystère de se savoir vivant.&lt;br /&gt;Tenter d’y voir clair dans cette vie d’homme ou de femme que nous avons à vivre, contre vents et chagrins.&lt;br /&gt;Tenter d’y voir clair pour offrir un peu de clarté à tant de pénombres en ce monde.&lt;br /&gt;Tenter d’y voir clair ? C’est tout le bonheur que je vous souhaite, amis lecteurs, pour 2009 !&lt;br /&gt;Ensemble, essayons de faire de chaque jour, chaque semaine, chaque mois, de cette nouvelle année, un sentier de clarté. En nous et autour de nous…&lt;br /&gt;Osons cette mise en route, cette « sortie de soi » qui, un soir peut-être, sur le  bord du chemin, nous fera nous agenouiller enfin, fourbus mais heureux, devant la divine clarté,  mystérieuse épiphanie de l’éternité dans la fugacité du temps…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-6883796429962350482?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/6883796429962350482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=6883796429962350482&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6883796429962350482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/6883796429962350482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/01/tenter-dy-voir-clair.html' title='Tenter d&apos;y voir clair...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7614004787259154722</id><published>2009-01-05T12:08:00.001+01:00</published><updated>2009-01-05T12:12:48.326+01:00</updated><title type='text'>Epiphanie....</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Saisissant agenouillement…&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré sa puissance, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Hérode&lt;/span&gt; s’inquiète : lorsque  les mages venus d’Orient – sans doutes de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Babylone&lt;/span&gt; ou de Perse – atteignent &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Jérusalem&lt;/span&gt;, ils cherchent le « roi des juifs qui vient de naître ». &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Hérode&lt;/span&gt; sait que les juifs attendent toujours un « roi » selon leur cœur et leur foi, non pas un puissant qui (comme lui) ne pense &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;qu&lt;/span&gt;’à s’enrichir et à « collaborer » avec l’occupant romain, mais un chef désintéressé qui, au nom du Très Haut, instaurera le bonheur et la paix. La vieille promesse révélée par le prophète &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Natan&lt;/span&gt; au jeune roi &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;David&lt;/span&gt; vers l’an 1.000 avant &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;J.C&lt;/span&gt;. est dans toute les mémoires : la dynastie de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;David&lt;/span&gt; régnera sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Jérusalem&lt;/span&gt; à tout jamais. Or, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Hérode&lt;/span&gt; n’est pas un descendant de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;David&lt;/span&gt;, il n’est même pas né à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Bethléem&lt;/span&gt;. Il craint  donc la rumeur selon laquelle un enfant, lointain descendant de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;David&lt;/span&gt;, vient de voir le jour à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Bethléem&lt;/span&gt; ; et déjà, il fomente le  projet de l’éliminer.&lt;br /&gt;Dès le premier souffle de Jésus, les forces du mal sont à l’œuvre. Parmi les trois cadeaux offerts par les astrologues, la myrrhe annonce déjà la Passion : cette résine aromatique, fournie par le balsamier, servait en effet à … embaumer les morts ! Dans cette scène saisissante de l’agenouillement des mages devant l’enfant, la symbolique se met en place : en offrant l’or, ces voyageurs « païens » vénèrent la royauté ; en faisant brûler l’encens qui monte vers le ciel, ils s’inclinent devant la divinité ; et en présentant la myrrhe, ils annoncent déjà que cette divine royauté sera bafouée, transpercée, crucifiée par la folie des hommes…&lt;br /&gt;Ce combat entre la nuit et la lumière, se rejoue à chaque instant en nous : &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;laisserons-nous&lt;/span&gt; naître et respirer en notre coeur l’enfant de la promesse, ou bien aurons-nous peur pour notre « royaume », notre puissance, notre confort ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7614004787259154722?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7614004787259154722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7614004787259154722&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7614004787259154722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7614004787259154722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2009/01/epiphanie.html' title='Epiphanie....'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-3854059805798442968</id><published>2008-12-23T16:01:00.002+01:00</published><updated>2008-12-23T16:05:32.052+01:00</updated><title type='text'>Homélie pour un soir de Noël</title><content type='html'>Noël. Messe de la Nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici, Frères et Sœurs, venu rejoindre, dans la nuit et le froid, cette vieille église pour faire mémoire d’un très vieil anniversaire, celui de la naissance d’un enfant venu au monde, dans des conditions obscures en Palestine, il y a plus de 2.000 ans !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il que nous soyons fou !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi, en effet, la naissance de ce Jésus peut-il avoir une quelconque importance dans notre vie d’aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela n’est-il pas qu’un joyeux folklore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis-je, chers amis, vous redire, en ce soir de Noël, deux ou trois convictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première, c’est que si, effectivement, nous ne faisions de Noël que la célébration d’un « anniversaire », nous ferions, à coup sûr, fausse route !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël n’est pas une « commémoration du souvenir », nous ne sommes pas venu ici ce soir déposer « une gerbe à l’enfant inconnu » ! Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de croire que cet enfant nous est encore à naître !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit de croire que le Dieu de toutes les tendresses ne vient jamais du passé, mais toujours de l’avenir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui la conviction que je voudrais vous faire partager ce soir - qui est la conviction, la foi de toute l’Eglise - c’est que la venue du Christ ne se conjugue jamais au passé, mais toujours au présent et au futur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu, c’est à dire l’amour absolu, vient naître encore aujourd’hui dans notre vie, pour peu que nous ne lui claquions pas la porte au nez comme l’aubergiste de l’Evangile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyable vérité de Noël : voici que le « Tout puissant », le « Créateur du ciel et de la terre » vient habiter notre fragilité humaine, voici que le « Très Haut » vient se faire « Très Bas », tout petit… Dieu qui se donne à l’homme.&lt;br /&gt;Mystère incroyable d’un Dieu qui choisit librement de se faire fragile, se donner entre nos mains humaines…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « cœur du cœur » de la foi chrétienne, c’est que Dieu est Amour, qu’il n’est qu’amour et que chacune et chacun d’entre nous, nous sommes la « crèche » où il demande à naître !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu s’est fait homme afin que nous nous fassions Dieu », dit, avec force, un Père de l’Eglise. Or, si Dieu est amour, il s’est fait homme pour que nous nous fassions amour, à notre tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimer, notre seule véritable vocations sur cette terre ! Voici la seule vérité de Noël…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, la fantastique bonne nouvelle de Noël, c’est que l’Amour vient habiter en nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En choisissant de se faire homme, Dieu choisit délibérément de vivre les questions de l’homme, les douleurs de l’homme, les amours et les angoisses de l’homme, les pleurs et les blessures de l’homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu n’est pas « au-dessus » de nous, « devant nous », « contre nous », mais Dieu est désormais « avec nous ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’ailleurs très exactement son nom, « Emmanuel », qui veut bien dire : « Dieu avec nous », désormais à chaque instant présent dans nos vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici que désormais, au cœur de toutes nos obscurités, une lueur brille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ils sont tout à fait certain qu’un homme nommé Jésus est bien né il y a 2.000 ans en Palestine, les historiens ne sont pas très sûrs de la date exacte de cette naissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, les premiers chrétiens fêtaient surtout Pâques. C’est au début de 4ème siècle que le Pape Sylvestre 1er (qui a laissé son nom à la nuit de la saint Sylvestre !) incita les chrétiens de Rome à célébrer la Nativité le 25 décembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On choisit alors la date d’une fête païenne pour la christianiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans certains peuples anciens de l’hémisphère Nord, la coutume était de fêter les deux solstices :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- celui de l’été, où la durée du jour commence à reculer face à la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- celui de l’hiver où, au contraire, c’est le jour qui commence à prendre le pas sur la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merveilleux symbole pour expliquer aux croyants que le Christ est comme une aube venant éclairer notre nuit humaine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, Frères et Sœurs, je vous souhaite d’ouvrir votre porte à cette lumière, je vous souhaite de laisser l’Amour venir naître dans l’auberge de votre cœur. Et même si cette « auberge intérieure » n’est pas, à vos yeux, très présentable, soyez certains que Dieu a choisi d’en faire son Royaume ! C’est cela la foi chrétienne : laisser l’amour nous envahir comme le plus fabuleux des cadeaux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est courte, Frères et Sœurs, mais, malgré les blessures de toutes sortes, elle peut être belle si nous prenons le temps de laisser naître l’amour en nous et autour de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet amour, osez vous le redire : entre mari et femme, entre parents et enfants, entre grands parents et petits enfants, entre amis, entre collègue…&lt;br /&gt;Cet amour, osez le donner à celles et ceux qui en ont le plus besoin ce soir : les malades, les chômeurs, les « blessés de l’amour », les désespérés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël, c’est Dieu qui est là, en nous, et qui attend que nous le mettions au monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël, c’est Dieu qui est là, en nous, et qui attend notre propre naissance à l’Amour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que la tendresse de Dieu qui vient naître dans votre vie soit pour vous toutes et vous tous, ce soir, source d’une grande joie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-3854059805798442968?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/3854059805798442968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=3854059805798442968&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3854059805798442968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3854059805798442968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/homlie-pour-un-soir-de-nol.html' title='Homélie pour un soir de Noël'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-860883959623694539</id><published>2008-12-23T15:54:00.003+01:00</published><updated>2008-12-23T15:57:45.621+01:00</updated><title type='text'>Meilleurs Voeux</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SVD8TSafA3I/AAAAAAAAABM/W7BPcCqObtg/s1600-h/~1056405.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282999771196228466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 309px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SVD8TSafA3I/AAAAAAAAABM/W7BPcCqObtg/s400/~1056405.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Recevez mes voeux fraternels. Que la divine espérance vienne en vos coeurs. Que le Dieu de toute tendresse vous bénisse, vous et celles et ceux que vous aimez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous sur ce blog, en 2009, dès le 5 janvier...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-860883959623694539?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/860883959623694539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=860883959623694539&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/860883959623694539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/860883959623694539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/meilleurs-voeux.html' title='Meilleurs Voeux'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SVD8TSafA3I/AAAAAAAAABM/W7BPcCqObtg/s72-c/~1056405.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-5967529922935513573</id><published>2008-12-22T09:05:00.002+01:00</published><updated>2008-12-22T09:07:57.996+01:00</updated><title type='text'>La citation du jour...</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Ne te laisse pas aller à la tristesse et ne t'abandonne pas aux idées&lt;br /&gt;noires. La joie du coeur, voilà la vie de l'homme, la gaîté, voilà qui prolonge&lt;br /&gt;ses jours...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;L'Ecclésiaste (30,21)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-5967529922935513573?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/5967529922935513573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=5967529922935513573&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5967529922935513573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/5967529922935513573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/la-citation-du-jour_22.html' title='La citation du jour...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4789160389325537170</id><published>2008-12-22T08:55:00.003+01:00</published><updated>2008-12-22T09:03:16.045+01:00</updated><title type='text'>Préférer la paille aux paillettes !</title><content type='html'>Un joli poème que m'envoie mon amie Francine Carrillo, pasteure protestante à Genève, écrivain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Noël 2008&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Elle ne dira jamais qu'une chose,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;la parole blottie dans ce regard de tout-petit&lt;br /&gt;Il faudrait pour l'entendre&lt;br /&gt;s'asseoir à même la terre battue&lt;br /&gt;élire en soi le silence&lt;br /&gt;préférer la paille aux paillettes&lt;br /&gt;aller toujours vers le simple&lt;br /&gt;La fête est là dans ce visage &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;qui nous délivre de nos masques&lt;br /&gt;et nous ouvre à l'évidence &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;que la vie est signée d'une promesse&lt;br /&gt;ce qui est à-venir est plus grand que ce qui a été&lt;br /&gt;ce qui doit nous occuper n'est pas ce qui a cessé d'être&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;mais ce qui demande à naître&lt;br /&gt;Vivre serait ainsi donné de s'attendre chaque jour &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;à un Autre en soi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4789160389325537170?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4789160389325537170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4789160389325537170&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4789160389325537170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4789160389325537170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/un-pome.html' title='Préférer la paille aux paillettes !'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4026930412814817722</id><published>2008-12-22T08:49:00.000+01:00</published><updated>2008-12-22T08:50:59.363+01:00</updated><title type='text'>Divine gestation...</title><content type='html'>Lorsque, dans nos agendas compulsifs, fait irruption un temps liturgiquement fort, comme l’Avent, nous sommes souvent pris au dépourvu. Comment faire entrer un peu de « verticalité » dans l’horizontalité de notre quotidien?&lt;br /&gt;Soyons honnêtes : surtout dans la période qui précède la fin de l’année, nous ne savons pas toujours comment nous y prendre  pour faire autre chose que ce que nos vies professionnelles, familiales, associatives, ecclésiales requièrent souvent avec force pression…&lt;br /&gt;Mais s’agit-il justement de « faire » ? Sommes-nous appelés à « faire » notre Avent » comme on « ferait » un bon Carême ou une bonne retraite spirituelle ?&lt;br /&gt;Notre société « moderne » élève l’efficacité au rang de religion. La valeur se juge à l’aune de l’hyperactivité. Plus nous sommes débordés et plus nous serions dans le vrai ? Si nous n’y prenons gare, cette manière de « faire » risque fort de déteindre sur notre vie spirituelle ! En « faisant » telle retraite, tels exercices spirituels, en observant scrupuleusement telle ou telle « méthode » de prière, nous serions assurées de gravir un échelon de plus et, à Noël, après quelques 25 jours d’efforts appliqués, de passer dans la classe supérieure ! Allons donc !&lt;br /&gt;Il nous faut d’urgence briser ces mauvaises images : on ne fait pas l’Avent comme on « fait  l’Everest » !&lt;br /&gt;Marie n’a pas « fait » un enfant (détestable expression) ! Depuis l’annonce de l’ange, elle s’est laissé faire par l’Esprit. La seule action de Marie consiste à laisser Dieu grandir en elle. C’est l’enfant qu’elle porte qui, littéralement, la porte…&lt;br /&gt;Et si l’Avent était une secrète invitation à nous laisser faire par l’Esprit. Non pas « faire » davantage, mais tenter « d’être » plus.&lt;br /&gt;L’Avent, temps de repos, de divine gestation, pour laisser, en nos vie, grandir la part de l’Autre…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4026930412814817722?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4026930412814817722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4026930412814817722&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4026930412814817722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4026930412814817722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/divine-gestation.html' title='Divine gestation...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-2182972282603392851</id><published>2008-12-18T09:04:00.000+01:00</published><updated>2008-12-18T09:05:47.868+01:00</updated><title type='text'>La citation du jour</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;"Le Verbe s'est fait chair et les journalistes de ce temps-là n'en ont rien&lt;br /&gt;su !"&lt;br /&gt;Georges Bernanos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-2182972282603392851?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/2182972282603392851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=2182972282603392851&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/2182972282603392851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/2182972282603392851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/la-citation-du-jour.html' title='La citation du jour'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-701273715008557894</id><published>2008-12-18T08:57:00.000+01:00</published><updated>2008-12-18T09:04:25.727+01:00</updated><title type='text'>Joyeuse rumeur...</title><content type='html'>Vivre l'Avent, c'est prendre le temps d'envisager Dieu, le laisser nous offrir son visage, c'est dévisager le monde lourd qui est le nôtre avec au coeur une secrète espérance.&lt;br /&gt;Vivre l'Avent, c'est laisser la rumeur se propager en nous, investir peu à peu les replis de notre âme.&lt;br /&gt;Vivre l'Avent, c'est tout sauf célébrer un anniversaire.&lt;br /&gt;Vivre l'Avent, c'est oser parler de Dieu au futur, ouvrir avec l'enfant de Nazareth, la page de notre avenir.&lt;br /&gt;Vivre l'Avent, c'est dépoussiérer vivement et joyeusement l'étable de notre coeur afin de laisser un peu de place, en nos vies, à la divine Promesse...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-701273715008557894?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/701273715008557894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=701273715008557894&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/701273715008557894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/701273715008557894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/joyeuse-rumeur.html' title='Joyeuse rumeur...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-3691988855778665877</id><published>2008-12-17T17:21:00.000+01:00</published><updated>2008-12-17T17:22:24.493+01:00</updated><title type='text'>Méditation sur le 3ème Dimanche de l'Avent</title><content type='html'>Réapprendre l’attente…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le peuple était en attente… » L’évangéliste Luc insiste : impatients, les juifs espèrent la venue rapide d’un libérateur qui les délivrera de l’envahisseur romain. Certains veulent voir en Jean, surnommé « Le Baptiste », ce chef de la résistance tant attendu. Mais lui les détrompe : il n’est pas le Messie annoncé par les prophètes, juste un « précurseur » qui vient « préparer les chemins du Seigneur ».&lt;br /&gt;Son rôle ? Annoncer un sauveur qui ne correspondra pas forcément aux attentes immédiates du peuple, préparer les cœurs à la venue, non pas d’un chef de guerre, mais d’un Christ pour qui la libération urgente est d’abord de nature spirituelle.&lt;br /&gt;Une invitation qui vaut pour nous aujourd’hui. Dans notre vie quotidienne moderne, nous sommes de plus en plus habitués à obtenir immédiatement des réponses à nos attentes. C’est le règne du « tout, tout de suite », du « 48h chrono » ! Nos correspondants doivent impérativement nous répondre à la seconde via leur téléphone portable… Prenons garde que ce culte moderne de l’immédiateté ne déteigne sur notre vie de foi : la vie spirituelle, en effet, n’est pas une sorte de « fast food » où Dieu répondrait immédiatement, et comme nous le voulons, à nos désirs. A l’image de Marie, faisons de l’Avent une école de l’attente et de l’abandon entre les mains du Très Haut… Laissons le Seigneur venir naître en nous, non pas selon nos projets, mais à Son rythme et  selon Son désir…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-3691988855778665877?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/3691988855778665877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=3691988855778665877&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3691988855778665877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/3691988855778665877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/mditation-sur-le-3me-dimanche-de-lavent.html' title='Méditation sur le 3ème Dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-7468926686172295671</id><published>2008-12-17T17:03:00.000+01:00</published><updated>2008-12-17T17:44:42.454+01:00</updated><title type='text'>La citation du jour...</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;La joie,&lt;br /&gt;qui peut demeurer toute légère,&lt;br /&gt;est le fruit de l'Esprit en&lt;br /&gt;nous.&lt;br /&gt;La joie s'émerveille.&lt;br /&gt;Elle donne de découvrir&lt;br /&gt;des éveils&lt;br /&gt;poétiques&lt;br /&gt;en chaque saison,&lt;br /&gt;aux jours de pleine lumière&lt;br /&gt;comme dans les&lt;br /&gt;nuits glacées de l'hiver...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frère Roger, de Taizé&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-7468926686172295671?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/7468926686172295671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=7468926686172295671&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7468926686172295671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/7468926686172295671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/la-joie-qui-peut-demeurer-toute-lgre.html' title='La citation du jour...'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-625238116657412759.post-4093567209445469302</id><published>2008-12-17T16:02:00.000+01:00</published><updated>2008-12-17T17:10:53.132+01:00</updated><title type='text'>En marche vers Noël</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Avent,&lt;br /&gt;patiente marche vers l’éveil…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Homme, éveille-toi : pour toi, Dieu s’est fait homme. Réveille-toi, ô toi qui dors… »&lt;br /&gt;Dans un vibrant sermon de Noël, Saint Augustin invite son auditoire à sortir du sommeil. La vie chrétienne, en effet, est une longue et patiente marche vers l’éveil. C’est de nuit que l’enfant de la Promesse offre son premier souffle à l’ humanité. C’est au cours d’une mauvaise « nuit » de plein jour que, sur la croix, le Christ aux outrages rend son dernier souffle. Entre l’aube de la nativité et l’aurore du matin Pâques, une vie est à mener sur des sentiers de clair-obscur.&lt;br /&gt;Quelques éblouissements peut-être, une bonne brassée de doute sûrement, et un patient dialogue, sans cesse à reprendre, avec l’Eternel : voici l’humaine traversée spirituelle qui s’offre à tant et tant de chercheurs de Dieu. « La foi ? C’est vingt-quatre heures de doute moins une minute d’espérance » écrivait Bernanos.&lt;br /&gt;L’Avent qui s’offre à nous est ce temps béni où il nous faut mettre au monde - souvent malgré le monde - , cette toute petite minute d’espérance. Car c’est la nuit qu’il est bel et bon de croire à la lumière.&lt;br /&gt;L’Avent a le tranchant du ciseau à bois qui vient nous creuser l’âme pour en faire un berceau.&lt;br /&gt;L’Avent donne soudain à l’attente ce doux goût de miel de la naissance annoncée.&lt;br /&gt;Voici l’Avent qui vient, sans crier gare, bousculer notre temps, secouer nos torpeurs, tenter, vaille que vaille, de nous remettre en marche sous l’éclat d’une étoile.&lt;br /&gt;Voici que déjà se profile la grande nuit de Noël, « l’immense nuit des origines » où Dieu, descendu de son ciel, vient, à raz de terre, dans une mauvaise étable, prendre chair et respirer du souffle d’un nourrisson fragile.&lt;br /&gt;Voici la grande nuit qui, de son incomparable éclat, va chasser toutes nos obscurités. Lumineuse nuit de l’incarnation, de la « mise en chair » du Fils de l’homme qui, sous nos yeux ébahis, « s’envisage », prend mystérieusement figure humaine, devient « sainte face » pour, au plus près, au plus vrai, poser son regard de tendresse sur nos failles et toutes nos misérables « pailles »…&lt;br /&gt;Vertigineuse minute où, dans le corps et le cœur d’une femme, l’Espérance prend naissance. Marie prend sur son sein son tout-petit mais c’est Dieu le « Tout-aimant » qui prend l’humanité dans ses bras !&lt;br /&gt;Cette douce nuit de Noël, effraction de l’Esprit dans nos horizontalités embourbées, il nous faut la préparer. Oh, il ne s’agit pas de se lancer dans une activité fébrile, serait-elle « spirituelle », mais bien plutôt de se « laisser faire », de laisser l’Esprit nous indiquer le sens de notre existence en nous murmurant à l’oreille : « Que fais-tu de ta vie ? ».&lt;br /&gt;Noël sera Noël si chacune et chacun, nous osons enfin prendre le temps de l’agenouillement devant le Fils, la Fille de Dieu qui, en nous, tente de naître.&lt;br /&gt;Noël sera Noël s’il y a en notre étable intérieure un peu de place pour que vienne y accoucher la divine Espérance. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/625238116657412759-4093567209445469302?l=bertrandrevillion.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/feeds/4093567209445469302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=625238116657412759&amp;postID=4093567209445469302&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4093567209445469302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/625238116657412759/posts/default/4093567209445469302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bertrandrevillion.blogspot.com/2008/12/avent-patient-marche-vers-lveil-homme.html' title='En marche vers Noël'/><author><name>Bertrand Révillion</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08621391672341240454</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_EOS5hi-8d6s/SUkLk6G8VoI/AAAAAAAAAAM/uesahCPuno8/S220/40Z-72.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
